Richard Lachance

Un homme et ses précieuses racines

CIGB, CJTR, CKSM, CHLN, CHRC, Rythme FM, Cogeco ... On ne compte plus les médias où Richard Lachance a exercé ses talents depuis 40 ans, tantôt comme journaliste, tantôt comme directeur. L’actuel président de Cogeco Media a gravi tous les échelons du métier et son histoire est non seulement celle d’un fils de ses œuvres, mais aussi celle d’un homme qui a su redonner au suivant.

«Je suis un enfant adopté dans une crèche à Québec», raconte-t-il. «Je ne connais pas mes parents biologiques.» C’est à Sainte-Anne-de-la-Pérade, avec sa famille adoptive, que le jeune Richard fera donc ses toutes premières racines.

D’entrée de jeu, il dépeint une jeunesse difficile. «J’étais un drop out de l’école. J’ai perdu ma mère adoptive à l’âge de 9 ans. J’ai eu de bons parents, mais je me suis bâti quand même moi-même», raconte-t-il.

À 15 ans, il quitte l’école et travaille chez Molson. «Je prenais de l’alcool», dit-il. «Il n’y a pas de cachette.»

Cette période trouble de sa vie sera toutefois de courte durée. Sous l’encouragement du chanoine de la paroisse qui l’avait pris sous son aile, il décide de se prendre en main.

«J’ai quitté Molson et je n’ai jamais repris une bière de ma vie, même pas un cocktail», dit-il. Même les cigarettes qu’il consommait à grands coups de trois paquets par jour prennent à tout jamais le chemin de la poubelle. Le jeune Richard Lachance avait envie d’une bien meilleure vie.

Âgé de plus de 20 ans, il décide de compléter ses études secondaires. Cette période coïncide avec son entrée à la radio, en 1978.

Le jeune homme a eu beau avoir commencé sa vie sur un mauvais pied, il a eu le tour de se faire de très bons contacts et ce, grâce aux sports. À Sainte-Anne-de-la-Pérade, tout le monde le connaît pour son implication.

«Dans les années 1975, j’ai été président de la Ligue masculine de balle molle du comté de Champlain», se souvient-il. Il a aussi démarré une ligue de balle molle féminine et s’est impliqué dans le baseball rural et le hockey mineur.

«Je voulais mettre un peu de glamour là-dedans», se souvient-il. Le jeune bénévole décide donc d’aller cogner à la porte de nul autre que Roger D. Landry qui possédait une maison dans la municipalité. C’est que Richard Lachance voulait le président de La Presse comme président d’honneur au match d’ouverture de la ligue de balle molle, à Batiscan. S’attendant à un refus, il voit au contraire arriver au match M. Landry avec... Réjean Tremblay.

Ce culot a toujours bien servi  Richard Lachance qui ne refusera jamais de nouvelles responsabilités dans les stations où il travaille.

Ainsi, en 1995, la direction de Radiomutuel lui offre un poste à Gatineau-Hull où il passera quatre ans. Il y dirige la programmation de deux stations.

Durant tout ce temps, Richard Lachance conserve ses liens avec Sainte-Anne-de-la-Pérade où il s’achète une maison.

En 1998, on l’envoie à Québec où il devient directeur des programmes de CHRC. Par la suite, en 1999, il est envoyé pour faire le même genre de travail à Montréal au même moment que la création de Rythme FM. Depuis 18 ans, c’est avec joie qu’il œuvre chez Cogeco, une entreprise née en Mauricie.

Richard Lachance profite des positions enviables qu’il occupe pour retourner l’ascenseur à ses racines péradiennes.

En 2005, alors que la municipalité organise ses premières Grandes retrouvailles, Richard Lachance réussit à persuader Ginette Reno de venir chanter dans l’église afin d’amasser des fonds pour restaurer la statue de sainte Anne. Toujours au profit de la fabrique, il fera venir bien d’autres grands noms dans cette église, par la suite, comme Claude Dubois, Bruno Pelletier et Jean-Pierre Ferland. Pour le 350e de la municipalité, c’est Mario Pelchat et Paul Daraîche, parmi d’autres, qui ont prêté leur
talent à la cause. Tout cela grâce à un homme et ses précieuses racines.