Yves Gabias

«Je crois énormément à l’œuvre d’Albatros»

Yves Gabias est un de ces bénévoles qui n’aiment pas du tout se mettre à l’avant-plan malgré toutes ses implications sociales. S’il accepte d’être notre Tête d’affiche, c’est surtout pour donner un coup de pouce à l’organisme dont il occupe la présidence depuis 1997, la Fondation Albatros.

C’est que le réputé centre de soins palliatifs est à l’aube d’une campagne majeure de financement qui lui permettra de faire l’acquisition d’un nouveau lieu d’hébergement pour les personnes en fin de vie. Le nombre de lits passera alors de 6 à 10. On comprend aisément que ce bénévolat, pour lui, est actuellement presque une implication à plein temps.

«Je crois énormément à l’œuvre d’Albatros», plaide-t-il.

Yves Gabias ne se cache pas qu’il aime mettre son sens de l’organisation au service des autres. Il a, par exemple, consacré huit années à la direction et à la vice-présidence du Centre hospitalier Saint-Joseph.

Aujourd’hui retraité, l’ancien directeur des équipements de l’UQTR jouit d’une quantité impressionnante de contacts et de bons amis qu’il n’hésite pas à mettre à profit lorsque des besoins se font sentir dans la communauté trifluvienne. Beaucoup de ses contacts lui viennent du milieu sportif.

Secrétaire de la Corporation des Patriotes pendant trois ans pour soutenir les étudiants athlètes, puis président de la Corporation du sport universitaire et amateur pendant huit ans, Yves Gabias est un mordu du sport. «J’ai été instructeur de hockey au Séminaire Saint-Joseph quand j’étais à l’Université. Puis je me suis beaucoup occupé du hockey universitaire», raconte-t-il. L’idée était de trouver de l’argent pour les joueurs, «pour aider les équipes de hockey, dit-il. «Pour avoir du succès, là-dedans, il faut être capable de s’entourer des bonnes personnes», fait-il valoir.

Or, trouver de l’argent, organiser et s’entourer des bonnes personnes sont là quelques moyens qu’Yves Gabias a de la facilité à déployer pour soutenir diverses causes. Depuis 2012, notre Tête d’affiche soutient par exemple l’école Saint-Paul de Trois-Rivières. «Quand ils ont des projets et qu’ils ont besoin d’argent, je vais en chercher. J’ai des amis qui m’aident là-dedans», souligne-t-il. «À un moment donné, ils ont fait un programme en informatique. Ça leur prenait de l’argent alors j’ai ouvert des portes. Je fais un peu comme avec Albatros. Je vends le projet à des gens», raconte-t-il. «Cette école a de l’argent pour certaines choses», dit-il, mais il existe de nombreux besoins qui ne sont pas comblés. Chaque année, Yves Gabias s’entend donc avec la directrice de l’école pour voir, justement, quels sont les besoins matériels qui permettraient aux élèves de mieux réussir et dont ils ne disposent pas pour commencer leur année scolaire, qu’il s’agisse de règles, cahiers, crayons ou autres. «L’an passé, la commande totalisait 1300 $», dit-il. «Alors, j’appelle des chums et ils fournissent et je m’organise avec la Coopérative de l’Université qui fait un rabais et qui donne ça», explique-t-il.

Yves Gabias confie qu’il a «toujours été gâté par la vie».

«Quand on était jeune, nos parents nous ont toujours montré à donner aux autres. On était sept à la maison. Il fallait partager», fait valoir l’aîné des garçons Gabias.

Yves Gabias explique qu’il n’a jamais cherché de lui-même à servir une cause en particulier. «Ça a toujours été des hasards ou des concours de circonstances», dit-il, qui l’ont amené à s’impliquer dans une organisation. Bref, on est chaque fois venu le chercher.

C’est donc un de ses contacts qui l’a poussé vers la présidence, pendant trois ans, de l’Association des gestionnaires de parcs immobiliers institutionnels qui regroupe des universités, hôpitaux et commissions scolaires du Québec. Cette implication exigeait de l’organisation «et j’ai toujours aimé en faire», plaide-t-il.

Yves Gabias a également occupé, dès 1990 et pendant quatre ans, le poste de président de la Société d’habitation du Québec, une implication qui lui a permis de se pencher notamment sur la question des logements sociaux, un autre dossier qui lui tenait à cœur.