Bernard Milette

Le sport comme outil d’entraide

Rares sont ceux et celles qui ne connaissent pas Bernard Milette, à Trois-Rivières, soit via le football, le vélo, le bénévolat ou l’enseignement ou, plus probable encore, par... la bière.

Bernard Milette a été en effet représentant Molson pendant 33 ans. Il connaît les événements de la région sur le bout des doigts et encore mieux les bénévoles et les employés qui les font vivre.

Cet ancien enseignant est un passionné de football depuis sa prime jeunesse. Pas étonnant que de 1974 à 1979, alors qu’il donnait des cours d’éducation physique au niveau collégial, il fut aussi l’entraîneur des Patriotes, puis celui des Diablos, en 1980.

Les heures de travail offertes aux enseignants n’étant pas très stables, à cette période, Bernard Milette a sauté sur l’occasion quand Molson a vu en lui un talent pour la représentation des ventes. Ce fut une nouvelle façon, pour lui, de s’approcher encore plus du milieu sportif et de celui des événements de la région.

Retraité depuis 4 ans, l’homme conserve des attaches bien ficelées avec le monde du sport à qui il se consacre toujours. Depuis 2015, il est en effet l’entraîneur adjoint de l’équipe de football les Gothics de l’école secondaire des Pionniers, catégorie cadet. Son travail auprès de ces jeunes de troisième secondaire dépasse largement la passion du sport. Bernard Milette s’implique en effet pour donner le goût aux jeunes de rester à l’école et de finir leur secondaire. «Quand un jeune aime un sport, ça peut l’inciter à continuer ses études», explique-t-il.

«Or, certains ont du potentiel pour le football collégial», fait-il valoir. Ce mordu est l’homme qu’il faut à l’équipe, car Bernard Milette n’hésite pas à placer les joueurs dans des situations motivantes où ils sont avantagés et à leur fournir une foule de trucs qui leur permettent d’être meilleurs dans la pratique de leur sport et par ricochet, à l’école.

Parce qu’il connaît beaucoup de monde et qu’il a développé, durant ses années avec Molson, une véritable expertise en relations humaines avec le milieu des événements, Bernard Milette est devenu rapidement un mentor pour les organismes auprès de qui il travaille bénévolement. Une de ses implications préférées, c’est la Corporation des événements de Trois-Rivières dont il est un des administrateurs.

L’homme de 66 ans lève la main quand on a besoin de lui. En 2018, il a été choisi à titre de président de la campagne de financement de l’Arche Mauricie, un organisme voué au bien-être d’adultes présentant une déficience intellectuelle. C’était par sensibilité à la cause, car c’est une situation que vit le fils d’une amie de la famille.

L’organisation pouvait difficilement tomber mieux. Bernard Milette vend chaque année entre 450 et 500 loges à des gens de la Mauricie pour le Cirque du Soleil. Une bonne partie de ses acheteurs sont d’anciens clients ou d’anciens élèves. Il a expliqué la cause de l’Arche Mauricie à tous ceux et celles qu’il a sollicités pour l’achat d’une loge au Cirque du Soleil. «Ça a très bien été. C’était une pierre, deux coups. À 80 %, les gens ont répondu positivement», se réjouit-il.

Celui qui connaît tous les secrets de la négociation et du service à la clientèle se dit heureux de partager son expertise, mais il avoue qu’il en retire aussi beaucoup de bien. «Les gens de l’Amphithéâtre, c’est une belle équipe de permanents, de jeunes passionnés, travaillants et professionnels en qui on peut avoir confiance», dit-il. «On a fait beaucoup de projets extérieurs, cette année. Je les ai accompagnés de A à Z et ça a été une belle réussite», se réjouit-il.

Un des clous de son implication fut sa participation à l’organisation des festivités du 50e anniversaire des Diablos du Cégep de Trois-Rivières et à la création du futur Temple de la Renommée. «Les anglophones ont ça, ce sentiment d’appartenance», dit-il. C’est quelque chose qu’il souhaite donc créer du côté francophone.