Renald Deshaies

Renald Deshaies: dynamiser son milieu

Le parcours de Renald Deshaies peut sembler éclectique, mais une constante colore son cheminement, soit son intérêt pour l'animation et l'organisation. Aujourd'hui retraité, l'homme canalise son énergie dans plusieurs organismes, dont la FADOQ (Fédération de l'Âge d'or du Québec) de Saint-Célestin, qu'il a contribué à redynamiser.
Natif de Drummondville, M. Deshaies s'est établi au village de Saint-Célestin en 2000. Jusqu'au moment de la retraite, le Centricois a gagné sa vie dans des domaines très variés. «J'ai été gardien de prison à Montréal dix ans, j'ai eu un bar à Sainte-Gertrude pendant dix ans, j'ai été représentant de cosmétiques et de salons de coiffure, j'ai travaillé dans une usine de cercueils et dans une usine de peinture... J'ai fini chez Métro à Saint-Grégoire», énumère-t-il.
Et ce n'est pas tout. Depuis 52 ans, il anime des soirées et fait danser les gens dans divers contextes. «Quand je suis arrivé ici, je ne connaissais personne. Je travaillais à l'usine de cercueils, mais je faisais de la disco mobile à toutes les fins de semaine - des mariages, n'importe quelles sortes de soirées. Je faisais des soirées country le vendredi soir; je finissais de travailler, je me changeais et je donnais des cours de danse country. Le samedi, c'était les mariages. Donc je connaissais mes voisins, point», raconte-t-il en décrivant son agenda chargé, lors de son établissement à Saint-Célestin.
Il travaillait encore à l'épicerie quand il a commencé à s'impliquer dans sa communauté. «Ma première expérience de travail en comités, ça a été en 2011. Moi je suis un gars d'organisation, un gars qui bouge. Je suis un gars de décision aussi», décrit-il en se remémorant ses premières réunions à la FADOQ de Saint-Célestin. «Moi, des règlements généraux, je n'avais jamais travaillé là-dedans. La machine d'un comité, je ne connaissais pas ça. J'ai tout apprivoisé!», se souvient-il.
Il a transposé dans la présidence du club FADOQ de son milieu les habiletés acquises dans ses autres expériences de vie. Devant le manque de relève, il a accepté la présidence du club il y a sept ans. Depuis son arrivée, le nombre de membres a crû d'une centaine de personnes, pour passer à 280 aujourd'hui. Dîners bingo, soupers dansants, whist militaire, pétanque et baseball poche, souper des fêtes, cabane à sucre et autres voyages: les activités se multiplient au sein de la FADOQ de Saint-Célestin, que Renald Deshaies garde dynamique et imbriquée dans son milieu.
Le septuagénaire est aussi représentant du secteur Nicolet-Yamaska au sein de la FADOQ Centre-du-Québec et fait partie de la Table régionale de concertation des personnes aînées de Nicolet-Yamaska. Dans le domaine de la santé, il s'implique dans le conseil d'administration de la Fondation Santé Bécancour-Nicolet-Yamaska, il est bénévole pour le Relais pour la vie de la Société canadienne du cancer, et visite les résidents du centre d'hébergement de Saint-Célestin pour les divertir.
Dans sa communauté, M. Deshaies s'occupe également de l'activité des Jeudis en chansons en collaboration avec la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec et la FADOQ, et il siège au comité des nouveaux arrivants, voué à l'accueil des nouveaux citoyens qui acquièrent une propriété dans le village. Renald Deshaies offre aussi de son temps à la fabrique de Notre-Dame-de-l'Espérance, notamment en organisant un marché aux puces et un gala folklorique au profit de la paroisse, en plantant des fleurs devant l'église et en veillant à l'entretien de la salle paroissiale. 
«Pour moi, faire du bénévolat c'est poser des gestes et des actions sans rien attendre en retour. La définition du bénévolat pour moi, c'est le coeur qui donne pour le bien-être de la communauté, c'est s'investir pour donner le meilleur de soi-même aux autres», formule celui qui tient à souligner le soutien de sa conjointe Georgette Paradis, qui l'épaule dans toutes ses implications, et à saluer la participation de tous les bénévoles qui s'impliquent avec lui.