Nicole Larose

L’importance de faire ce que l’on aime

LOUISEVILLE — Quand on fait ce que l’on aime, on ne réalise pas que l’on en fait autant. À 74 ans, Nicole Larose a passé plus de la moitié de sa vie à faire du bénévolat.

L’entraide fait partie de son quotidien et la conduit vers de nouveaux projets qui apportent une contribution importante dans sa ville. Grâce à son amour pour la culture, la dame a fondé l’organisme Louiseville Arts & Culture. Elle a également fondé la Maison du Commis-Voyageur, le Musée du patrimoine religieux dans la chapelle Sainte-Thérèse et la Confrérie des Dames de Gerlaise, un regroupement de femmes qui font la promotion de l’histoire de Louiseville à partir des premiers arrivants, qui existe encore aujourd’hui.

Nicole Larose a travaillé à l’usine de textiles en tant que spécialiste de la paie et à Trois-Rivières en tant que vendeuse de pavés unis. Elle a finalement pris sa retraite en 1992 et s’implique dans son milieu depuis.

Une journée par semaine, Mme Larose se retrouve à l’accueil du presbytère de Louiseville. Durant son long parcours d’implications, la dame a été membre du conseil d’administration du Centre de services Comtois, nommée présidente du Club littéraire de Louiseville, vice-présidente du comité des usagers de Maskinongé, et présidente de la Fédération de l’Âge d’or de Louiseville. Elle garde en outre un grand coup de cœur pour la FADOQ. «J’adore travailler avec les personnes âgées. C’est très enrichissant et on voit le travail que l’on fait.» Son mari Michel Larose y était d’ailleurs vice-président. Le couple travaillait alors en équipe. «C’est toujours plaisant d’avoir quelqu’un sur qui compter.»

Mère de deux enfants et grand-mère de deux petits-enfants âgés de 14 et 9 ans, sa plus grande valeur dans la vie est la famille. Elle affirme avoir toujours été bien entourée de ses proches. «Si j’ai pu faire tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, c’est parce que ma famille m’a secondée et a accepté que je ne sois pas souvent à la maison.»

En jonglant entre le bénévolat, la famille, la lecture, la visite de musées et ses soupers de sacoches, Nicole Larose n’a pas le temps de s’ennuyer. Selon elle, il y a toujours quelque chose d’intéressant à faire et si elle se décrivait en un mot, ce serait active. Elle a constamment envie de bouger et de découvrir différentes activités.

Toutefois depuis trois ans, Nicole Larose souffre de fibrillation auriculaire et de tachycardie. Désormais en année sabbatique, elle ralentit la cadence en raison de sa santé. «Cela fait depuis le mois de décembre que je suis assise chez moi et ça ne me ressemble pas.» Elle s’assure de reprendre tranquillement et d’être présente le plus longtemps possible pour ses nombreux groupes sociaux.

Sa créativité n’a pas de limite et lorsqu’elle s’implique, elle s’implique réellement. Elle investit beaucoup de son temps à faire plaisir aux gens.

Entre autres, en automne dernier, Nicole Larose a sorti ses aiguilles à tricoter et ses pelotes de laine pour fabriquer plus de 30 foulards aux enfants de l’école primaire puisqu’en hiver, beaucoup d’enfants ne sont pas assez couverts. L’œuvre d’une vraie fée marraine! «On donne beaucoup, mais il nous revient encore plus», explique-t-elle.

Ce qui la passionne le plus même après tant d’années, c’est de promouvoir l’art et la culture dans sa ville natale. Le 26 janvier dernier, la Ville de Louiseville lui a décerné le prix Gaétan Blais lors de la soirée hommage aux bénévoles. Étant modeste comme nulle autre, elle croit qu’elle n’a pas de mérite, car elle fait ce qu’elle aime. «Les gens me disaient que je le méritais amplement. Quand ils se sont mis à tout défiler ce que j’avais réalisé, je me suis dit, mon Dieu, j’ai fait tout ça?» conclut Nicole Larose.