André Auger

Un plaisir de la vie

André Auger entend profiter de tous les petits plaisirs de la vie maintenant qu’il est à la préretraite et le bénévolat occupe une place importante dans le quotidien de cet agriculteur de carrière.

M. Auger célèbre aujourd’hui même ses 70 ans. Alors que le transfert de sa production porcine située à Yamachiche est sur le point de s’achever avec son fils aîné, M. Auger a plus de temps à consacrer au bénévolat, à commencer par la présidence du Festival de la galette de sarrasin de Louiseville qu’il occupe depuis 2015.

«Je ne me vois pas à ne rien faire, assis à la maison à attendre la mort. Ça ne m’intéresse pas! J’ai pris la présidence du festival, car c’est un défi pour moi. Je veux que ça continue, que ça évolue», raconte M. Auger, en parlant de l’événement qui en sera à sa 40e édition en 2018.

Natif de Charette, M. Auger a grandi sur une ferme et se souvient d’avoir fait la tournée de lait avec son père Bruno dans ce secteur de la Mauricie. Il a lancé sa production à Yamachiche en 1978. Son engagement communautaire a pris son envol quelques années plus tard. Il a fait partie des membres ayant fondé le club Optimiste. Toujours comme bénévole, il s’est occupé des loisirs, ce qui l’a conduit à prendre part à un projet important.

«Dans ce temps-là, il y avait le Fonds Laprade. Je suis allé chercher une subvention de 300 000 $ dans ce fonds-là pour la bâtisse des loisirs qui est toujours là aujourd’hui avec la bibliothèque. Ça a été un de mes premiers défis.»

M. Auger rappelle que le Festival de la galette de sarrasin est la plus importante activité au sein du comté de Maskinongé. Le festival a des incontournables en terme d’activités, mais M. Auger veut y apporter sa couleur afin de le faire grandir.

«Tu ne peux pas garder un festival vivant si tu n’évolues pas.»

Le producteur de porcs était déjà impliqué au sein du festival avant de le présider. Il a été administrateur durant sept ans. Il était alors responsable de l’Avenue du terroir, ce secteur du festival qui regroupe différents producteurs agroalimentaires.

Parlant de producteurs, ceux qui œuvrent dans le domaine porcin dans la région connaissent le niveau d’engagement d’André Auger. Il a été leur président durant près de 20 ans. Il a été le président de la Société des éleveurs de porc du Québec de 1994 à 1996, est vice-président de cette même société depuis 1996 et est membre du conseil d’administration de la SEPQ depuis 1985.

Administrateur au Conseil canadien du porc de 1995 à 2000, administrateur à la Fédération régionale de l’UPA de la Mauricie de 2010 à 2015, il est administrateur de l’Exposition agricole de Trois-Rivières depuis trois ans.

M. Auger trouve essentiel de se mêler de tout ce qui entoure un domaine qu’il connaît comme le fond de sa poche.

«Au fil des années, je voyais des choses. Je voulais m’impliquer pour que les producteurs soient le plus autonomes possible sur leurs fermes. Je voulais défendre leurs droits.»

M. Auger se souvient de tout ce qui a entouré la réputation du secteur porcin il y a une vingtaine d’années.

«Il y avait toute la question de l’environnement. L’image de la production de porcs n’est plus ce qu’elle était il y a 20 ans. Aujourd’hui, on a de meilleures techniques, une meilleure compréhension concernant l’environnement. Au provincial, on a investi de l’argent pour changer l’image et on a travaillé avec le gouvernement pour des programmes qui aident à améliorer la production.»

Depuis le début de son engagement, André Auger mise sur une recette qui a fait ses preuves: la communication.

«Je ne travaille pas dans la chicane. En discutant, il y a toujours moyen de régler des problèmes. Il faut jaser.»