Isabelle Bédard

«Mon salaire, c’est le sourire des jeunes»

Âgée de 26 ans, Isabelle Bédard a déjà un curriculum vitae bien garni. Engagée auprès des jeunes, elle souhaite leur transmettre sa passion pour la culture.

Pour la deuxième année, elle travaille au sein de l’école Paul-Le Jeune de Saint-Tite à titre de technicienne en loisirs. Ses tâches consistent à s’occuper de la vie étudiante, notamment des aspects socioculturels ainsi que des dossiers de finissants, des spectacles et des fêtes thématiques. Pour les élèves, elle est maintenant considérée comme une confidente, une amie.

«Je ne pense pas que les jeunes me voient comme une personne très autoritaire. Au contraire, je pense qu’ils me considèrent comme un guide, quelqu’un qui va les aider, les soutenir et être là pour eux», explique-t-elle.

Depuis le début de l’année scolaire, elle a amorcé de nombreux projets avec les élèves. Parmi ceux-ci, le journal de Paul a vu le jour. Dans ce journal, les implications et les performances des jeunes sont soulignées. Elle a aussi réalisé le Club de courts métrages dont deux films sont en course pour la finale nationale. Elle a également créé un spectacle-bénéfice, au profit des jeunes de l’école qui iront à Paris. Elle a réuni des artistes tels que Cindy Bédard, Manon Bédard, Philippe Fehmiu qui ont fréquenté l’école secondaire Paul-Le Jeune dans le passé. De plus, elle a créé la ligne d’improvisation les Crinqués qui met en vedette plusieurs jeunes des écoles Val-Mauricie, Des Chutes, Champagnat, Séminaire Sainte-Marie, Du Rocher et Paul-Le Jeune.

Étant déjà très occupée par son travail, elle offre plus de 30 heures d’engagements bénévoles hebdomadaires. Elle ne considère pas son bénévolat au sein d’équipes d’improvisation comme une tâche. Au contraire, pour elle, c’est une passion. «J’ai commencé l’improvisation au primaire et j’ai eu la piqûre donc j’ai continué au secondaire et au cégep. C’est vraiment une forme d’art exceptionnelle, car ça nous permet d’être ce qu’on veut et d’explorer plusieurs facettes. On peut laisser aller notre créativité et notre imagination.»

Qui plus est, elle est cofondatrice et présidente de la ligue d’improvisation civile La résistance de Shawinigan. Elle a fondé cette ligue, il y a trois ans. Elle est également membre fondateur de la ligue jeunesse Les Crinqués qui permet aux jeunes de faire de l’improvisation à raison d’une fois par mois.

«Nous sommes allés chercher des jeunes dans des écoles secondaires pour former une ligue. Ça permet aux jeunes d’expérimenter cet art-là.» Six écoles se retrouvent chaque mois pour pratiquer et performer devant public. Parallèlement, elle a aussi organisé le 4e Mondial d’impro junior qui regroupait quatre pays soit la Belgique, la France, la Suisse et le Canada. «Cette année, c’est le Québec qui le recevait alors j’étais la coorganisatrice de ce mondial d’improvisation.» Grâce à ce tournoi, un jeune de Shawinigan a eu la chance de faire partie de l’équipe du Québec.

Elle a aussi pris l’initiative de s’impliquer bénévolement pour différentes causes qui lui tiennent à cœur tel que Leucan, le Relais pour la vie et la Fondation du cancer du sein. Elle est bénévole et membre de comité organisateur pour plusieurs événements. «Je suis toujours là quand les gens en ont besoin, ils peuvent donc compter sur moi.» Pour arrimer ses heures de bénévolat et son travail, elle planifie vigoureusement son horaire. «Je me considère comme la personne la plus organisée. Sans être prétentieuse, la clef du succès, c’est une organisation hors pair.»

Elle a également reçu plusieurs mentions pour ses implications. Au secondaire, on lui a remis la médaille du lieutenant-gouverneur et la médaille d’implication. Elle a également remporté à deux reprises la bourse Desjardins pour l’implication dans la collectivité. «J’ai gagné d’autres prix, ici et là, mais je ne recherche pas les récompenses. Je le fais pour l’amour des jeunes et parce que je crois en notre relève. C’est ma motivation première», mentionne-t-elle.

Elle souhaite continuer à transmettre sa passion auprès des jeunes. «Au secondaire, j’ai eu la chance de rencontrer des gens qui m’ont inspirée, ce pour quoi j’ai fait ma technique en intervention en loisirs. J’espère donc à mon tour transmettre ma passion aux jeunes.»