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Accueillir le monde entier

Quand elle s’installe à Trois-Rivières, Claire Banville en connaît déjà un bout sur le monde. La Latuquoise d’origine est née de parents immigrants. La famille est italienne — son nom de jeune fille est Villella. Elle fréquente l’école anglaise. Elle se marie, encore jeune. Bientôt, le travail les pousse, elle, son mari et leurs enfants, à aller vivre au Nouveau-Brunswick pendant quelques années.

Les voici donc, finalement, à Trois-Rivières, en 1967. Les Banville y prendront racine. Si la famille s’y plaît, on les a bien avertis de ne pas trop s’approcher du port. Un endroit peu fréquentable et dangereux, prétend-on. Claire Banville en prend bonne note.

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Répondre à l’appel

En 1968, le Québec vit d’importants bouleversements. Le monde de l’éducation n’y échappe pas. C’est l’ouverture des grandes polyvalentes. Jean-Yves Thiboutot, un enseignant de français en début de carrière, inaugurera la polyvalente de la régionale Provencher — celle qui deviendra l’école secondaire Jean-Nicolet.

«C’était tellement grand et personne ne se connaissait», se rappelle-t-il. Le jeune homme de l’époque est loin de se douter que le reste de sa vie sera intimement lié au destin de l’institution où il enseignera jusqu’en 1997 et où il demeure investi, présidant la Fondation de l’école Jean-Nicolet depuis plus de 20 ans.

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La détermination d’une jeune femme engagée

C’est jour de Saint-Valentin chez les Doiron. Les enfants préparent les fruits pour la fondue au chocolat. Une tradition familiale. Ils sont cinq et ont entre onze et seize ans. Les parents rentreront plus tard, après le travail. Maman vient justement de texter. «Est-ce qu’il manque quelque chose?» Des bananes, maman.

La vie à sept chez les Doiron est une routine qui ne semble pas s’accommoder de la banalité. Des dessins au mur. Des instruments de musique un peu partout. Des bricolages. Un bouvier bernois qui accueille vigoureusement la visite. Un désordre ordonné qui laisse supposer le rythme chargé de la maisonnée.

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Soutenir l’école par le bénévolat

Maskinongé — Chaque matin, à 7 h 15, sauf en plein hiver, Ménaïk Bleau part de chez elle et se dirige vers le centre communautaire de Maskinongé. C’est une petite marche de santé d’un peu plus d’un kilomètre. Au fil du chemin, des enfants s’agglutinent autour d’elle et la suivent. Ils sont plusieurs bénévoles comme elle à faire le même manège. Destination: la salle de classe où les attendent les enseignants.

Ce voyage à pied entre la maison et l’école, qui se fait plutôt en voiture quand il neige, assure aux tout-petits un trajet non seulement sécuritaire, mais aussi santé grâce à cette marche vigoureuse et vivifiante. C’est le programme Trottibus de la Société canadienne du cancer.