Françoise Plamondon
Françoise Plamondon

Françoise Plamondon, une bénévole d’exception

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LA TUQUE — Il y a longtemps que Françoise Plamondon donne de son temps ici et là pour différents organismes. Mais cette année, on a souligné son bénévolat pour la Société canadienne du cancer (SCC), une aventure qui dure depuis 35 ans, rien de moins.

Tout a commencé alors qu’elle n’avait que 6 ou 7 ans. Sa grand-mère l’avait amenée servir de la soupe aux gens dans le besoin.

«Je ne voyais pas vraiment l’intérêt, mais quand je suis revenue après avoir vu ces gens dans le besoin, j’étais tellement fière. J’avais hâte à la prochaine fois», raconte Françoise Plamondon.

Ce sera plutôt les prochaines fois puisque sa mère aussi l’a impliquée dans ses actions bénévoles.

«Elle m’a transmis ses valeurs», souligne notre Tête d’affiche.

C’est à la suite du décès de sa mère, après une lutte contre le cancer, que Françoise Plamondon a commencé à s’impliquer à la Société canadienne du cancer. Une histoire qui dure depuis 1984.

«Je me suis dit que je pourrais aider… et ça fait 35 ans», lance-t-elle.

Au départ, elle était particulièrement active pour le porte-à-porte, puis elle a organisé les ventes de jonquille. Mais c’est dans l’implantation d’un centre de services destiné aux personnes atteintes du cancer à La Tuque qu’elle a déployé beaucoup d’efforts. «Je pense que c’est mon plus beau souvenir. J’y tenais beaucoup. Je suis allée voir des hauts dirigeants et j’ai demandé un local. J’étais très déterminée! Je ne me reconnaissais pas. Maintenant, on est tout près du département d’oncologie, on est près des patients et encore plus accessible.»

Au Centre de services, on soutient les gens et leur famille. On leur prête une oreille attentive. On les aide également avec des prothèses capillaires, des prothèses mammaires ou de l’aide financière de la SCC.

«On aide les gens de notre région, c’est important! Moi, quand la personne qui sort du bureau est contente, c’est ma paie. Je ne suis pas là pour leur donner des conseils médicaux. Je n’ai pas de formation dans ça, mais parfois, les gens ont seulement besoin de parler. On est là pour eux à ce niveau-là», assure Mme Plamondon.

Avant de voir ce projet se concrétiser, Françoise Plamondon ne négligeait pas les efforts pour aider son prochain. Elle était un véritable centre de services mobile. Elle allait rencontrer les gens chez eux pour leur parler de l’aide financière de la SCC et les aidait à remplir le formulaire. Elle apportait également avec elle différentes prothèses qu’elle conservait précieusement chez elle.

«C’est comme ça qu’on s’est rendu compte qu’on avait réellement besoin d’un centre de services. J’ai fait ça pendant une dizaine d’années, voir les gens à leur domicile.»

Françoise Plamondon refuse toutefois de prendre tout le crédit et elle insiste, c’est également grâce à une équipe de bénévoles dévouée que tout cela a été rendu possible.

«Le centre de services, il va bien! Mais ce n’est pas juste grâce à moi. C’est le succès de toute une équipe! On est réellement une belle équipe! Je suis bien entourée», affirme-t-elle.

La Latuquoise s’est aussi impliquée lors du tout premier Relais pour la vie à La Tuque qui avait permis d’amasser près de 140 000 $, un montant qui avait ému et surpris dans la petite communauté. «C’est beaucoup pour la population de La Tuque. Les gens sont beaucoup sollicités et ils sont aussi très généreux», note Mme Plamondon.

D’ailleurs, elle continue d’y participer chaque année dans la mesure du possible.

Françoise Plamondon était également membre du comité pour la mise en place du département d’hémodialyse au centre de santé de La Tuque.

À 76 ans, la Latuquoise n’entend pas ralentir sur ses implications tant pour la communauté que pour la Société canadienne du cancer.

«Tant que j’aurai la santé, je me dis que c’est enrichissant de redonner. J’ai beaucoup reçu dans la vie alors pourquoi ne pas redonner, mais d’une autre façon? J’aime les gens! Si je devais toujours rester à la maison, je m’ennuierais», a-t-elle conclu.