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D’Opitciwan à l’UNESCO

Née d’une mère québécoise et d’un père atikamekw, Karine Awashish a grandi à Opitciwan, un lieu d’où elle partira plusieurs fois, dès son adolescence, afin de mieux revenir avec des idées pour mettre en valeur sa culture autochtone.

Au cours de ses études au Cégep de Trois-Rivières, elle caresse en effet le rêve d’avoir une auberge et commence à se passionner pour le tourisme autochtone. Dans le but de réaliser ses ambitions, elle fait un baccalauréat en administration à l’UQAM et travaillera ensuite un an à Opitciwan et deux ans à Wemotaci dans le milieu de l’éducation où l’on recherchait des autochtones pour enseigner aux enfants. Cette période a permis à Karine Awashish d’approfondir ses liens avec la culture atikamekw et changera quelque peu ses ambitions et ses perspectives.

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Faire le bien un pâté à la fois

Serge Leclerc, bénévole bien connu du milieu sportif régional, pratique un sport extrême, depuis 2012, depuis qu’il a accepté la présidence de la Tablée des nôtres du secteur Grand-Mère et de la campagne de collecte de fonds annuelle des pâtés.

L’homme dirige en effet une véritable armée de bénévoles qui cuisinent des pâtés de viande, au poulet, mexicains, patates-oignons, patates, saumon, pommes et sucre. Les bonnes odeurs créent des files d’attente à la porte numéro 10 de l’église Saint-Paul de Grand-Mère où ils sont vendus au profit de la Tablée des nôtres. Les pâtés génèrent à eux seuls rien de moins que 40 000 $ de revenus nets.

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Garder vivante la flamme de Gentilly

On croirait qu’en assumant la direction d’une des plus grosses résidences pour les aînés de la région, depuis 2002, Lyne Hébert en aurait assez pour s’occuper, mais non. «Je suis une fille de projets et je les vis avec mon cœur. Je suis une passionnée», dit-elle. Même si la Villa Domaine Saint-Grégoire a fait l’objet d’un agrandissement important, il y a quelques mois, Mme Hébert n’a délaissé aucune de ses activités bénévoles, notamment la trésorerie du Carnaval de Gentilly où elle œuvre depuis 21 ans.

Rien ne lui fait plus plaisir que de concocter des événements, avec ses amis, afin de garder vivante la flamme de «son» village, Gentilly, auquel elle porte un profond attachement même s’il est devenu depuis longtemps un secteur de Bécancour.

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Amina Chaffai: Amoureuse de la Mauricie

Pendant 16 ans, elle s’est surtout fait connaître en tant que bras droit de l’ex-ministre Julie Boulet. On lui connaît une apparence assez effacée et discrète, dans le public, mais Amina Chaffai est une personne fort impliquée dans son milieu. En dépit des longues heures que lui exigeait son travail le jour, le soir et les week-ends, elle a en effet trouvé moyen de consacrer du temps à diverses causes, principalement à la Classique internationale de canots de la Mauricie et au Festival international du film de Trois-Rivières. «Je suis un peu hyperactive», confie-t-elle en riant. «Si je regarde la télé, il faut que je tricote en même temps pour m’occuper.»

Amina Chaffai a de qui retenir. Son père, commerçant au Maroc, s’engageait dans sa communauté en commanditant des événements sportifs. Sa mère, elle, était pleinement engagée dans la défense des droits des femmes. C’est dans ce contexte d’altruisme qu’évoluera la jeune Amina jusqu’à son arrivée au Québec, en 1985, pour des études en biophysique. Une entente du Sommet de la francophonie la fait atterrir à l’UQTR. Elle prend alors mari et pays et fonde une famille à Saint-Étienne-des-Grès où elle habite depuis 30 ans. Elle travaillera pour son conjoint pendant quelques années puis créera sa propre boîte de consultation en communications.