Mélissa Blackburn a rendu visite à Ghislaine Vaillancourt avec son chien Dexter.

Faire du bien avec son chien

Vétérinaire de profession, Mélissa Blackburn transmet ses connaissances et sa passion des animaux en redonnant à la société, autant aux aînés qu’aux tout-petits. Depuis plusieurs années, la Latuquoise accumule les heures de bénévolat dans les établissements scolaires, les milieux de vie du centre hospitalier et même dans sa propre clinique vétérinaire.

«C’est certain que c’est l’amour des animaux qui m’amène à faire ça. Je me découvre aussi en tant que personne là-dedans et j’aime beaucoup m’impliquer dans la communauté», a-t-elle lancé d’entrée de jeu.

Depuis 2011, Mélissa Blackburn a rencontré des centaines de jeunes dans différentes écoles. Accompagnée de son chien, elle tente d’éduquer le mieux possible les enfants sur les comportements des chiens et les aider à prévenir les morsures. 

«J’ai envoyé l’idée aux écoles de faire ça bénévolement, de leur donner de mon temps, certaines ont accepté», explique-t-elle.

«Pour moi, c’est important de m’impliquer et j’aime beaucoup les enfants. Il y a des morsures de façon quotidienne au Québec. […] Quand on éduque les enfants, ils deviennent des adultes avertis. C’est comme ça, je crois, qu’éventuellement on peut changer les choses. C’est en faisant de petites actions qu’on peut changer le monde.»

Mélissa Blackburn se rend, en alternance avec d’autres bénévoles, aussi à la rencontre des aînés qui résident dans les milieux de vie de l’établissement de santé de La Tuque du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ). C’est elle qui coordonne les séances de zoothérapie.

«On a débuté ça à l’hiver 2015. Ce qui me touche le plus là-dedans, c’est qu’une partie des résidents n’ont pas de visiteurs de façon quotidienne. Ça fait longtemps qu’on sait que les animaux ont des effets bénéfiques au niveau de la santé. Si dans leur journée ça les fait rire un peu, c’est déjà un plus pour le mieux-être», assure-t-elle.

Elle rencontre les résidents un à un avec Dexter, son fidèle compagnon à quatre pattes. Ce dernier, toujours prêt pour un spectacle, ne manque pas d’accrocher un sourire, et même des larmes de joie, aux aînés. D’ailleurs, les anecdotes ne manquent pas au fil des ans.

«On est là à 100 %, on leur donne de notre temps et quand on revient on est vraiment content. On vit de beaux moments», lance-t-elle.

La vétérinaire s’implique également avec sa clinique dans la communauté. Une fois par année, elle participe à la journée de stérilisation pour les chats errants.

«C’est une journée qui se déroule en février. On essaie d’attraper les chats errants et on les stérilise. Souvent, on réussit même à les faire adopter. […] On fait ça gratuitement et mes employés donnent aussi une partie de leur temps», note-t-elle.

La Latuquoise était également parmi les dizaines de personnes qui se dévouaient bénévolement pour les 12 heures d’endurance de La Tuque.

«J’ai été directrice de la billetterie et de l’accréditation pendant trois ou quatre ans avant la disparition de l’événement. Mon conjoint était bénévole, j’ai commencé à m’impliquer et quand tu mets le bras dans l’engrenage, tu ne peux pas le faire à moitié», a-t-elle commenté.

Pour Mélissa Blackburn, s’impliquer dans sa communauté est arrivé de façon naturelle. En plus de faire du bien aux autres, c’est pour elle une façon de grandir personnellement. 

«On se rencontre, surtout avec les personnes âgées, que nos petits problèmes quotidiens ne sont pas si pires. On se rend compte qu’il faut profiter de la vie chaque jour, du mieux qu’on peut. […] Ça nous fait grandir et je vais continuer de donner de mon temps. On finit par oublier ces gestes-là parce qu’ils sont naturels. On le fait et on ne se demande pas pourquoi on le fait», a-t-elle conclu.