François Lovinsky

L’équilibre par le bénévolat

Trois-Rivières — François Lovinsky voit son implication comme une façon de garder son équilibre. Préposé aux bénéficiaires de profession, il admet que son travail lui demande une énergie surhumaine que le bénévolat contribue à renouveler. Pas étonnant que le sympathique monsieur consacre quelques-uns de ses congés à la Fondation RSTR, cause pour laquelle il se dévoue corps et âme. «Mon employeur me dit: «c’est correct, on aime avoir un employé qui s’implique!»», raconte-t-il avec un regard fier.

C’est par un heureux hasard qu’il a mis les pieds dans les locaux de la Fondation pour la première fois, il y a sept ans. Une conversation avec des membres de l’équipe en place l’a convaincu de s’impliquer. Depuis, son nom fait illuminer les visages du personnel de la Fondation parce que François Lovinsky est un pilier sur lequel ils peuvent toujours compter. Il ajoute sa participation aux diverses collectes de fonds de l’organisme, dont celles sur le coin des rues, le Movember ou l’activité serveur d’un soir, par exemple. Le Trifluvien concède qu’au chapitre des bénéfices qu’il retire de ce dévouement pour la cause de la santé, il y a l’opportunité de «voir plusieurs facettes du milieu».

Pourtant, bien qu’il soit conscient de la valeur de son implication pour les autres, il souligne à grands traits les bienfaits qu’il tire du bénévolat. «Ce n’est pas une corvée, je le fais vraiment parce que j’aime ça! Je me sens apaisé. Je travaille beaucoup et ça me donne l’occasion de rencontrer du monde, de socialiser, de me faire des contacts. Ça me fait du bien.»

Après avoir travaillé 20 ans en CHSLD, il a tout récemment choisi de faire le saut à l’urgence. Un nouveau départ qu’il explique par son désir de changement mais qui a poussé plus loin encore sa prise de conscience. «Tu t’aperçois qu’il y a beaucoup de misère sociale.»

Lentement mais sûrement, il a fait sa place dans un milieu très différent de celui qu’il avait connu dans les deux dernières décennies. «C’est motivant. Je fais des choses que je ne faisais pas en hébergement et c’est une belle équipe!»

Quand François Lovinsky ne consacre pas ses congés au bénévolat, il aime bien jouer au golf et faire de la moto. Il est aussi un passionné de sport et aime encourager les équipes locales, que ce soit les Aigles de la ligue Can-Am ou les Patriotes de l’UQTR. «Je suis en santé. J’ai toujours travaillé. Comme on dit, j’ai eu un beau parcours. Je n’ai pas eu trop d’embûches. Ça me permet d’apprécier la vie et de redonner.»

La gratitude est au cœur de son quotidien qui est souvent fait de hauts et de bas. «Malgré le court laps de temps que je suis avec les personnes, à l’urgence, parfois elles me disent: ‘‘Merci, tu m’as rassurée’’. Je trouve valorisant que les gens me laisser entrer dans leur intimité, dans leur vie.»

Cette reconnaissance, il la voit aussi lors de sa participation aux activités de financement auxquelles il participe. «Je vois le sourire, les yeux des gens. Ils sont reconnaissants que quelqu’un s’implique étant donné qu’eux-mêmes n’ont parfois pas le temps.»

Notre Tête d’affiche a vu son père, Ernest, s’impliquer toute sa vie et il était donc naturel pour lui de marcher dans ses traces, surtout depuis le décès de ce dernier en février. «J’ai appris ça de mon père. Il a toujours été impliqué dans la paroisse et au Séminaire de Trois-Rivières où il était professeur. Tout jeune, je l’aidais tout naturellement dans ses implications.»

«C’était aussi une façon de passer du temps avec lui, de faire une activité avec lui», confie-t-il ajoutant que le sport était aussi une passion qu’il partageait avec son paternel. «J’ai eu un modèle. En sa mémoire, je veux continuer. C’est un très bel héritage qu’il m’a légué.»