Ménaïk Bleau

Soutenir l’école par le bénévolat

Maskinongé — Chaque matin, à 7 h 15, sauf en plein hiver, Ménaïk Bleau part de chez elle et se dirige vers le centre communautaire de Maskinongé. C’est une petite marche de santé d’un peu plus d’un kilomètre. Au fil du chemin, des enfants s’agglutinent autour d’elle et la suivent. Ils sont plusieurs bénévoles comme elle à faire le même manège. Destination: la salle de classe où les attendent les enseignants.

Ce voyage à pied entre la maison et l’école, qui se fait plutôt en voiture quand il neige, assure aux tout-petits un trajet non seulement sécuritaire, mais aussi santé grâce à cette marche vigoureuse et vivifiante. C’est le programme Trottibus de la Société canadienne du cancer.

C’est une bonne amie de Ménaïk Bleau qui a fait la découverte de ce programme, en 2016, et les deux femmes n’ont pas hésité une minute à faire en sorte que Trottibus soit implanté dès mai 2017 dans leur village.

Ménaïk Bleau a trois jeunes enfants. L’école, c’est comme une deuxième maison pour sa famille. Notre Tête d’affiche tient donc à s’y impliquer.

En octobre 2017, son souhait se réalise d’être élue au conseil d’établissement scolaire. «J’ai essayé de me faire élire pendant trois années de suite», confie-t-elle. «Je voulais vraiment m’impliquer dans l’école où vont mes enfants», fait-elle valoir.

La jeune femme a d’ailleurs commencé à s’impliquer dans sa communauté dès son arrivée à Maskinongé. «Je suis de Québec et mon conjoint, de Saint-Alexis-des-Monts», dit-elle. En 2003, lorsque le couple prend racine à Maskinongé, cette sexologue de formation s’est adressée au Carrefour jeunesse emploi afin de bénéficier des services offerts. L’organisation lui a tellement plu qu’elle en est devenue la présidente en 2008, un poste qu’elle occupe toujours d’ailleurs, car elle a en haute estime cette organisation vouée aux jeunes de 16 à 35 ans.

Cette implication, dit-elle, lui a permis de s’intégrer davantage dans son milieu.

Toutes les occasions qui se présentent à elle sont d’ailleurs bonnes pour donner un peu de temps à des causes. C’est ainsi qu’elle est devenue marraine d’allaitement. Ayant expérimenté quelques difficultés à ce chapitre après la naissance de chacun de ses trois enfants, Ménaïk Bleau s’est portée volontaire lorsque le CLSC recherchait des bénévoles pour soutenir les nouvelles mamans allaitantes. «J’ai suivi une formation de trois jours dispensée à raison d’une fois par mois pendant trois mois», dit-elle. «On me réfère depuis environ un nom par mois», dit-elle.

La jeune bénévole a également uni ses forces avec le Club Optimiste de Maskinongé pour prendre part à l’organisation de diverses activités pour les enfants dans le cadre de fêtes comme la Saint-Valentin ou Noël.

Il y a plusieurs années, d’un commun accord avec son conjoint, Ménaïk Bleau a décidé d’être à plein temps à la maison pour s’occuper des enfants. Pendant qu’ils sont à l’école, elle en profite pour contribuer à l’amélioration du milieu dans lequel ils évoluent, et ce, au bénéfice des autres enfants de la municipalité. Elle a notamment participé à la création d’une brigade scolaire et à la création d’un jardin scolaire, en septembre 2017, une idée qu’elle entend bien soutenir d’année en année. «Il est important que les jeunes sachent d’où viennent les légumes», fait-elle valoir et même si l’on est ici en milieu rural, «les gens ne font plus beaucoup de jardins», constate-t-elle.

Cette implication coïncide avec un des objectifs du futur Lab-École qui sera construit à partir du printemps 2019 comme agrandissement de l’école Saint-Joseph. On se doute bien que notre Tête d’affiche fait également partie du comité qui mènera à bien cet important projet et elle compte y intégrer certaines bonnes idées qui méritent d’être développées, comme le Trottibus.

L’entrevue terminée, Ménaïk Bleau se souvient soudain d’un certain «détail» qu’elle a oublié de mentionner. «J’ai été élue parent-bénévole de l’année à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, en juin dernier.»

On comprend aisément ce qui a motivé ce choix.