Rachel Frigon

«J’ai de l’énergie à donner»

On ne sait trop par quel bout il faut s’y prendre pour bien présenter Rachel Frigon. Malgré son jeune âge, elle croule sous les médailles, les bourses et les honneurs. Sa liste d’implications a de quoi remplir une pleine page. Mère de deux jeunes enfants, associée dans une entreprise avec son mari, notre Tête d’affiche est une véritable dynamo. «J’ai de l’énergie à donner», dit-elle.

Rachel Frigon est ce genre de personne qui possède le secret des journées qui comptent plus de 24 heures. Elle avait à peine 12 ans lorsqu’elle a cessé de passer ses vacances d’été à la maison familiale. C’est à cet âge, en effet, qu’elle s’inscrit chez les cadets, Escadron 14 de Shawinigan. Elle ne manque jamais l’occasion d’aller suivre des camps de perfectionnement, même si certains se passent dans d’autres provinces canadiennes.

Elle n’a que 16 ans lorsqu’elle s’enrôle finalement dans l’Armée de terre. «Mon rêve était de devenir policière», dit-elle. Malgré une moyenne élevée à l’école, ça ne fonctionne pas. «Alors, je suis partie pendant six mois dans l’Ouest canadien avec mon sac à dos avec une autre fille», dit-elle. Objectif: aller à la découverte de soi.

Ce petit bout de sa jeunesse donne une idée de sa personnalité dynamique, marquée par une soif insatiable d’apprendre et de vivre des expériences. À 18 ans, elle suit une formation à Montmagny dans le but de devenir animatrice de radio. Elle obtiendra vite un poste à Lac-Mégantic. Se sentant bien seule derrière le micro, Rachel Frigon comprend tout de suite qu’elle préfère de loin travailler directement avec les gens. Elle demande alors à être transférée aux ventes. Elle revient à Shawinigan et travaillera chez TC Média pendant 11 années, dont plusieurs dans des postes de direction.

Tout au long de ce cheminement qui la fera aboutir à devenir associée dans l’entreprise Attractif, à Shawinigan, avec son conjoint, Rachel Frigon accordera beaucoup d’importance au bénévolat. Adolescente, elle fait la cuisine pour la Tablée populaire et effectue de nombreuses tâches pour les personnes âgées.

À 20 ans, elle réalise son rêve de prendre part à la Classique internationale de canots. Elle fait alors partie de la première équipe de femmes en rabaska, les Maudites, qui créera un engouement du côté féminin dès l’année suivante.

Elle est membre de nombreux conseils d’administration et a accepté la présidence d’honneur de plusieurs organisations: fibrose kystique, Leucan, Défi des Têtes rasées, Héma Québec, Nez rouge et Ruban rose. Un de ses bons coups fut la création d’un calendrier au profit du Centre du sein de Shawinigan, un geste qui a rapporté en moyenne 6000 $ par année pour cette œuvre, pendant 4 ans. «Cet argent a permis de créer un emploi et d’ouvrir le centre en été», souligne avec fierté celle qui est également marraine d’honneur du souper des chefs de la Société canadienne du cancer 2019.

Les honneurs qu’on lui a décernés se cumulent. Il y a d’abord eu la Médaille Lord Strathcona, la plus haute décoration remise à un cadet. Puis elle a reçu le prix international du Duc d’Édimbourg pour le bénévolat réalisé quand elle était jeune adulte. Doit-on s’étonner que son énergie rejaillisse également sur son entreprise qui, l’an dernier, a remporté le prix Nouvelle entreprise de l’année au Gala de la Chambre de commerce et d’industrie de Shawinigan et il y a deux semaines, a raflé une bourse de 25 000 $ du ministère de l’Économie et de l’Innovation?

Rachel Frigon ne cache pas qu’elle a toujours eu un intérêt pour les autres et ce qu’ils font, au point de faire certaines expériences parfois hors du commun, comme de participer au concours Miss Univers, volet québécois, où elle fut finaliste.

