André Bélanger

André Bélanger: un pilier d'implication à Fortierville

Les localités rurales comptent souvent sur au moins un pilier qui se fond pratiquement avec l'identité de son village. À Fortierville, André Bélanger est l'un de ces hommes que l'on voit pratiquement partout, depuis maintenant 45 ans.
Natif de Sainte-Françoise, André Bélanger s'est établi à Fortierville en 1972 avec son épouse, après un détour de quelques années à Montréal, où sont nées les deux aînées de leurs cinq filles. Quand le couple est arrivé dans cette localité du Centre-du-Québec, le nombre de jeunes familles était plutôt limité. Il ne fut pas très long avant que M. Bélanger commence à s'impliquer pour dynamiser son environnement.
Il faut dire que l'homme est devenu une figure connue du coin quand il a acheté l'épicerie du village en 1976. Il a tenu le commerce jusqu'en 2003.
C'est au sein des Chevaliers de Colomb qu'il s'est d'abord impliqué, dès 1973. «On m'a demandé d'être président du sous-conseil. Je n'avais jamais été dans un comité avant!», se souvient-il. Puis, M. Bélanger a commencé à oeuvrer dans plusieurs organisations, du comité des loisirs de la Municipalité à celui de la maison des jeunes en passant par la coopérative de solidarité et la fabrique.
«Tu acceptes de t'impliquer parce que tu veux améliorer les choses», observe celui qui s'est aussi distingué dans la vie municipale en occupant un poste de conseiller pendant six ans et le siège de maire pendant trois ans dans les années 1980.
Pour donner un exemple des tâches assumées fidèlement par André Bélanger, mentionnons qu'il s'occupe du déneigement de la patinoire municipale depuis 1972! Il veille également au bon fonctionnement de la fournaise de l'église depuis 1977, en plus d'effectuer divers travaux manuels pour la fabrique.
Depuis plusieurs années, on peut aussi le trouver dans les activités de la Coopérative de solidarité de Fortierville, qui organise annuellement une exposition de cadeaux de Noël et la fête de Sainte-Philomène, patronne de la paroisse. 
M. Bélanger est aussi à l'origine de la création d'une ligue de hockey amateur. «En août 1981, j'ai été approché pour la formation d'une ligue qui commencerait à jouer en octobre, et on voulait que j'en sois le président... Il fallait trouver les arbitres, réserver les glaces, former les équipes! On a créé huit équipes», raconte-t-il en parlant de la ligue toujours existante. Âgé de 76 ans, M. Bélanger joue encore au hockey trois fois par semaine.
Ces jours-ci, le Fortiervillois se prépare pour la 36e édition de la Journée Terry Fox, qu'il a mise sur pied dans son village en 1982.
«En 1980, quand Terry Fox a commencé sa course à Terre-Neuve, je me suis mis à le suivre. Je voulais aller le voir quand il passerait à Deschaillons, mais je n'ai pas pu à cause de mon travail», confie-t-il en évoquant le périple de ce Canadien qui s'était lancé le défi de parcourir le Canada au profit de la recherche sur le cancer, la maladie qui lui avait valu l'amputation d'une jambe.
Terry Fox n'a pas complété son « Marathon de l'espoir», qu'il a dû interrompre en Ontario, son cancer ayant récidivé. Il est décédé en juin 1981 à 22 ans. La Journée Terry Fox se déroule annuellement partout au pays pour souligner sa mémoire et amasser des fonds pour la recherche sur le cancer.
Une quarantaine de personnes avaient participé à la première Journée Terry Fox à Fortierville, et l'an dernier, quelque 1200 personnes s'y sont jointes, dans les huit paroisses inscrites autour de Fortierville. Chaque année, entre 3500 $ et 4000 $ sont remis à la Fondation Terry Fox.
«Je tiens à remercier tous les bénévoles depuis toutes ces années, des gens précieux pour qu'on puisse continuer le rêve de ce jeune homme», insiste-t-il en parlant de l'activité qui se tiendra le 17 septembre et qui sera combinée, cette année, avec la Journée de la famille.