La santé en plein air

LOUISEVILLE — «L’esprit de communauté est important. On est dans une petite région et c’est ce qui fait notre force, les gens se serrent les coudes. Ça donne le goût de faire des projets et de s’impliquer.»

Nicole Lebel a les yeux qui brillent et le sourire fendu jusqu’aux oreilles lorsqu’elle raconte son expédition en Équateur, une activité caritative réalisée par sept participants au profit de la Fondation Santé MRC Maskinongé. L’activité qui s’est tenue en janvier a permis d’amasser 32 000 $.

C’est avec l’idée de s’impliquer pour sa communauté que Mme Lebel a proposé cette activité de financement à la direction de la fondation en avril 2016. Passionnée de plein air et de yoga, la vice-présidente stratégie et consultante en branding de l’entreprise louisevilloise Kawabunga trouvait qu’une telle activité pouvait satisfaire son désir de se dépasser et de profiter d’un spectacle grandiose de la nature tout en aidant un organisme de son secteur.

«S’améliorer comme personne, sur une base régulière, c’est important pour moi. Quand tu penses que quelque chose est impossible et que tu le fais, c’est une source de fierté. Et tu contribues à ta communauté. Le cœur de l’histoire, c’est l’importance de miser sur un service de santé dans ton milieu» raconte Mme Lebel, mère de trois enfants.

Nicole Lebel a été membre du club Optimiste de Sainte-Ursule de 2006 à 2011. Elle a présidé le club en 2008. Elle s’est impliquée dans différentes activités, notamment lors du spectacle de clôture du 350e anniversaire de Louiseville en 2015. Mais le niveau d’engagement dans cette aventure était élevé: l’expédition exige une grande préparation physique et mentale. Quand on associe à cette expédition le devoir d’amasser de l’argent, le défi est encore plus grand.

Chaque participant avait l’objectif d’amasser un minimum de 4000 $ au profit de la fondation. La collecte de fonds a été un travail intense, mais en a valu le coup.

«Les compagnies qui donnent dans leur milieu sont déjà sollicitées. Le défi était de trouver de nouvelles sources de revenus. C’est difficile de cogner aux portes, de faire le suivi, de rappeler les gens. On a défriché et agrandi le bassin de donateurs. Mais ça a bien été. La réaction des gens était bonne.»

Cette mission d’amasser des fonds pour la Fondation s’ajoutait à l’obligation d’avoir une somme de 6000 $ par participant pour couvrir les frais personnels de cette expédition (billet d’avion, hébergement, nourriture, guide, etc.).

Mme Lebel est particulièrement fière d’avoir contribué à la caisse de la Fondation Santé MRC Maskinongé, car cet argent améliore les conditions de vie de ses concitoyens. L’achat d’une balançoire pour personnes en fauteuil roulant destinée aux résidents de la résidence Avellin-Dalcourt a été financé en partie par les fonds amassés par l’équipe d’expéditeurs. L’acquisition de deux appareils pour détecter une apnée du sommeil va se faire dans les prochains mois.

La nécessité d’amasser de l’argent, les efforts reliés à la préparation, l’exigence de marcher entre cinq et huit heures par jour en altitude, tous ces défis ont été relevés par Mme Lebel, son conjoint Francis Turenne, Michaël Lambert, Hélène Decoste, Andréanne Baribeau, Dominique Bouchard et Jean-François Morin. Vivre une telle expérience a créé des liens solides entre ces personnes dont la pleine contribution à l’aventure était essentielle à son succès, rappelle Mme Lebel.

«Tout le monde était solidaire. Dans ce genre d’expédition, tu donnes toujours ton maximum et les gens se tiennent. La soif d’aventure y est pour beaucoup. Le faire en gang, c’est différent. Tu fais vivre le projet plus longtemps. Et on a profité de chaque moment.»

Cette dernière croit que cette expérience va créer un effet d’entraînement incitant d’autres personnes à s’engager davantage au sein de sa communauté, elle la première. De plus, toute la visibilité découlant de l’expédition pourrait amener les gens à prendre soin d’eux un peu plus, avance Nicole Lebel.

«Nous, on est en mesure de s’entraîner, d’être des exemples de persévérance, de prendre soin de notre santé. C’est aussi de prévenir pour la santé. C’est encourager le monde à bouger. Marcher, c’est bon!»