Mme Frigon a également fait honneur à son entreprise en remportant une des cinq places à l’événement South by Southwest qui regroupait au Texas plus de 400 000 participants, en mars, où elle a pu développer son marché.

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L’équilibre par le bénévolat

Trois-Rivières — François Lovinsky voit son implication comme une façon de garder son équilibre. Préposé aux bénéficiaires de profession, il admet que son travail lui demande une énergie surhumaine que le bénévolat contribue à renouveler. Pas étonnant que le sympathique monsieur consacre quelques-uns de ses congés à la Fondation RSTR, cause pour laquelle il se dévoue corps et âme. «Mon employeur me dit: «c’est correct, on aime avoir un employé qui s’implique!»», raconte-t-il avec un regard fier.

C’est par un heureux hasard qu’il a mis les pieds dans les locaux de la Fondation pour la première fois, il y a sept ans. Une conversation avec des membres de l’équipe en place l’a convaincu de s’impliquer. Depuis, son nom fait illuminer les visages du personnel de la Fondation parce que François Lovinsky est un pilier sur lequel ils peuvent toujours compter. Il ajoute sa participation aux diverses collectes de fonds de l’organisme, dont celles sur le coin des rues, le Movember ou l’activité serveur d’un soir, par exemple. Le Trifluvien concède qu’au chapitre des bénéfices qu’il retire de ce dévouement pour la cause de la santé, il y a l’opportunité de «voir plusieurs facettes du milieu».

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Briser l’isolement des aînés

Shawinigan — Huguette Béland est la présidente d’un club de la Fadoq dans le secteur Grand-Mère depuis 18 ans. Ce dernier compte 800 membres de 50 à quelque 90 ans. Son dynamisme est impressionnant. Des activités y sont présentées tous les jours de la semaine, week-ends compris. Ouvert en 1992, le club est propriétaire de sa bâtisse.

Pour Huguette Béland, assumer la coordination du Club Sérénité, fondé en 1992, est presque un emploi à plein temps. Elle y consacre en moyenne 30 heures par semaine tout à fait bénévolement, souvent à son bureau, décoré avec goût de souvenirs ramenés d’Afrique, où elle a passé, toute jeune maman, 6 ans avec son mari et sa fille sous la direction de l’ACDI.

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S’impliquer pour faire une différence

Saint-Tite — Quand on goûte une fois au Festival western de Saint-Tite, c’est difficile de ne pas y revenir. Du moins, c’est la réalité pour Hugues Carpentier. Le Shawiniganais portera fièrement cette année le chapeau de président de la 52e édition du Festival western, qui se déroule du 6 au 15 septembre. Une implication énorme, mais qui allait de soi pour celui qui a l’habitude de donner de son temps à de nombreuses organisations du Centre-de-la-Mauricie et de Mékinac.

Hugues Carpentier évolue dans l’entourage du Festival western depuis près de 10 ans. D’abord comme bénévole aux bars et à l’espace VIP, il est devenu membre du comité organisateur de l’événement en 2015, puis vice-président l’année dernière. Accepter la présidence était devenu quelque chose de naturel pour lui, étant donné l’évolution de son implication dans l’organisation.

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Valérie Therrien: à la défense du tourisme et de la culture

TROIS-RIVIÈRES — Lorsqu’elle voyage dans le monde durant ses vacances, Valérie Therrien ne manque jamais de visiter les musées et les marchés publics. La dynamique directrice du Musée POP est constamment à l’affût d’idées nouvelles qui pourraient plaire ici.

Détentrice d’un MBA, notre Tête d’affiche a aussi fait des études en tourisme et hôtellerie. La culture l’allume. «C’est le bonheur que ça procure, la joie», explique-t-elle. C’est un moyen «de faire plaisir aux gens. Les gens qui viennent nous voir, c’est parce qu’ils en ont envie», dit-elle. Le musée est un endroit «où l’on peut apprendre des choses en s’amusant.»

