Un feu sur la Terre

Dès son adolescence, Mgr Pierre-Olivier Tremblay désirait s’engager pour les autres. Depuis qu’il a découvert le monde de la spiritualité vers l’âge de 14 ans, l’homme rêvait de devenir prêtre et de découvrir le monde en tant que missionnaire.

«Assez jeune, j’étais le seul à cette époque qui pensait à cela. Je me disais qu’il y avait beaucoup de gens qui cherchent un sens à leur vie. Si je pouvais aider le monde à y trouver un sens, j’ai eu envie de m’engager pour ça.»

C’était donc le début d’un long cheminement. Mgr Tremblay a fait ses études universitaires à l’Université Laval ainsi qu’à l’Université Saint-Paul à Ottawa et a par la suite effectué un stage en paroisse à Chibougamau, dans le nord du Québec pendant deux ans. Après des années d’acharnement, il a finalement obtenu en 2010 un doctorat en théologie. À seulement 28 ans, l’homme a réalisé son rêve de jeunesse et est devenu prêtre.

Le dimanche 22 juillet, Pierre-Olivier Tremblay a été ordonné évêque auxiliaire par Mgr Luc Bouchard. Il se retrouve à être le plus jeune évêque du Québec, un exploit qui amène une responsabilité incroyable. «L’évêque a un rôle de rassembler, de prendre soin et c’est ça qui m’intéresse», dit-il. Sa devise sera d’ailleurs Un feu sur la Terre, tiré d’une phrase du Christ dans l’évangile de Luc. «Je suis venu mettre un feu sur la Terre. Ça démontre que Jésus est un homme passionné et visionnaire qui est venu pour un monde meilleur. Comme évêque, je veux partager ce grand désir.»

L’évêque fait actuellement partie des missionnaires Oblats de Marie-Immaculée. Cette communauté a été fondée pour apporter la bonne nouvelle de Jésus. Selon lui, nous avons besoin de gens dans le monde actuel qui sont des faiseurs de ponts qui favorisent les rencontres.

«Ce qui m’a amené à travailler et à transformer nos institutions religieuses en gardant et en préservant notre noyau, notre héritage, en trouvant des manières d’aujourd’hui. Ce qui me préoccupe, c’est comment parler le langage que les gens d’aujourd’hui peuvent comprendre. C’est très important pour moi», explique-t-il. Il continue donc la tradition de présenter la foi de manière vivante et actuelle.

Tout au long de sa carrière jusqu’à maintenant, Pierre-Olivier Tremblay a vécu de multitudes de beaux moments qu’il garde dans son cœur. L’an dernier, alors qu’il célébrait une messe de Noël, un homme est venu le remercier de lui avoir sauvé la vie.

Ayant grandi à Hull en Outaouais, Mgr Tremblay découvre à Trois-Rivières un milieu en pleine effervescence. Le 1er février 2016, il a commencé son mandat de recteur pour travailler à la relance du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Le Sanctuaire est pour lui une œuvre extraordinaire dans le milieu de la ville. «C’est un lieu qui est porteur de notre histoire collective. Des générations sont venues ici, et l’appartenance est très forte. On a un impact significatif.»

Il est donc très fier que le Sanctuaire se fasse une beauté dans les prochaines années. «L’idée, c’est que nous allons assurer la pérennité de l’œuvre, donc toute la dimension patrimoniale. Préserver ce joyau», dit-il. «Ce que nous voulons mettre en valeur, c’est une programmation qui sera transformée graduellement. Ce sera un havre de paix accueillant et un phare spirituel.»

Mgr Tremblay est conscient que la question de la religion dans la société québécoise est toujours délicate. «Je n’ai rien à imposer, mais j’ai quelque chose à partager. C’est-à-dire une spiritualité, une religion qui fait du bien.»

Partout où il se trouve, l’évêque espère pouvoir apporter le meilleur de lui-même. «Je suis toujours quelqu’un qui regarde en avant», conclut Mgr Pierre-Olivier Tremblay.