Gilles Pilon: le sportif au long cours

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Nicolet — Gilles Pilon a toujours été sportif. Il a d’ailleurs fait carrière comme enseignant en éducation physique. «Je ne suis toutefois pas un compétiteur», tient-il à préciser en tout début d’entrevue. Notre Tête d’affiche est plutôt ce qu’on pourrait appeler un sportif au long cours. Même si la compétition ne l’attire pas, le ski de fond, le vélo, la marche et le plein air font partie de son quotidien depuis toujours.

Afin de mieux pratiquer ses activités favorites, ce Nicolétain d’adoption s’implique depuis des décennies dans l’aménagement et l’entretien du réseau de ski de fond, du segment Drummondville-Bécancour de la Route verte et dans l’entretien du Parc multifonctionnel de la Ville afin de permettre à ses concitoyens de bouger au grand air.

Il a également oeuvré pendant 26 ans au comité consultatif d’urbanisme de sa ville.

Toutes ces implications lui ont valu, en 2019, le Prix Jean-Nicolet 2019 offert par la Ville. Avant qu’il ne s’envole vers une retraite bien méritée, en 1997, le lieu où il enseignait l’éducation physique, l’école secondaire Jean-Nicolet, a créé en son honneur le Trophée Gilles-Pilon qui est remis chaque année à un élève de cinquième secondaire qui, sans avoir remporté des médailles en sport, a réussi à intégrer de façon régulière l’activité physique dans sa vie quotidienne tout en maintenant de bonnes notes en classe.

En toute humilité, Gilles Pilon tient à souligner qu’il n’a pas démarré lui même toutes les activités auxquelles il a participé depuis 40 ans pour améliorer les infrastructures sportives nicolétaines. Il y a néanmoins largement contribué.

C’est en 1976 qu’il commence à s’impliquer dans l’amélioration de pistes de ski de fond. La municipalité possédait alors 22 kilomètres de pistes dont il ne reste aujourd’hui que 10 km. Alors qu’une vingtaine de bénévoles oeuvrent au défrichage et à la création de tracés, c’est lui qui prend en charge toute la signalisation des diverses pistes.

Cette implication mènera à une autre.

Vers le milieu des années 1990, Gilles Pilon veut contribuer à la création de pistes cyclables sécuritaires et répondant aux normes édictées par Vélo-Québec. À la demande du directeur des loisirs, il contribue à coucher sur papier les détails de l’ensemble du réseau qui s’étend de Drummondville à Bécancour. «Il n’y avait pas de GPS dans ce temps-là», rappelle-t-il.

Pendant trois ans, il s’acquittera donc de cette tâche et identifiera à lui seul avec minutie quelque 60 kilomètres de trajets cyclistes.

À Nicolet, un petit bout de la Route verte retient tout particulièrement son attention. C’est le Parc multifonctionnel. Il s’agit d’un parc linéaire d’environ 4 km traversant la ville et qui est entouré d’arbres et de champs.

À partir de la fin des années 1990, Gilles Pilon s’occupera de la signalisation, mais y fera plus tard un peu de jardinage forestier en enlevant ou en tassant les arbres morts et en faisant, avec sa scie à chaîne, quelques éclaircies afin de permettre au boisé de se revitaliser.

«Ça fait 11 ans, cette année, que je fais ça du mois d’août à décembre», raconte-t-il. Le petit bout qu’il entretient fait un kilomètre et demi de long et environ un demi-kilomètre de large.

«J’aime le plein air», dit-il. Ce bénévolat, qui occupe toujours sa vie, lui permet à la fois de profiter de la nature tout en continuant à s’activer physiquement comme il a toujours su si bien le faire.

Le seul volet un peu plus intellectuel de ses implications, c’est le bénévolat qu’il a fait à titre de membre du comité consultatif d’urbanisme jusqu’à il y a deux ans. «J’y suis d’abord allé par curiosité», raconte-t-il, histoire d’être plus familier avec les différents dossiers de la Ville.

«J’aime rendre service», dit-il et lorsque l’occasion le permet, il n’hésite pas à donner comme il peut. «Je suis encore sur la liste des bénévoles du club de ski Les 40», signale-t-il. Gilles Pilon est également bénévole lorsque diverses courses sont organisées à Nicolet de nos jours.