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«On ne laisse pas un milieu qu’on aime»

Saint-Léonard-d’Aston — Le Nouvelliste avait rendez-vous avec le Dr Richard Proulx, notre Tête d’affiche de cette semaine. Le populaire médecin de la Coop Solidarité santé de Saint-Léonard-d’Aston est retardé de plus d’une demi-heure. «Il part à l’instant de Drummondville», indique la secrétaire de la clinique. C’est qu’il était en visite chez un patient... à domicile.

Oui, ça existe encore, des médecins qui se rendent à domicile. C’est une très grande rareté, toutefois, surtout lorsque, comme lui, on prend soin de 2500 patients. Le Dr Proulx est dans ses dossiers la semaine, parfois le soir et même quelques heures les week-ends.

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L’alphabétisation au cœur d’une vie

TROIS-RIVIÈRES — Les sœurs Sylvie et Marie-Josée Tardif sont bien connues du public pour leur dévouement envers l’organisme COMSEP, fondé en 1986. Ce que les gens savent moins, c’est que COMSEP a aussi été créé par Michelle Plante, cette année-là. L’idée avait d’ailleurs germé entre elle et Sylvie Tardif alors que les deux jeunes femmes travaillaient toutes deux en alphabétisation dans Lanaudière.

Le rêve de revenir à Trois-Rivières pour y fonder un organisme d’alphabétisation conscientisante est devenu rapidement une mission de vie qui a été rendue possible grâce à beaucoup d’entraide et de détermination.

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Dédier sa vie aux personnes dans le besoin

TROIS-RIVIÈRES — Michel Prescott a soufflé, en juillet dernier, ses trente bougies de bénévolat et d’intervention au Centre Le Havre de Trois-Rivières, ce qui fait de lui le doyen de l’organisme. Portrait d’un homme pour qui l’implication sociale n’a plus de secret.

Bénévolat auprès d’enfants malades, visites de résidents à l’hôpital Cooke, organisation d’activités pastorales... M. Prescott accumule les expériences d’implication sociale depuis une quarantaine d’années. «Pour moi, c’est plus que du bénévolat, ce sont des contacts humains», lance celui qui détient une formation en travail social.

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La communauté, cette autre famille

Baie-du-febvre — La Ferme Pays-Brûlé de Baie-du-Febvre est une affaire de famille. Sylvain Lefebvre, son propriétaire depuis 1990, a pris la relève de son père, qui avait lui-même repris les rênes de la ferme laitière pour suppléer au grand-père. Et son fils Charlie est celui qui se prépare à prendre les commandes de l’entreprise agricole. La taille de l’exploitation demeure modeste. L’ambition ici se mesure à l’aune du bonheur des générations qui se succèdent.

Les valeurs familiales qui dictent le rythme de vie de Sylvain Lefebvre trouvent leur prolongement naturel dans la communauté. Aussi, quand l’agriculteur quitte un moment les activités qui l’occupent dans les champs du chemin du Pays-Brûlé, c’est souvent pour aller prêter main-forte au village. Les occasions sont nombreuses. Le bénévolat fait en quelque sorte office de vie sociale dans la municipalité qui borde le sud du lac Saint-Pierre. Et M. Lefebvre est toujours de la partie, quitte à retarder un peu les récoltes, se résigne sa compagne, Marcelle Trottier.

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Laurianne Bacon: avoir le cœur sur la main

SAINT-ADELPHE — Orthophoniste de jour, bénévole de soir et de fin de semaine: Laurianne Bacon a un quotidien assez chargé. Pourtant, elle ne peut se passer des bienfaits que l’implication sociale lui procure. Depuis dix ans, elle se plaît à s’engager dans différents comités avec la conviction de dynamiser sa municipalité.

Laurianne Bacon a eu l’appel du bénévolat dès son arrivée à Saint-Adelphe. À la suite de son déménagement, elle voulait trouver un moyen pour s’intégrer rapidement dans son nouveau milieu. Déterminée plus que jamais, elle s’est donc lancée dans cette aventure avec beaucoup de conviction.

