Roger Lavergne

La fierté de faire rayonner la région

L’implication sociale, Roger Lavergne a ça dans le sang. Étudiant à l’école secondaire, il organisait le défilé de mode, mettait sur pied des conférences et il donnait un coup de main à la popote volante.

Devenu homme d’affaires, le Shawiniganais n’a pas ralenti la cadence, au contraire. Il s’est impliqué notamment dans la lutte contre le cancer, il a mis sur pied la Fondation Fusée avec ses frères.

Il s’est aussi fait remarquer par son désir d’organiser de grands événements. Cette passion s’est amorcée en 2005, quand il a orchestré un gala de boxe à l’aréna de Grand-Mère. «Je ne connaissais rien dans la boxe mais je voulais permettre à Patrice L’Heureux, un ami, de boxer chez lui. Cette soirée fut le point de départ», sourit-il.

Si ce premier gala avait été modeste, le second à l’aréna Jacques-Plante en 2006 fait encore jaser! Avec le championnat canadien des poids lourds à l’enjeu, et deux boxeurs de la région pour se le disputer, le vieil aréna de la rue Broadway était rempli à craquer. «C’est à la suite de ce combat que Martin Mondou m’a approché pour devenir actionnaire des Cataractes. J’y croyais, j’ai embarqué. Je ne me suis pas trop trompé, c’est une aventure extraordinaire.»

Cette aventure a permis à la région d’accueillir notamment le tournoi de la Coupe Memorial en 2012, la première classique hivernale de la LHJMQ deux ans plus tard. Les Cataractes ont de plus été impliqués dans deux finales de leur circuit. «On le fait pour faire triper les gens. À chaque fois qu’on arrive avec un projet, les gens embarquent. C’est très, très stimulant de travailler dans ce contexte.»

Lavergne est revenu à la boxe cette année. Le gala de février dernier a rassemblé 3500 personnes au Centre Gervais Auto, ce qui a permis aux Cataractes d’obtenir le combat tant attendu entre Simon Kean et Adam Braidwood le 16 juin. «Camille Estephan (le président d’Eye of the Tiger Management) m’a souligné plusieurs fois à quel point il est impressionné par la solidarité du milieu. Quand ça vient de quelqu’un de l’extérieur, c’est plaisant à entendre. Et ça prouve que de plus en plus, les gens acceptent de travailler en équipe dans la région, plutôt que d’entretenir de petites guerres inutiles. Si on veut se démarquer comme région, c’est exactement ce qu’il faut faire», lance-t-il. «Pour Kean-Braidwood, on a quand même battu au fil d’arrivée Montréal et Québec! Je pense qu’on peut être fier de ça.»

Les prochains mois s’annoncent tout aussi fertiles chez les Cataractes. En cette année de 50e anniversaire, les assises de la LHJMQ se déroulent à Shawinigan cette semaine, offrant plus de 800 nuitées à la Mauricie. Les Cataractes planchent également activement sur la troisième édition de la Classique hivernale de la LHJMQ, dont ils seront les hôtes l’hiver prochain.

«Il n’y a pas si longtemps, quand on entendait parler de la Mauricie, c’était pour notre taux de chômage. Ça fait du bien de voir que le refrain a changé, que nous sommes devenus une belle destination. Nous sommes fiers de notre travail, mais nous savons que nous ne sommes pas seuls: l’Amphithéâtre Cogeco, la Cité de l’énergie, les Aigles, le Grand Prix de Trois-Rivières contribuent aussi beaucoup au rayonnement positif de notre région. Il faut être fier de ce que nous avons développé, et s’encourager les uns les autres plutôt que d’essayer de se compétitionner. Plus l’esprit régional sera fort, plus on saura se démarquer.»