Yves Turner

Le bénévolat, une question de coeur

Depuis plus de 20 ans, Yves Turner ne compte plus ses heures d'implication au sein de la communauté de Sainte-Ursule. Mais une chose est certaine, après plusieurs années à oeuvrer au sein de la municipalité et à être bénévole dans plusieurs organismes, le bénévolat est ancré dans le coeur de l'homme de 65 ans.
Cette notion d'entraide, Yves Turner la caresse depuis son plus jeune âge. «Venir en aide aux autres a toujours fait partie de moi. Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours aidé les autres. C'est d'ailleurs une valeur familiale qui m'a été transmise par ma mère puisqu'elle était prête à tout faire pour autrui, en se privant elle-même», avoue l'homme de 65 ans. 
Depuis de nombreuses années et encore aujourd'hui, M. Turner est à l'emploi de la Municipalité de Sainte-Ursule. 
En plus d'avoir été pompier, journalier, manoeuvre lors de travaux d'installation du réseau de distribution de l'eau potable de la régie d'aqueduc de Grand Pré à Sainte-Ursule, l'homme de 65 ans est aussi très impliqué comme bénévole au Noël du Pauvre de Sainte-Ursule depuis 29 ans, à la Croix-Rouge canadienne depuis 20 ans et lors des activités de la fête nationale du Québec.
En avril dernier, l'homme qui est connu de tous dans la municipalité de Sainte-Ursule a d'ailleurs reçu un certificat de la Croix-Rouge canadienne de la section MRC de Maskinongé pour souligner ses 20 ans de bénévolat auprès de l'organisme. 
«J'étais très content de recevoir cet honneur, car ça prouve qu'ils ont reconnu mon implication au fil du temps», souligne-t-il. 
Comme dans toutes ses implications bénévoles, l'homme de 65 ans prend à coeur son rôle au sein de la Croix-Rouge canadienne. «La majorité des bénévoles de la Croix-Rouge ne reste pas 20 ans auprès de l'organisme. Je suis un des seuls à avoir consacré autant d'années, mais pour moi, c'est normal, car je ne suis pas capable d'arrêter. Le chômage, je ne connais pas ça», soutient M. Turner. 
Récemment appelé à venir en aide aux sinistrés des inondations de la région lors du printemps dernier avec la Croix-Rouge, Yves Turner n'a pas hésité à mettre la main à la pâte avec ses confrères bénévoles.  
Même s'il garde une multitude d'histoires touchantes en tête au fil du temps, un événement précis est cependant bien gravé dans sa mémoire. «Ce qui m'a rendu le plus fier durant toutes ces années, c'est lorsque j'ai sauvé une jeune fille lors d'un accident de la route. Je m'en souviens comme si c'était hier», précise-t-il. 
Si la nature de son bénévolat se concentre principalement autour d'histoires tristes et lourdes en émotion, il n'est pas question pour lui de perdre son sang-froid. «Ma source de motivation est de pouvoir sauver plusieurs personnes. C'est certain qu'il faut avoir un bon moral, mais c'est surtout l'adrénaline qui embarque dans de telles situations.»
Malgré le temps qui passe, Yves Turner ne souhaite pas arrêter son bénévolat prochainement et souhaite poursuivre le plus longtemps possible. «Je ne peux pas arrêter mon bénévolat, car ça m'apporte beaucoup et ça me fait encore du bien. Même si c'est difficile de décrocher à 65 ans, je n'ai toutefois pas de regret et je recommencerais demain matin à m'impliquer autant», conclut-il.