Des élèves aux petits soins

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Shawinigan — Elle se rend un peu chaque jour à l’école de la Source, à Shawinigan-Sud. Avec sa petite équipe de l’Organisation des parents participatifs, elle organise des événements, décore l’école pour les fêtes de Noël, de Pâques ou de la Saint-Valentin. Bref, l’escouade de l’OPP met de la vie dans l’établissement.

Catherine Guertin est présidente du conseil d’établissement depuis 4 ans et chapeaute l’OPP depuis 7 ans. Maman à la maison, cette femme médecin a décidé de prendre une pause professionnelle pour élever ses quatre enfants, dont trois fréquentent cette école primaire.

«Lorsqu’on a pris cette décision, j’ai averti mon conjoint que je n’allais pas rester chez nous à attendre que les enfants reviennent de l’école», dit-elle.

L’idée de faire du bénévolat à l’école de ses enfants est venue tout naturellement. Lorsqu’elle était médecin de famille, en effet, elle s’occupait tout particulièrement d’obstétrique et de pédiatrie. «J’ai toujours aimé les enfants», dit-elle.

Catherine Guertin sympathise assez vite avec les enseignants. «Leur tâche est très lourde», constate-t-elle.

À l’OPP, dont l’existence est entérinée par la Loi sur l’instruction publique, une dizaine de parents viennent donc donner un coup de main pour enrichir le quotidien des 250 élèves et quatre le font de façon plus soutenue.

«On chapeaute le mois des Cubes d’énergie et le mois de la nutrition», illustre Mme Guertin qui a toujours une préoccupation, en arrière-plan, pour la santé des jeunes.

Depuis quatre ans, tous les jours, pendant une heure, un ou l’autre de ces parents bénévoles se présente à la bibliothèque pour faire la gestion du retour et de l’emprunt des livres par les enfants. Dans cette école, on demande 20 minutes de lecture obligatoire quotidiennement et cette norme s’exerce durant la période de bibliothèque.

«J’y tenais énormément», souligne notre Tête d’affiche, consciente de l’impact de la lecture sur le développement des enfants.

Cette dernière explique que dans bien des établissements, la bibliothèque scolaire est sous-utilisée, car les professeurs n’ont pas le temps de s’acquitter de cette tâche et il n’y a pas de comité qui s’en occupe.

À l’école de la Source, les parents ne ménagent rien pour animer le quotidien des écoliers.

Une fois par année, l’OPP chapeaute une course cross-country commanditée par les proches des enfants. Cette activité de financement permet d’organiser une foule d’activités stimulantes. C’est mieux que de vendre du chocolat de porte en porte, concède-t-elle, «surtout que nous sommes orientés vers l’activité physique», précise-t-elle.

Pour Noël, par exemple, l’équipe a pu embaucher un conteur et faire faire des tours de carriole aux élèves.

Lors de la semaine de la persévérance scolaire, que l’OPP organise également, on peut acheter quelques cadeaux qui sont décernés aux élèves ayant le plus persévéré. «Nous organisons aussi un grand gala méritas», souligne Mme Guertin.

Mises bout à bout, les heures qu’elle consacre chaque semaine à l’école de la Source totalisent une journée complète. C’est plus encore lorsque vient le temps de préparer le carnaval d’hiver. Une foule d’activités physiques extérieures attendent alors les jeunes qui peuvent ainsi lâcher leur fou tout au long de cette journée tout en profitant du bon air et d’amusements. «Cela fait partie du programme Au Québec, on bouge — Faire bouger les jeunes 60 minutes par jour», dit-elle.

Déjà fort impliquée dans le milieu scolaire, notre Tête d’affiche aime bien donner de son temps, aussi, à la popote roulante du Centre d’action bénévole de son secteur. «J’aime bien cuisiner», confie-t-elle.

On ne s’étonne donc pas qu’elle ait été désignée cuistot pour les camps organisés pour les scouts. Encore une fois, ce sont ses enfants qui l’inspirent puisque deux de ses garçons évoluent chez les Castors.

«C’est une façon de montrer à mes enfants qu’il est important de donner de son temps pour diverses causes», explique-t-elle.

Il reste trois ans à sa plus jeune avant de se rendre à l’école secondaire. D’ici là, Catherine Guertin entend bien poursuivre son bénévolat.