Marili Bordeleau-Desrochers

Rassembler pour faire avancer les choses

Trois-Rivières — Marili Bordeleau-Desrochers occupe ses moments libres en faisant du sport, notamment des triathlons. Rien de moins. À peine quelques minutes en sa présence et déjà, sa détermination, son énergie ainsi que son désir de dépassement transpirent de sa personne. La coprésidente d’honneur pour le volet Desjardins du dernier Gala Sport-hommage a un mantra bien à elle, rassembler pour faire avancer les choses et rares sont les occasions qu’elle refuse pour y arriver.

Debout à 3 h ou 4 h du matin pour répondre à ses courriels, la présidente et fondatrice de la jeune entreprise TI Performance de Trois-Rivières ne ferme les livres que tard en soirée. L’ambassadrice leader du Club ambassadeur de Sport hommage raconte qu’elle a toujours «été bénévole de quelque chose» et partage volontiers son énergie débordante pour les causes qui lui tiennent à cœur, en particulier les jeunes, le sport et la lutte au cancer, une maladie qui a malheureusement emporté son premier conjoint il y a plusieurs années.

«On est à une année des Olympiques et on a un grand potentiel chez les athlètes de la région», plaide-t-elle. «Je veux donner un élan», dit-elle, c’est-à-dire aller chercher le plus d’argent possible qui sera remis sous forme de bourses aux futurs olympiens d’ici. Désireuse d’appuyer la jeunesse, elle a également accepté la présidence d’honneur du Déjeuner de la jeunesse 2017 de la Fondation jeunesse MCQ dans le but d’amasser des fonds.

Marili Desrochers collectionne les implications depuis son adolescence. Elle a donné beaucoup de temps à des organismes comme le Carrefour international et Québec sans frontières. Ces implications l’ont menée jusqu’au Mali où elle a partagé le quotidien d’une famille et s’est investie dans un organisme de microcrédit. «Ce stage, là-bas, a complètement changé ma perspective», confie-t-elle.

De retour au Québec, elle entend parler d’Yvonne Maisonneuve, fondatrice de l’association d’entraide pour femmes en difficulté Le Chaînon, à Montréal. Elle offre ses services et y passera plus de trois ans. Marili Desrochers y travaillera à l’accueil de nuit et bien qu’employée par l’organisme, elle y fera également du bénévolat. Son talent pour faire converger les points de vue et les individus aura permis de faire progresser le service en question en l’ouvrant un peu plus au monde extérieur.

On ne doit pas s’étonner que partout où elle passe, les choses bougent. C’est que notre Tête d’affiche est une fonceuse naturelle. Fille aînée d’une famille qui compte également trois garçons, forte d’une formation en natation et en sauvetage aquatique, elle avait à peine 16 ans lorsque l’UQTR l’emploie à titre de monitrice de natation et sauveteuse. Elle devint ainsi la première employée de ce service de l’UQTR qui n’était pas étudiante de cet établissement. À 17 ans, elle quitte le nid familial pour aller étudier à Montréal. Bien connue dans le milieu sportif, Marili Desrochers se fait presque aussitôt offrir un emploi au centre sportif Claude-Robillard à titre de monitrice de natation et de conditionnement physique.

Après son travail au Chaînon, elle œuvrera au Carrefour jeunesse emploi de Shawinigan. Encore là, elle ne se contente pas d’y travailler. Elle donne également de son temps bénévolement.

«Quand j’étais à la maternelle, après avoir vu le Téléthon Enfant Soleil, j’avais dit qu’un jour, je serais directrice d’une fondation», raconte-t-elle. À 26 ans, cette intention se concrétise et Marili Desrochers devient la directrice de la Fondation du Centre de santé et des Services sociaux de Trois-Rivières, un poste qu’elle occupera pendant quatre ans pour ensuite devenir directrice de la Fondation du Collège Laflèche et du service aux étudiants.

Parallèlement, elle s’investit au sein de la Jeune Chambre de commerce de la Mauricie pendant six ans à titre de secrétaire, présidente et ancienne présidente. Elle devient présidente, en 2017, du conseil d’administration de la caisse Desjardins des Trois-Rivières, une implication qu’elle apprécie, dit-elle, parce que cela lui permet de faire avancer les choses et d’aider les gens à se concerter.