Marie St-Aubin
Marie St-Aubin

Marie St-Aubin: le talent au service des autres

NICOLET — Des paquets de gomme à l’effigie d’une entreprise. Des oursons en peluche pour une organisation caritative. Des vêtements corporatifs distinctifs. Marie St-Aubin en a toute une collection, sur une étagère de son bureau d’où elle dirige depuis 20 ans son entreprise, Distribution MSA.

Marie St-Aubin est reconnue pour son imagination fertile lorsque vient le temps de choisir les meilleurs objets promotionnels pour ses clients. De fil en aiguille, ces derniers deviennent souvent de bons amis également. Doit-on se surprendre qu’à l’occasion, certains organismes sans but lucratif ou caritatifs qui ont eu affaire avec elle sur le plan professionnel, comprennent qu’ils ont avantage à lui en demander un peu plus?

Notre Tête d’affiche n’a pas refusé les offres, jusqu’à présent.

C’est après avoir fait affaire avec elle que l’Association éducative et récréative des aveugles, un organisme de Trois-Rivières, lui a ouvert les portes de son conseil d’administration. L’amitié et la confiance s’étaient vite établies, en effet, entre elle et la directrice générale de l’AÉRA. Assez rapidement, Mme St-Aubin est devenue la secrétaire de l’organisation.

L’entrepreneure de Nicolet ne s’est pas contentée de siéger au conseil d’administration. Prise d’empathie pour cette cause qui la touche droit au cœur, elle a vite commencé à s’impliquer auprès de membres directement.

Elle est là lorsque l’Association organise un bingo, une épluchette de blé d’Inde ou encore une visite d’un site touristique quelconque. Elle prépare les salles où se tiennent les activités, apporte quelques cadeaux aux participants et fournit de l’aide ponctuelle directe aux non-voyants tout au long des activités.«Ça m’apporte beaucoup de joie», confie-t-elle. «Le bénévolat, c’est un peu égoïste», fait-elle valoir. «Quand je donne, je reçois.»

Le bénévolat, elle en fait depuis presque toujours, mais habituellement de façon directe aux personnes, lorsque les besoins se font sentir. Mme St-Aubin confie qu’à ce chapitre, elle est bien la fille de son père, Jean-Paul St-Aubin. «C’était le plus grand mécène de la ville de Trois-Rivières», raconte-t-elle. «Il a beaucoup donné. Il a soutenu des gens financièrement, dès qu’il voyait une famille dans le besoin, par exemple, sans jamais toutefois divulguer son nom», raconte-t-elle. «Ma mère allait porter la communion aux malades et travaillait dans les ouvroirs», ajoute-t-elle.

Cette inspiration l’aura poussée à faire aussi du bénévolat dès l’école secondaire de même qu’au cours de ses études collégiales. «J’aimais beaucoup m’impliquer dans divers projets», dit-elle.

Dès l’âge de 30 ans, son bénévolat s’accentue et c’est auprès de personnes individuelles, âgées ou malades qu’elle donnera de son temps. Elle met la main à la pâte partout où l’on a besoin d’elle, notamment au conseil d’administration des Petits chanteurs de Trois-Rivières lorsque son fils en faisait partie.

Plus récemment, elle s’est également engagée au conseil d’administration de la maison d’hébergement communautaire en santé mentale La Chrysalide dont elle est la vice-présidente. Cette ressource accueille temporairement des personnes qui vivent une détresse ou une vulnérabilité importante et leur offre des services de soutien et d’accompagnement. Mme St-Aubin a accepté volontiers de s’impliquer dans cette cause, car elle constate qu’il y a de plus en plus de gens qui ont des problèmes de santé mentale, dans la société. «Ce n’est pas évident de trouver des gens pour siéger sur des conseils d’administration», fait-elle valoir «et puis tu ne peux rien refuser à la directrice générale, Chantal Laneuville. Elle a tellement ça à cœur», fait-elle valoir.

Passionnée de cinéma, de théâtre et de culture, Marie St-Aubin explique qu’elle ne s’implique pas bénévolement dans ces domaines, car elle préfère de loin apporter du soutien à des causes ayant un côté humain.

Elle avait d’ailleurs amorcé sa carrière en haute couture, puis dans le domaine pharmaceutique, mais elle a rapidement découvert que ces professions ne lui apportaient pas le côté entraide qu’elle recherchait.

En utilisant son imagination débordante pour aider des organismes à dénicher les produits de promotion les plus efficaces, notre Tête d’affiche a enfin l’impression d’avoir trouvé sa vraie mission.