Marc-André Blanchard

Marc-André Blanchard: «J’aime que la communauté se développe»

Yamachiche — Marc-André Blanchard est un homme d’affaires très impliqué dans sa communauté, à Yamachiche. Ancien conseiller municipal, il est pompier volontaire, membre du Club Optimiste, membre du conseil d’établissement et vice-président de la Fondation de l’école Yamachiche et Saint-Léon, une cause qui lui tient particulièrement à cœur.

Créée par des gens d’affaires de la région, il y a cinq ans, cette fondation a vu le jour lorsque l’indice de défavorisation de la région est passé de 7 à 10, le chiffre 10 étant la pire situation, raconte-t-il.

«On s’est aperçu qu’il y avait des besoins», dit-il.

Il n’a pas fallu longtemps pour convaincre notre Tête d’affiche de s’investir pour améliorer la situation. Dès que le premier de ses enfants a été inscrit à la maternelle, il a commencé à s’impliquer au conseil d’établissement. C’était il y a une vingtaine d’années. «J’étais au courant de ce qui se passait à l’école», raconte-t-il. «Et je suis toujours au conseil d’établissement à titre de membre de la communauté», précise-t-il.

Quand l’école a besoin d’interventions au niveau politique ou autre, Marc-André Blanchard lève la main.

Quand on lui demande pourquoi il s’implique encore alors que ses enfants sont maintenant grands, il répond du tac au tac: «Pour aider. Et pour faciliter les choses. Parfois, nous, les gens du milieu, avons plus de ressources. Les directions d’école ne sont pas nécessairement des gens du milieu, au départ. Les professeurs non plus, maintenant. Il y a quand même beaucoup de mouvements», fait-il valoir. «Et puis, j’aime ça», avoue-t-il le plus candidement du monde.

«J’aime les jeunes. J’aime que la communauté se développe. J’aime que ce soit dynamique, que ce soit efficace», résume-t-il.

La Fondation, qui a été créée pour les deux pavillons de l’école Yamachiche et Saint-Léon, habille les jeunes moins favorisés pour l’hiver «de la tête aux pieds: gants, bottes, tuques, mitaines, habits de neige», dit-il. Tous les vêtements sont neufs, précise-t-il. L’an passé, l’investissement a voisiné les 5000 $.

«On fournit des collations à ceux qui ne mangent pas», ajoute-t-il. Deux frigos sont toujours pleins de fruits et de yogourts pour les enfants qui n’ont pas eu à déjeuner, à dîner ou qui n’ont pas eu de repas complet.

«Dans les activités parascolaires, aucun jeune n’est délaissé parce que les parents n’ont pas les moyens. S’ils n’ont pas les moyens, c’est la Fondation qui envoie les jeunes à l’activité. On ne laisse personne sur le carreau», dit-il.

La Fondation vient également en aide aux activités sportives parascolaires. «On a également fait l’aménagement de classes innovantes. On a développé des coins lecture dans toutes les classes. Vraiment, de belles choses sont faites», applaudit-il.

La Fondation s’est aussi impliquée dans l’aménagement de modules de jeux pour les cours d’écoles en partenariat avec les municipalités et la Commission scolaire. «Quand il manque un petit quelque chose, la Fondation est là pour ça», dit-il.

La Fondation dépense quelque 40 000 $ par année pour améliorer la vie des enfants de l’école de Yamachiche et Saint-Léon. En cinq ans, elle a réussi à récolter 210 000 $.

Pour y arriver, la Fondation organise diverses collectes de fonds, notamment un brunch-bénéfice, au printemps, au vignoble Domaine & Vins Gélinas de Saint-Sévère de même qu’un souper au Club de Curling de Trois-Rivières. Plusieurs entreprises et particuliers font également des dons pour la cause. Des gens de l’extérieur appuient aussi la démarche.

«On est 2800 de population. C’est surprenant», se réjouit-il.

Marc-André Blanchard est d’autant plus sensible au milieu scolaire qu’il est propriétaire, avec sa conjointe Isabelle Paquin, de l’entreprise de transport scolaire, DenPell à Yamachiche. Le couple possède également une résidence en déficience intellectuelle depuis 21 ans.

Marc-André Blanchard a toujours été impliqué d’une manière ou d’une autre dans son milieu, soit dans les organisations politiques ou au Club Optimiste, par exemple. «Les gens savent que lorsqu’ils ont besoin d’aide, ils peuvent me demander», dit-il.