Jean-François Veilleux
Jean-François Veilleux

Jean-François Veilleux, amoureux de la cité de Laviolette

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Il est originaire de Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent, mais de toute évidence, son cœur a pris racine à Trois-Rivières dont il est tombé éperdument amoureux. Jean-François Veilleux, mordu d’histoire et de musique, s’implique partout où l’histoire de la cité de Laviolette peut être valorisée.

Âgé d’à peine 35 ans, notre Tête d’affiche est l’auteur d’un livre intitulé Les patriotes de 1837-1838 en Mauricie et au Centre-du-Québec publié en 2015. L’ouvrage fouillé de 300 pages lui aura valu quatre années de travail.

Détenteur d’une maîtrise en philosophie de la musique rock et métal et aujourd’hui doctorant en études québécoises, Jean-François Veilleux raconte qu’il a commencé à se passionner pour l’histoire du Québec grâce à son militantisme politique et à divers personnages qui l’ont marqué, dont l’ancien premier ministre Bernard Landry et Pierre Falardeau.

«Je voulais comprendre d’où l’on venait», explique-t-il. Les fêtes du 400e de Québec et du 375e de Trois-Rivières, en 2009, ont aussi contribué à alimenter sa passion.

C’est toutefois en 2011, lors d’un séjour pour ses études de baccalauréat en Normandie, berceau des Veilleux, que le jeune homme a compris jusqu’à quel point il avait soif d’histoire. «Ça m’a vraiment rapproché de nos origines françaises. Je suis allé à Dieppe, ville d’origine de mon ancêtre. Ça a fait un déclic. Je suis revenu de Normandie avec l’idée que l’histoire, c’est important», raconte-t-il.

Peu après le Printemps érable, Jean-François Veilleux est invité à siéger au conseil d’administration de la Société Saint-Jean-Baptiste, en 2012, où il s’occupe du comité souveraineté et patrimoine. «Ils ont vu que j’étais une personne engagée. J’aime la politique transpartisane», précise-t-il.

Il a d’ailleurs été signataire cofondateur du parti des Sans parti, avec Roméo Bouchard, cofondateur de l’Union paysanne, écologiste et militant environnementaliste. Cette rencontre le «stimulera encore plus», raconte-t-il.

Il profitera du travail imposant qu’il a consacré à son livre pour présenter de nombreuses conférences sur l’histoire de Trois-Rivières à divers organismes de la région.

Il a développé, avec la SSJB, «des recherches sur les patriotes locaux. On parle souvent de Montréal, mais on oublie qu’il y a eu des patriotes dans toutes les régions», fait-il valoir. Cela a donc mené, en 2015, à la rédaction de son premier livre qui ne sera pas le dernier, promet-il.

La SSJB lui confie aussi la rédaction des panneaux aménagés au parc Victoria de Trois-Rivières. C’est là que se déroule le rassemblement de la Journée des patriotes organisé chaque année par la SSJB.

Sa passion pour l’histoire du Québec, surtout celle de la région, permet à Jean-François Veilleux de donner également des cours à l’Université du troisième âge de l’UQTR pendant trois ans. «Je racontais 500 ans d’histoire en 10 cours», dit-il.

Pas étonnant qu’il ait été invité à faire partie du conseil d’administration de Patrimoine Trois-Rivières où il s’occupera bénévolement pendant trois ans, dès janvier 2020, de la Maison Rocheleau, un des plus anciens bâtiments de l’est de la ville.

Dès qu’il est question d’histoire, Jean-François Veilleux lève la main. C’est pourquoi il s’est impliqué dans la venue à Trois-Rivières du Congrès 2019 de la Fédération Histoire Québec, une première en 25 ans, au cours de laquelle il s’est occupé d’organiser la programmation, les visites guidées par l’historien Daniel Robert et la venue des conférenciers.

En collaboration avec Appartenance Mauricie, Jean-François Veilleux a assuré la direction de deux chapitres du magnifique ouvrage Trois-Rivières, son histoire en photos, 1865-2018.

Depuis dix ans, dit-il, il lit un livre par semaine et 90 % d’entre eux portent sur le Québec.

Malgré toutes ses implications, notre Tête d’affiche siège au conseil d’administration de la Fondation de la SSJB de même qu’au conseil d’administration de l’Association générale des étudiants de l’UQTR, depuis cinq ans, où il représente les cycles supérieurs.

Chaque mois, il écrit également un article dans la Gazette de la Mauricie. La musique occupe une place importante dans sa vie puisqu’il fait partie du groupe métal traditionnel MôdiVerra!.