Béatrice Marcotte

Être partout, tout le temps

Bécancour — Qu’il soit question de protéger l’environnement, de lutter contre la discrimination, contre la pauvreté ou le cancer, Béatrice Marcotte lève toujours la main.

La jeune finissante de 5e secondaire à l’école La Découverte de Saint-Léonard-d’Aston est partout, tout le temps, quand c’est pour une bonne cause.

La Bécancouroise de 17 ans n’était qu’en troisième année du primaire lorsque la notion de bénévolat a germé dans ses habitudes de vie. Elle aidait alors les plus petits à apprendre à patiner.

Ses années à l’école secondaire ont été plutôt occupées, à commencer par la création de la Brigade verte, un comité d’élèves intéressés à poser des gestes pour protéger l’environnement. Dès le début, elle chapeaute une activité ouverte au grand public de cueillette d’appareils électroniques désuets aux fins de recyclage. Grâce à sa collaboration active, l’école a remporté certains concours dont les prix ont permis d’acheter du matériel et de fabriquer en groupe quelque 300 sacs alimentaires réutilisables. Pour elle, cette sorte d’implication est importante. «À l’école, on n’avait jamais eu de comité en environnement», souligne-t-elle.

Tout ce qui peut rendre la société meilleure intéresse notre Tête d’affiche, incluant un peu de «travail social».

Béatrice s’est en effet impliquée dans le projet «Vers le pacifique», dans son école. Identifiés par un dossard distinctif, les bénévoles de ce groupe ont pour mission d’intervenir lorsqu’il y a des disputes entre élèves, dans la cour d’école et de les aider à régler leurs conflits. «Ça marchait vraiment», assure-t-elle.

À la veille de son bal de finissants, Béatrice a accepté de faire don de sa chevelure à Leucan. C’est pourquoi sa tête est rasée sur notre photo. Ça aura été son dernier grain de sel, à l’école secondaire, pour les bonnes causes.

Au fil de ses études, Béatrice s’est aussi beaucoup investie auprès d’Amnistie internationale pour la défense des droits de la personne. Il y a quelques mois, elle s’est impliquée dans l’élaboration de la semaine de la diversité affective, dans son école, dont l’objectif était de diminuer les risques d’homophobie et de transphobie.

La jeune femme n’aime pas l’injustice. «Plus jeune, j’étais toujours la plus grande ma classe», raconte-t-elle. Être plus grande que les garçons lui avait valu quelques épisodes d’intimidation dont elle se serait bien passée. Ces situations ont toutefois contribué à la rendre plus sensible à la condition des autres, explique-t-elle, une attitude qui fait d’ailleurs partie de son éducation, précise-t-elle. «J’ai été témoin de scènes d’homophobie et de transphobie. J’ai vu dans les médias que des jeunes avaient été battus à cause de ça. J’avais une amie bisexuelle qui se faisait insulter et traiter de tous les noms. Or, j’ai été élevée dans un climat d’égalité. Je ne suis pas homosexuelle, mais je crois que tout le monde a le droit d’être ce qu’il est», plaide celle qui souhaite étudier en psychoéducation à l’université.

L’environnement est un sujet qui revient fréquemment, au fil de ses années à l’école secondaire. «On entend dire que le monde arrive à un point culminant de non-retour. Les jeunes consomment beaucoup de biens et je veux leur montrer qu’il y a moyen de faire autrement. Je veux les sensibiliser.»

Elle le fait non seulement en s’impliquant dans des activités à caractère environnemental, mais aussi en donnant l’exemple. «J’essaie de manger végétarien le plus souvent possible», dit-elle en expliquant que l’élevage des animaux destinés à la consommation est une activité humaine très polluante, fait-elle valoir.

Béatrice avoue que son agenda est plein. Durant ses études au secondaire, elle occupait un emploi les week-ends en plus de toutes ses activités bénévoles. «Je réussis bien à l’école» sans avoir à étudier de trop longues heures, explique-t-elle. Elle a donc du temps pour ses activités de bénévolat. «J’ai besoin de donner», dit-elle.

Dès qu’elle aura ses 18 ans, Béatrice promet de s’inscrire dans diverses organisations où elle pourra donner du temps pour aider encore plus les gens.