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Ghislaine Beaudry: faire briller l’histoire de l’Acadie

BÉCANCOUR — Ghislaine Beaudry a toujours été une femme de tête. Maintenant à la retraite, elle s’est donné une mission, celle de faire rayonner le patrimoine acadien de la région. Un projet n’attend pas l’autre pour cette bénévole qui souhaite partager tout son amour pour l’histoire de ces bâtisseurs.

C’est avec les yeux brillants et le sourire aux lèvres que Mme Beaudry transmet sa passion pour le peuple acadien. L’histoire de ces pionniers l’anime et la résilience de ce peuple la fascine. Mme Beaudry cultive depuis longtemps cet intérêt pour le passé de ces ancêtres. Native de Trois-Rivières, elle est arrivée à Saint-Grégoire à l’âge de six ans. Passionnée par l’histoire, elle a décidé de se renseigner sur le vécu des Acadiens et leur contribution régionale. À partir de ses recherches, elle a développé un profond attachement envers ces êtres d’exception.

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«Le bénévolat me donne de l’énergie»

Notre-Dame-du-Mont-Carmel — Juste à côté de la maison de Claudiane Gélinas, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, il y a une petite grange. Le caquetage des poules qui attendent patiemment leur ration de retailles de légumes s’entremêle au criaillement de faisans. Une chèvre se mêle, parfois avec insistance, de leur conversation.

Nous sommes accueillis par une chienne douce et sociable tandis que dans une cage située dans la cuisine, une lapine réclame elle aussi son déjeuner.

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Être partout, tout le temps

Bécancour — Qu’il soit question de protéger l’environnement, de lutter contre la discrimination, contre la pauvreté ou le cancer, Béatrice Marcotte lève toujours la main.

La jeune finissante de 5e secondaire à l’école La Découverte de Saint-Léonard-d’Aston est partout, tout le temps, quand c’est pour une bonne cause.

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L’homme derrière le Sentier

Trois-Rivières — Sa voiture est remplie de pièces de bois, de vis, sécateurs, scies, haches et autres outils. Jacques Goulet part dans le bois pour la journée avec son bagage et ne reviendra que le soir venu. C’est souvent comme ça, du printemps à l’automne. En compagnie de quelques bénévoles, il se rend en direction du Sentier national de la Mauricie. Il y a des ponts à réparer, des arbres tombés à débiter, des trous à combler sur le chemin. Il y a aussi le balisage à entretenir.

C’est d’ailleurs un des sentiers les mieux balisés au Québec, s’est fait dire le bénévole qui en prend grand soin depuis une douzaine d’années. Le Sentier national de la Mauricie est l’organisme gestionnaire du magnifique trajet de plus de 100 km qui se spécialise dans la randonnée pédestre et la pratique de la raquette, en hiver. Jacques Goulet, c’est son homme-orchestre bénévole.

Actualités

Par amour pour les enfants

Shawinigan — Lorsqu’elle se rend à Montréal avec ses quatre enfants de 11 à 16 ans, Sabrina Nimour apporte toujours avec elle quelques repas qu’elle offre aux itinérants. «Mes enfants m’ont demandé pourquoi je faisais ça. Je leur ai répondu que ces itinérants ont déjà été des petits enfants qui ont été bercés par une maman. Si ces gens dans le besoin avaient été mes enfants, j’aimerais bien que quelqu’un pose un beau geste à leur endroit.»

Si c’était possible, Sabrina Nimour serait la mère affectueuse de tous les enfants du monde. Tous les matins, du lundi au vendredi, la jeune femme aux racines algériennes se lève à 5 h et se rend au sous-sol de l’école Immaculée-Conception de Shawinigan. Cette école accueille des enfants de la maternelle 5 ans à la 6e année, mais aussi une classe d’adaptation scolaire pour ceux et celles qui ont des difficultés graves d’apprentissage.

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«Je choisis mes combats»

Trois-Rivières — Tournois-bénéfices de golf, Kiwanis, Maison Jean-Lapointe, Diablos, Fondation des amis des Estacades, football juvénile, Croix-Rouge et la liste continue. Gaston Desrochers est un semi-retraité fort occupé et même si l’éventail de ses implications bénévoles est large, «je choisis mes combats», assure-t-il.

