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Une leader positive

Depuis plus de cinq ans, Marylène Ménard est une leader positive dans sa communauté. En étant membre de deux conseils d’établissement et présidente du comité de mobilisation de l’agrandissement de l’école Notre-Dame, cette femme fait tout en son pouvoir pour faire rayonner sa municipalité et elle le fait avec brio.

Il y a quelques années, avant même que son premier enfant ait commencé la maternelle, Mme Ménard souhaitait que ses enfants puissent continuer de fréquenter l’école de la municipalité. Elle était préoccupée par la qualité des services qu’ils allaient recevoir, puisque l’école primaire manquait d’espace. C’est pour cette raison qu’elle s’est impliquée au comité de mobilisation de l’agrandissement de l’école Notre-Dame, où elle est nommée présidente. Marylène et son équipe ont travaillé d’arrache-pied pour enfin obtenir ce qu’ils désiraient, deux ans plus tard.

L’annonce de l’agrandissement de l’école Notre-Dame s’est faite le 19 juin dernier. Au total, huit locaux et un gymnase seront construits dans l’école accueillant près de 430 élèves. Cette annonce s’est avérée être un pas de géant pour la municipalité. «Juste de savoir que ce sera concret, que ce sera réalisable, pour nous c’est très satisfaisant et encourageant pour les prochaines familles qui vont s’établir à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.» Selon la Commission scolaire, la première pelletée de terre aura possiblement lieu au printemps 2019 pour éventuellement accueillir les élèves de l’année scolaire 2020-2021. «Je suis convaincue que le projet va changer ma vie. Ça m’a amené une confiance en moi et j’ai l’impression que je rayonne et qu’il n’y a rien qui va pouvoir m’arrêter.»

Pour elle, il n’y a rien de mieux que de s’impliquer pour pouvoir faire valoir nos idées dans le respect de tous. Cela répond aussi à son besoin de se rassurer et de contrôler. «Je trouve extraordinaire qu’il y ait des endroits où on peut exprimer nos désaccords et suggérer nos idées. Ça m’a beaucoup aidée à comprendre pourquoi certaines décisions étaient prises. C’est vraiment important de comprendre les enjeux et de participer au processus décisionnel. Cette année, ça a été particulièrement occupé en termes d’implications. Ça a demandé une adaptation de ma famille, parce que je n’étais pas souvent à la maison, mais je crois qu’ils comprennent pourquoi je le faisais», explique-t-elle en souriant.

En toute honnêteté, Marylène Ménard avoue avoir eu des sentiments partagés par rapport à devenir la prochaine Tête d’affiche pour le Nouvelliste. Elle affirme que ce n’est pas une contribution individuelle, mais bien une contribution collective. «Il me semble que je ne mérite pas toute cette attention», dit-elle. «Mais si ça peut faire rayonner Mont-Carmel, c’est tant mieux! Si j’ai pu inspirer les gens par mon leadership, j’espère que ça puisse forcer les gens à s’impliquer dans leur communauté. Parce qu’il faut bien laisser sa place à d’autres», ajoute-t-elle.

Originaire de Granby, Marylène Ménard habite à Notre-Dame-du-Mont-Carmel depuis sept ans. Elle a étudié au Cégep de Trois-Rivières et a fait son baccalauréat à l’Université Laval. Toutefois, la Granbyenne a toujours gardé un pied à Trois-Rivières. Elle travaille aujourd’hui en tant que travailleuse sociale à l’urgence du CIUSSS de Trois-Rivières. Très épicurienne, la maman de deux garçons aime vivre le moment présent. Que ce soit en parcourant les festivals de musique, les bons restaurants ou jouer des tours à ses proches, elle aime créer des événements où l’on peut partager. Avoir un réseau solide est d’abord et avant tout ce qu’elle apprécie le plus dans la vie. «Je crois fondamentalement que les relations qu’on a avec les autres viennent vraiment teinter l’individu qu’on est», dit-elle. «C’est une façon de garder un équilibre, car je travaille avec des gens ayant des problèmes de toxicomanie ou d’alcool, des idées suicidaires, je travaille avec des femmes victimes de violence conjugale, de prostitution, d’agressions sexuelles... Quand je sors de mon milieu, j’ai besoin de m’entourer de belles choses. J’ai choisi de cultiver mon bonheur tous les jours.»

C’est en côtoyant ces gens en difficulté que Mme Ménard apprécie ce qu’elle a jusqu’à maintenant. «Je me sens tellement privilégiée. J’ai eu la chance de rencontrer des gens qui croyaient en moi, plus que je croyais en moi-même. Qui m’ont donné une chance, et qui ont vu des choses en moi que je ne voyais pas. Je souhaite que la vie continue de m’envoyer ces personnes sur ma route», conclut Marylène Ménard.