Gaston Desrochers

«Je choisis mes combats»

Trois-Rivières — Tournois-bénéfices de golf, Kiwanis, Maison Jean-Lapointe, Diablos, Fondation des amis des Estacades, football juvénile, Croix-Rouge et la liste continue. Gaston Desrochers est un semi-retraité fort occupé et même si l’éventail de ses implications bénévoles est large, «je choisis mes combats», assure-t-il.

Notre Tête d’affiche a une sensibilité toute particulière envers les jeunes et même envers son alma mater, l’Académie des Estacades. Il compte en effet parmi les 2400 élèves qui ont commencé à fréquenter cet établissement, en 1970. «J’ai toujours adoré cette école-là», confie-t-il. Ce mordu des sports faisait alors partie de l’équipe de hockey les Barons. Lors du 25e anniversaire des Estacades, il avait tenu à prendre part à l’organisation des festivités. L’an prochain, ce sera le 50e anniversaire et il entend bien contribuer une fois de plus à souligner l’événement. En plus des retrouvailles, il veut organiser une activité dont les profits iront à la Fondation des amis des Estacades. Membre du conseil d’administration de l’organisme, Gaston Desrochers signale que la Fondation soutient les élèves via le sport-études, l’achat de livres scolaires et de vêtements pour ceux qui, dans l’école, sont moins bien nantis.

Issu d’une famille de neuf enfants, Gaston Desrochers a de qui retenir. Ses parents étaient fondateurs de la Garde Sainte-Cécile et la famille a pris sous son aile bien des parents et amis au fil des ans. «On était souvent 12 ou 13 dans la maison», se souvient-il. Le bénévolat entre donc dans sa vie dès l’âge de 9 ans. Sa première implication est idéale pour un jeune garçon puisqu’il était ramasseur de bâtons pour les Aigles. Par la suite, j’ai travaillé pendant 20 ans chez Molson. C’est là que ça a commencé», dit-il.

Gaston Desrochers fait en effet la connaissance de Jérôme Cotnoir et d’André Pleau, deux hommes d’affaires et athlètes réputés de la région. Ce dernier se sent inspiré par les implications bénévoles des deux hommes qui, tout comme ses parents, lui ont donné le goût de donner du temps à diverses causes. «Je veux redonner aux autres. Chez nous, on a toujours mangé trois fois par jour», dit-il, reconnaissant. «Avec les contacts que j’ai développés au fil du temps, si je peux aider les gens, ça me fait plaisir. J’aime ça», dit-il.

Ce sens du partage, il l’a poussé très loin au point où, en 2003, il a accepté de faire un don de sa moelle osseuse à son frère qui luttait contre le cancer. En dépit de ce sacrifice, son frère est décédé un an plus tard. Gaston Desrochers, malgré les explications rassurantes du médecin, croit que tout est de sa faute. Il restera un an à l’écart de tout à ruminer sa peine, lui qui consacrait tant de temps à aider les autres.

Malgré la rude épreuve, Gaston Desrochers a fini par rebondir comme il l’a déjà fait dans le passé. «Je suis sobre depuis 26 ans», souligne celui qui s’est également impliqué dans la Fondation des anciens de la Maison Jean-Lapointe.

Notre Tête d’affiche donne temps et énergie là où on a besoin de lui. Membre Kiwanis pendant 15 ans, il a organisé pendant 10 ans, de 1983 à 1993 avec le journaliste sportif André Côté, un tournoi de golf portant leur nom et qui a permis d’amasser quelque 60 000 $ pour les oeuvres du Kiwanis à Cap-de-la-Madeleine. Ces dernières venaient en aide aux jeunes, aux aînés et aux K-Clubs, ces clubs de jeunes bénévoles en milieu scolaire.

Son attachement envers son ancienne municipalité de Cap-de-la-Madeleine n’est surpassé que par sa sympathie envers la jeune génération.

Depuis 8 ans, Gaston Desrochers est gérant d’équipement, dont trois ans pour les Diablos et cinq ans au football juvénile des Estacades, une implication pour laquelle il reçoit des frais de déplacement. Il est également surveillant d’élèves aux Estacades et travaille aussi dans une maternelle de la région où il aide aux dîners des enfants.