Alain Turcotte
Le Nouvelliste
Alain Turcotte

Toujours là pour vous

La COVID-19 nous frappe de plein fouet. Les fermetures se multiplient, les demandes d’assurance-emploi aussi. Le Nouvelliste n’a pas échappé cette semaine à la tempête en étant obligé d’interrompre temporairement la livraison de ses éditions papier du lundi au vendredi. Une première en 100 ans.

Le papier n’est pas mort pour autant. Vous avez entre les mains une édition du samedi différente. La raison est simple: nous avons choisi de donner une nouvelle signature à cette édition du week-end. Nous sommes persuadés que cette lecture livrée le samedi va durer toute la semaine!

Elle contient des contenus de fond, des chroniques, des reportages variés, et notre MAG, dont une section pour les enfants. Sans compter nos nombreuses pages de jeux, car nous savons que vous avez plus de temps en ces temps de confinement. Une édition plus proche du magazine que du journal quotidien.

Ce virage ne faisait pas partie de notre plan de match à court terme, mais il s’est vite imposé avec la crise de la COVID-19 et la chute draconienne des revenus publicitaires qu’elle a provoquée. En organisation agile, nous avons réagi rapidement, comme le commandaient les événements. Nous ne sommes pas les seuls, ce sont les médias du monde entier qui sont fortement ébranlés.

Nous connaissons l’impact de la suspension des éditions imprimées sur nos abonnés, et nous en sommes désolés. Mais nous avons dû procéder dans l’urgence pour protéger notre organisation. Nous nous engageons à revenir vers vous, chers abonnés, le plus rapidement possible. Nous vous remercions de démontrer autant de compréhension et de patience.

Plusieurs de nos abonnés avaient l’habitude de nous lire sur l’édition numérique intégrale de l’imprimé (PressReader). Cette édition est disparue en même temps que notre version papier de semaine.

À compter de lundi, nos abonnés recevront à nouveau dans leur courriel une édition quotidienne virtuelle, présentée dans le format traditionnel. Cette édition sera quelque peu différente, allégée, et constituée uniquement de reportages d’information.

En attendant un retour plus normal des choses, Le Nouvelliste continue plus que jamais à vous informer: tous les jours sur notre tablette du matin et sur notre site web lenouvelliste.ca. Les habitués de notre tablette remarqueront l’apparition de quelques nouveautés, dont les avis de décès, l’horoscope et des capsules pour enfants en collaboration avec Télé-Québec. Vous pouvez également vous abonner à nos infolettres, envoyés matin et soir, pour ne rien rater des manchettes de l’actualité.

Évidemment, le coronavirus occupe (malheureusement) une grande place de l’espace rédactionnel de cette version magazine du samedi. On y retrouve les dernières nouvelles, mais surtout des reportages qui vous aideront à mieux comprendre les impacts de la crise actuelle. Vos chroniqueurs habituels sont évidemment de la partie, de la plume sensible d’Isabelle Légaré à la griffe aiguisée de Jean-Marc Beaudoin en passant par la touche sportive de Steve Turcotte et l’analyse implacable de notre éditorialiste Martin Francoeur. À ces traditionnelles références s’ajoutent aussi des chroniques de notre grande famille de la Coopérative nationale de l’information indépendante.

Certes, nous traversons des moments difficiles et le mot solidarité est assurément celui qui nous permettra d’en arriver enfin à des jours meilleurs. En espérant cette sortie de crise, notre plus grand souhait est de bénéficier de la force de notre réseau et de l’expérience de nos journalistes pour continuer de vous offrir une information de qualité. Il s’agit même d’un service essentiel en cette période trouble où les fausses informations sont à la fois nombreuses et dangereuses.

Oui, les temps sont durs et certaines décisions peuvent déplaire. C’est normal et on travaille actuellement sans relâche, dans le tourbillon qui nous afflige tous, pour répondre le plus rapidement possible à vos interrogations. Mais une chose est sûre: avec l’aide des gouvernements et l’appui des communautés, on ne vous lâchera pas. On vous demande juste une chose en retour: ne nous lâchez pas.