François-Philippe Champagne

TGF: «C’est un dossier qui avance bien»

TROIS-RIVIÈRES — Selon le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, le projet d’un train à grande fréquence est un dossier qui avance bien, même si le milieu dénonce son absence du budget Morneau.

«On n’a pas besoin de parler de ça dans le budget pour que ça avance. C’est un dossier qui continue. La Banque de l’Infrastructure est là pour donner des conseils. On a déjà mis un milliard de dollars pour acheter les nouvelles locomotives, qui est la condition sine qua non de tout ça, parce qu’on a beau avoir du nouveau rail, ça nous prend des nouvelles locomotives. Et toutes les études continuent. Dans le dernier budget, oui, il y avait eu des sommes, mais c’était pour ces études-là. Mais ça avance», a-t-il commenté.

Et celui-ci donne l’exemple du centre fiscal de Shawinigan pour démontrer que «ça n’a pas besoin d’être dans le budget pour que ça avance». «On va avoir une bâtisse neuve. Et le Parc national de la Mauricie, on a mis plus de 60 millions de dollars alors que ça n’a jamais été dans un budget», se plaît-il à souligner.

Le député fédéral de Saint-Maurice-Champlain est catégorique: «si j’avais un doute que ce projet n’allait pas dans la bonne direction, je le dirais ouvertement».

«Je suis plus à faire et dire que dire et faire. On continue de faire le travail, ça avance bien. J’en ai parlé avec Mme Bellemare pour la rassurer justement à l’effet que ce type d’infrastructure ne se retrouve pas dans les budgets fédéraux. La preuve, c’est que tu ne vois pas de mention de la ligne bleue à Montréal ou du tramway. Dans ces deux dossiers, on a déjà l’argent. Je n’ai pas besoin du budget pour faire avancer ces dossiers-là», poursuit M. Champagne.

Dans le cas du train à grande fréquence, le ministre libéral rappelle qu’il s’agit d’un réseau de transport structurant. «Ça nous permet de faire du développement économique et récréotouristique ainsi que de la mobilité de main-d’oeuvre. C’est un projet qui avance bien», martèle-t-il.

Du même souffle, celui-ci tient à mentionner que ce sont des projets d’une complexité «qui sont souvent sur plusieurs années». «C’est un projet de plusieurs milliards de dollars. Ça n’a rien à voir avec une échéance électorale. Moi, des grands projets d’infrastructures, j’en ai 4700 à travers le Canada. Ça suit le cours normal», indique M. Champagne.

«Des études doivent être faites. Sur un projet comme ça, tu as des consultations à voir, tu as des études environnementales, tu as des études de sol qui doivent être faites, tu as des études au niveau du montage financier. Ça suit son cours. Si je voyais que ce projet n’avançait pas dans la bonne direction, je serais le premier à le dire aux gens de la Mauricie. Mais pour l’instant, toutes les indications que j’ai, et j’ai encore parlé avec le ministre Garneau mercredi, c’est un projet qui avance dans la bonne direction. C’est pour ça que ça ne se retrouve pas dans le budget, parce que ce n’est pas le genre de chose dont on parle nécessairement dans un budget. Bien au contraire, ce projet là continue d’avancer», renchérit-il.

Pour la région, il se réjouit des mesures budgétaires relatives à Internet haute vitesse pour brancher tout le monde d’ici 2030 et celles qui permettent aux aînés de continuer à travailler. Tout comme il relève ces coups de pouce pour soulager les étudiants de leurs intérêts sur les prêts et bourses ou, encore, pour former de la main-d’oeuvre via une nouvelle allocation canadienne en ce sens.

Finalement, le ministre Champagne juge des plus pertinents le crédit accordé pour les voitures électriques, surtout dans la Vallée de l’énergie. «Et le doublement de la taxe sur l’essence, c’est de l’argent direct qui rentre dans les municipalités», a-t-il conclu.