Notre Tête d’affiche a une sensibilité toute particulière envers les jeunes et même envers son alma mater, l’Académie des Estacades. Il compte en effet parmi les 2400 élèves qui ont commencé à fréquenter cet établissement, en 1970. «J’ai toujours adoré cette école-là», confie-t-il. Ce mordu des sports faisait alors partie de l’équipe de hockey les Barons. Lors du 25e anniversaire des Estacades, il avait tenu à prendre part à l’organisation des festivités. L’an prochain, ce sera le 50e anniversaire et il entend bien contribuer une fois de plus à souligner l’événement. En plus des retrouvailles, il veut organiser une activité dont les profits iront à la Fondation des amis des Estacades. Membre du conseil d’administration de l’organisme, Gaston Desrochers signale que la Fondation soutient les élèves via le sport-études, l’achat de livres scolaires et de vêtements pour ceux qui, dans l’école, sont moins bien nantis.

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1,5 million de photos

Trois-Rivières — Si vous suivez les Aigles de Trois-Rivières et que vous voyez votre binette apparaître sur leur page Facebook, il y a de fortes chances que la photo ait été prise par Gilles Joubert.

L’enthousiasme de notre Tête d’affiche pour les sports n’est surpassé que par sa passion pour la photographie. «Je ne prends pas de photos d’action», s’empresse de préciser l’homme de 90 ans qui préfère laisser cette tâche aux photographes du Nouvelliste. «Ce que j’aime, c’est photographier la foule», dit-il.

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Un savoir au service de la région

TROIS-RIVIÈRES — L’organisme GROUPÉ a été fondé dans la région par un groupe d’entrepreneurs visionnaires. L’idée générale avait été lancée par un professeur de l’UQTR, Frédéric Laurin, en 2013. C’était lors d’une conférence livrée à la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières. Non content de lancer cette suggestion, il s’est impliqué dans le projet, à titre de professeur, mais également à titre personnel.

M. Laurin avait initialement proposé la création d’une grande agence de développement économique régionale. Le milieu économique a rapidement pris la balle au bond. En 2013, la région vivait en effet la fermeture de Gentilly-2. Il y avait beaucoup de fermetures d’entreprises et un taux de chômage très élevé. «Il fallait qu’on pense à quelque chose», se souvient-il. «C’était vraiment très gris.» Le professeur Laurin avait alors construit un indicateur de performances économiques régionales démontrant que la Mauricie était alors au dernier rang avec la Gaspésie.

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Laisser le monde un peu meilleur qu’il ne l’était

Saint-Boniface — Comme la très grande majorité de nos Têtes d’affiche, Alain Gélinas est un bénévole dans l’âme depuis sa tendre enfance. Dans son cas, ce grand désir de venir en aide à son prochain a pris de nombreux visages au cours de sa vie, notamment celui d’un chef scout. Dans sa meute, on l’appelait Kaa, le grand serpent du Livre de la jungle.

Infirmier pendant 38 ans, dont 20 ans dans un bloc opératoire, Alain Gélinas (à ne pas confondre avec son homonyme qui préside la Coalition d’aide aux victimes de la pyrrhotite), s’est impliqué dans le scoutisme lorsque l’aîné de ses quatre enfants a eu 9 ans. Voyant qu’il manquait de monde pour animer les jeunes louveteaux, il n’a pu résister à l’appel. Le foulard de Baden-Powell ne le quittera jamais plus par la suite.

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S’investir sur tous les fronts

Brasser des affaires – de grosses affaires! – est le lot quotidien de Jean Pellerin. Œuvrant pour Valeurs mobilières Desjardins depuis une vingtaine d’années, il dirige aujourd’hui quatre succursales de l’institution de gestion de placements en bourse. On devine l’effervescence de son emploi du temps. Or, c’est lorsqu’il évoque son implication à Moisson Mauricie que celui qui navigue dans la haute finance depuis plus de trois décennies s’anime et que son discours s’enflamme. Parler ici de passion n’a rien du cliché.

