Le centre communautaire de Louiseville a été fermé en septembre, forçant ses locataires à quitter les lieux.

Toujours à la recherche d’un lieu unique pour le centre communautaire de Louiseville

LOUISEVILLE — Même si tous les organismes communautaires autrefois hébergés par le centre communautaire de Louiseville ont trouvé un nouveau toit, la Corporation de développement communautaire de la MRC de Maskinongé poursuit son travail afin de doter le milieu d’un lieu unique.

Le Centre d’action bénévole de la MRC de Maskinongé, le Transport adapté du comté de Maskinongé, l’Association des personnes handicapées du comté de Maskinongé, le Travail de rue communautaire de la MRC de Maskinongé, Équijustice Maskinongé, le Centre des femmes l’Héritage et l’Entre-aide de Louiseville ont tous été évacués en septembre à la suite de la fermeture du centre communautaire. Cette bâtisse est fermée en raison de la présence de fissures dans sa structure. Mais en quittant de force le centre communautaire, les organismes ont perdu plus qu’un local, affirme Nadia Cardin.

«On n’est plus dans l’urgence, mais un centre communautaire est un milieu de vie. Sans centre communautaire, on n’a plus de grande salle pour organiser des événements, des activités sportives. Un centre communautaire, c’est plus qu’une bâtisse. C’est un milieu qui appartient à tous et ça permet la concertation et le partenariat entre les groupes communautaires. Tous les organismes sont d’accord pour avoir un centre communautaire», raconte la coordonnatrice de la CDC.

Selon Mme Cardin, le principal défi du projet est de trouver un terrain à Louiseville pour bâtir un centre ou de repérer une bâtisse suffisamment grande pour accueillir ces groupes communautaires. La CDC désire garder le centre communautaire au cœur de Louiseville. Voilà pourquoi les discussions se poursuivent avec la Commission scolaire du Chemin-du-Roy. Des locaux de l’école Panneton pourraient être occupés par ces organismes.

Le dossier est toujours en analyse à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, confirme Anne-Marie Bellerose, conseillère en communication.

«Le dossier chemine. Et il y a une ouverture de la commission scolaire par rapport à ce dossier», dit la porte-parole.

Toutes ces démarches se déroulent, alors que l’avenir de l’actuel centre communautaire est inconnu. Des analyses du sol du centre communautaire de Louiseville doivent être effectuées au cours des prochains jours. Les ingénieurs veulent attendre la période de dégel afin de vérifier si le sol a bougé ou non.

«Les ingénieurs vont nous dire combien ça va coûter pour réparer la bâtisse, si ça se répare. Il faut aussi compter 300 000 $ en dommages de plus causés par le feu (à la fin du mois de mars)», raconte le maire, Yvon Deshaies, qui ignore quand le résultat de cette étude sera déposé à l’hôtel de ville.

Le centre communautaire accueillait 17 locataires qui ne sont pas tous des organismes communautaires. Certains locaux étaient loués par des associations de bénévoles ou par des organismes qui relèvent de la Ville de Louiseville comme la bibliothèque.

Soutien de 30 000 $

Les sept organismes communautaires touchés par l’évacuation d’urgence reçoivent une aide globale de 30 000 $ du gouvernement du Québec. Ce soutien les aidera à éponger une partie des dépenses découlant de cette situation.

Ces organismes sont réunis au sein du programme de soutien aux organismes communautaires. La totalité de la somme sera bientôt répartie entre ces sept organismes qui pourront ainsi payer soit leur déménagement, l’impression de nouvelles cartes professionnelles ou de dépliants, etc.

«Ce sont des frais engagés qui n’étaient pas prévus dans les budgets. On est très content de cette annonce. Ces montants sont les bienvenus», mentionne Mme Cardin.

La nouvelle a été annoncée lundi par le député de Maskinongé, Simon Allaire. Ce dernier souligne l’apport de son gouvernement à poser les gestes nécessaires pour permettre aux organismes de poursuivre leur travail auprès des citoyens de la circonscription.

«J’ai choisi de faire de la politique pour avoir un impact concret dans mon milieu. Je suis donc fier de voir que le travail porte ses fruits», commente par voie de communiqué le député caquiste de Maskinongé.