Louise Labbée

«J’aime les gens»

BÉCANCOUR — Louise Labbée, c’est ce genre de personne qui carbure au bénévolat. «J’aime les gens», dit-elle.

Grande bénévole de la Ville de Bécancour (1998), médaillée du Service méritoire de la Croix-Rouge du Québec (2001), médaillée du Lieutenant-gouverneur du Québec (2017), vice-présidente du Centre de la Biodiversité, présidente de l’APPUI pour les proches aidants, ancienne conseillère municipale à Bécancour, ancienne marguillière, Fille d’Isabelle, on ne compte plus les implications de cette dame et les honneurs reçus pour l’aide apportée aux bonnes causes dans son milieu.

Cette mère de deux fils et grand-mère d’une petite-fille de 8 ans avoue que les heures de bénévolat qu’elle cumule ont été une source d’enrichissement pour elle, non pas sur le plan monétaire, bien entendu. «Chaque défi me fait grandir», explique-t-elle. Je prends de l’expérience et je gagne en maturité. «Il y a toujours un retour quand on donne», fait-elle valoir.

Louise Labbée raconte qu’elle a toujours été comme ça. Enfant, on l’avait élue présidente de classe et présidente d’école. Très vite, elle s’implique dans l’équipe diocésaine de la Jeunesse étudiante chrétienne. Les gens étaient portés à aller vers elle et à se confier à elle. C’est peut-être, croit-elle, à cause de sa neutralité.

«Mon père me disait qu’il y a toujours deux côtés à une médaille», raconte-t-elle. «C’est un principe que j’ai toujours suivi», dit-elle. Quand on venait lui confier un problème, elle allait donc voir l’autre partie aussi pour tenter d’arranger les choses. Ce côté médiatrice lui est resté toute sa vie.

«Aider les gens, c’est ce qui me motive», dit-elle, «et je ne retourne jamais où je suis déjà passée», explique-t-elle. C’est ce qu’elle a fait, entre autres, dans son mandat de conseillère municipale qui aura duré de 2003 à 2009 en compagnie du maire, à ces dates, Maurice Richard, qu’elle considère comme son ami et dont les toiles ornent depuis les murs de sa maison.

Louise Labbée reconnaît l’influence majeure que son enfance a eue sur la personne qu’elle est devenue. Dans sa jeunesse, c’était la tradition, le dimanche, d’aller en bateau sur le fleuve en famille et de pique-niquer tout le monde ensemble sur l’Île aux Sables, un endroit au bord du fleuve dans le secteur Sorel et Berthier dont les plus âgés se souviendront. C’est dans ce cadre-là que Louise Labbée a commencé à développer un attachement pour la nature, d’où son intérêt pour le Centre de la Biodiversité. Cette belle partie de son enfance, elle aimerait que les jeunes aussi puissent en bénéficier.

Le gagne-pain de son père a obligé sa famille à déménager à plusieurs reprises dans des villes différentes.

Ce que certains verraient comme un drame, Louise Labbée l’a plutôt perçu comme un moyen d’apprendre à se faire des amis rapidement et facilement.

Mme Labbée est partout où ses services sont appréciés à Bécancour, en particulier dans le secteur Gentilly, où elle habite. Elle fait notamment partie de l’équipe de rédaction du mensuel L’Écho de mon clocher qui tire à 1400 exemplaires depuis 12 ans. Le public apprécie cette publication dont l’objectif est de les informer sur des points d’intérêts très locaux. «Je pense que ce que les gens aiment le plus, c’est la section des potins», fait-elle remarquer. «L’idée, c’est de se réseauter», explique-t-elle.

Cette infatigable bénévole fait aussi beaucoup pour les aînés, ce qui lui a d’ailleurs valu la Médaille du Lieutenant-gouverneur. Dès 2004, elle a commencé à s’impliquer au sein de la Table locale de concertation des personnes aînées de la MRC de Bécancour et en 2017, elle accepte la présidence de l’APPUI, organisme qui s’adresse aux proches aidants d’aînés du Centre-du-Québec. «J’étais consciente du travail que cela impliquerait, mais je voulais améliorer la condition de vie des aînés», fait-elle valoir.

Malgré les heures incalculables de bénévolat qu’elle a pu faire au cours de sa vie, Louise Labbée met sa famille en priorité. C’est un autre sage conseil qu’elle n’a jamais regretté de suivre.