Si la vie professionnelle de Jean Pellerin lui fait côtoyer la frange la plus privilégiée de la société, son travail (bénévole) à Moisson Mauricie le met en contact avec les moins fortunés. Il ne s’embarrasse pas pour autant de sentiments de pitié. C’est avec ces derniers qu’il se sent le plus à l’aise, si l’on insiste pour comprendre comment il arrive à conjuguer ses «deux vies».

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Voir le monde et le recevoir

Les racines de Normand Gagnon pénètrent profondément dans le sol de Fortierville. L’homme n’en a pas moins les horizons larges. C’est que le descendant d’une lignée d’agriculteurs a beaucoup roulé sa bosse et a rencontré pas mal de monde.

Jeune adulte, M. Gagnon se fait marin. Il gagne sa vie sur le fleuve et les Grands Lacs. Il participe notamment au chantier du pont-tunnel Lafontaine reliant Montréal à la Rive-Sud. Il découvre que le contact de l’autre, quel qu’il soit, est une richesse. Blancs, noirs, bruns, nous sommes tous humains, philosophe-t-il.

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Le feu sacré de l’engagement

TROIS-RIVIÈRES — L’engagement bénévole fait un peu partie de l’ADN de François Lemay-Adam. Il faut dire qu’il a grandi au milieu de beaucoup de monde. Son père est Chevalier de Colomb et les occasions d’aller au-devant des autres sont autant d’activités qui se vivent en famille. Pour le jeune garçon, la communauté est un point de repère naturel.

À son entrée à l’école secondaire L’Escale, François s’implique dans l’équipe technique de l’auditorium. Le parascolaire lui offre ainsi la chance d’embrasser une cause à lui et d’apprivoiser les rouages du travail d’équipe. Son et lumière, il est de tous les événements. D’abord à rouler les fils, puis à apprivoiser chaque interrupteur de l’endroit. Bientôt, le lieu n’a plus de secrets pour lui. Il installe, démonte et s’assure que tout tourne rondement. Encore maintenant, quelques années plus tard, on l’appelle parfois en renfort. Son numéro est au mur, si un pépin surgit...

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S’engager au travail et dans la communauté

Il y a ceux qui mènent une carrière de prestige. Il y en a qui rayonnent par leur engagement dans la communauté. Johanne Hinse s’inscrit dans les deux catégories à la fois. Les heures de travail sont évidemment au rendez-vous. Mme Hinse ne s’en plaindra jamais. Il y aura toujours la fin de semaine et le chalet pour se ressourcer, fait-elle valoir. «C’est les gens les plus occupés qui sont les plus engagés», soutient-elle.

Dans sa vie professionnelle ou à travers ses nombreux engagements, Mme Hinse recherche d’abord le contact humain. On ne s’étonnera donc pas de la retrouver à la barre de tout le volet communautaire, chez Cogeco. NousTv, au Québec et YourTv, en Ontario, c’est elle qui y voit. «J’ai toujours été dans le monde... Si je n’étais pas dans le monde, je ne serais pas bien», soutient la Trifluvienne.

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S’engager auprès des enfants, sans juger personne

Restaurateur, préposé à l’entretien, dépanneur, aide de cuisine, propriétaire de brasserie, canonnier à la défense nationale, Mario Paradis a fait les 100 métiers. C’est toutefois médecin qu’il rêvait de devenir.

Si son rêve ne s’est pas concrétisé, le Nicolétain aura quand même pris soin de pas mal de monde. Quand sa deuxième fille est née, il était seul à la maison avec la maman. Le travail a été rapide et ils n’ont pas eu le temps de se rendre à l’hôpital. Seul, il assiste sa conjointe pour l’accouchement.

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L’éthique de l’engagement et du plaisir

Essais ou romans, livres d’art, albums ou cahiers, les livres occupent beaucoup d’espace chez Lise Quirion et Marc Nolin. Omniprésents, les ouvrages sont souvent marqués d’un signet. On s’abreuve ici à plusieurs sources à la fois. Le couple est curieux, ses horizons sont larges.

Au tournant des années 80, fraîchement diplômés, les deux Montréalais d’origine s’exilent en Outaouais pour voir leur carrière prendre son envol. Les aléas de la vie professionnelle les poussent ensuite vers Trois-Rivières. Pour de bon. Lui œuvre à la défunte Agence de santé et de services sociaux. Il est communicateur. Elle enseigne l’histoire, au secondaire. Jusqu’au jour de leur retraite, il n’y a pas si longtemps.

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Pour aider les autres à devenir meilleurs

Du haut de ses 33 ans, Joaquim Blanchette a déjà une feuille de route bien garnie. C’est que le jeune homme avait une longueur d’avance, ayant un peu grandi dans le parc industriel de Bécancour. L’entreprise qu’a fondée son père, Hydrexcel, c’était un peu son terrain de jeu. C’est là qu’il développe son goût pour la mécanique. Et le sentiment qu’une entreprise, c’est un peu comme une famille.

Son intérêt pour la mécanique et les machines oriente son choix de carrière. Il fait une technique en mécanique. Puis obtient un baccalauréat en ingénierie, à l’UQTR.

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Accueillir le monde entier

Quand elle s’installe à Trois-Rivières, Claire Banville en connaît déjà un bout sur le monde. La Latuquoise d’origine est née de parents immigrants. La famille est italienne — son nom de jeune fille est Villella. Elle fréquente l’école anglaise. Elle se marie, encore jeune. Bientôt, le travail les pousse, elle, son mari et leurs enfants, à aller vivre au Nouveau-Brunswick pendant quelques années.

Les voici donc, finalement, à Trois-Rivières, en 1967. Les Banville y prendront racine. Si la famille s’y plaît, on les a bien avertis de ne pas trop s’approcher du port. Un endroit peu fréquentable et dangereux, prétend-on. Claire Banville en prend bonne note.

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Répondre à l’appel

En 1968, le Québec vit d’importants bouleversements. Le monde de l’éducation n’y échappe pas. C’est l’ouverture des grandes polyvalentes. Jean-Yves Thiboutot, un enseignant de français en début de carrière, inaugurera la polyvalente de la régionale Provencher — celle qui deviendra l’école secondaire Jean-Nicolet.

«C’était tellement grand et personne ne se connaissait», se rappelle-t-il. Le jeune homme de l’époque est loin de se douter que le reste de sa vie sera intimement lié au destin de l’institution où il enseignera jusqu’en 1997 et où il demeure investi, présidant la Fondation de l’école Jean-Nicolet depuis plus de 20 ans.

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La détermination d’une jeune femme engagée

C’est jour de Saint-Valentin chez les Doiron. Les enfants préparent les fruits pour la fondue au chocolat. Une tradition familiale. Ils sont cinq et ont entre onze et seize ans. Les parents rentreront plus tard, après le travail. Maman vient justement de texter. «Est-ce qu’il manque quelque chose?» Des bananes, maman.

La vie à sept chez les Doiron est une routine qui ne semble pas s’accommoder de la banalité. Des dessins au mur. Des instruments de musique un peu partout. Des bricolages. Un bouvier bernois qui accueille vigoureusement la visite. Un désordre ordonné qui laisse supposer le rythme chargé de la maisonnée.

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Soutenir l’école par le bénévolat

Maskinongé — Chaque matin, à 7 h 15, sauf en plein hiver, Ménaïk Bleau part de chez elle et se dirige vers le centre communautaire de Maskinongé. C’est une petite marche de santé d’un peu plus d’un kilomètre. Au fil du chemin, des enfants s’agglutinent autour d’elle et la suivent. Ils sont plusieurs bénévoles comme elle à faire le même manège. Destination: la salle de classe où les attendent les enseignants.

Ce voyage à pied entre la maison et l’école, qui se fait plutôt en voiture quand il neige, assure aux tout-petits un trajet non seulement sécuritaire, mais aussi santé grâce à cette marche vigoureuse et vivifiante. C’est le programme Trottibus de la Société canadienne du cancer.