Tête d'affiche

Être partout, tout le temps

Bécancour — Qu’il soit question de protéger l’environnement, de lutter contre la discrimination, contre la pauvreté ou le cancer, Béatrice Marcotte lève toujours la main.

La jeune finissante de 5e secondaire à l’école La Découverte de Saint-Léonard-d’Aston est partout, tout le temps, quand c’est pour une bonne cause.

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L’homme derrière le Sentier

Trois-Rivières — Sa voiture est remplie de pièces de bois, de vis, sécateurs, scies, haches et autres outils. Jacques Goulet part dans le bois pour la journée avec son bagage et ne reviendra que le soir venu. C’est souvent comme ça, du printemps à l’automne. En compagnie de quelques bénévoles, il se rend en direction du Sentier national de la Mauricie. Il y a des ponts à réparer, des arbres tombés à débiter, des trous à combler sur le chemin. Il y a aussi le balisage à entretenir.

C’est d’ailleurs un des sentiers les mieux balisés au Québec, s’est fait dire le bénévole qui en prend grand soin depuis une douzaine d’années. Le Sentier national de la Mauricie est l’organisme gestionnaire du magnifique trajet de plus de 100 km qui se spécialise dans la randonnée pédestre et la pratique de la raquette, en hiver. Jacques Goulet, c’est son homme-orchestre bénévole.

Actualités

Par amour pour les enfants

Shawinigan — Lorsqu’elle se rend à Montréal avec ses quatre enfants de 11 à 16 ans, Sabrina Nimour apporte toujours avec elle quelques repas qu’elle offre aux itinérants. «Mes enfants m’ont demandé pourquoi je faisais ça. Je leur ai répondu que ces itinérants ont déjà été des petits enfants qui ont été bercés par une maman. Si ces gens dans le besoin avaient été mes enfants, j’aimerais bien que quelqu’un pose un beau geste à leur endroit.»

Si c’était possible, Sabrina Nimour serait la mère affectueuse de tous les enfants du monde. Tous les matins, du lundi au vendredi, la jeune femme aux racines algériennes se lève à 5 h et se rend au sous-sol de l’école Immaculée-Conception de Shawinigan. Cette école accueille des enfants de la maternelle 5 ans à la 6e année, mais aussi une classe d’adaptation scolaire pour ceux et celles qui ont des difficultés graves d’apprentissage.

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«Je choisis mes combats»

Trois-Rivières — Tournois-bénéfices de golf, Kiwanis, Maison Jean-Lapointe, Diablos, Fondation des amis des Estacades, football juvénile, Croix-Rouge et la liste continue. Gaston Desrochers est un semi-retraité fort occupé et même si l’éventail de ses implications bénévoles est large, «je choisis mes combats», assure-t-il.

Notre Tête d’affiche a une sensibilité toute particulière envers les jeunes et même envers son alma mater, l’Académie des Estacades. Il compte en effet parmi les 2400 élèves qui ont commencé à fréquenter cet établissement, en 1970. «J’ai toujours adoré cette école-là», confie-t-il. Ce mordu des sports faisait alors partie de l’équipe de hockey les Barons. Lors du 25e anniversaire des Estacades, il avait tenu à prendre part à l’organisation des festivités. L’an prochain, ce sera le 50e anniversaire et il entend bien contribuer une fois de plus à souligner l’événement. En plus des retrouvailles, il veut organiser une activité dont les profits iront à la Fondation des amis des Estacades. Membre du conseil d’administration de l’organisme, Gaston Desrochers signale que la Fondation soutient les élèves via le sport-études, l’achat de livres scolaires et de vêtements pour ceux qui, dans l’école, sont moins bien nantis.

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1,5 million de photos

Trois-Rivières — Si vous suivez les Aigles de Trois-Rivières et que vous voyez votre binette apparaître sur leur page Facebook, il y a de fortes chances que la photo ait été prise par Gilles Joubert.

L’enthousiasme de notre Tête d’affiche pour les sports n’est surpassé que par sa passion pour la photographie. «Je ne prends pas de photos d’action», s’empresse de préciser l’homme de 90 ans qui préfère laisser cette tâche aux photographes du Nouvelliste. «Ce que j’aime, c’est photographier la foule», dit-il.

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Un savoir au service de la région

TROIS-RIVIÈRES — L’organisme GROUPÉ a été fondé dans la région par un groupe d’entrepreneurs visionnaires. L’idée générale avait été lancée par un professeur de l’UQTR, Frédéric Laurin, en 2013. C’était lors d’une conférence livrée à la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières. Non content de lancer cette suggestion, il s’est impliqué dans le projet, à titre de professeur, mais également à titre personnel.

M. Laurin avait initialement proposé la création d’une grande agence de développement économique régionale. Le milieu économique a rapidement pris la balle au bond. En 2013, la région vivait en effet la fermeture de Gentilly-2. Il y avait beaucoup de fermetures d’entreprises et un taux de chômage très élevé. «Il fallait qu’on pense à quelque chose», se souvient-il. «C’était vraiment très gris.» Le professeur Laurin avait alors construit un indicateur de performances économiques régionales démontrant que la Mauricie était alors au dernier rang avec la Gaspésie.

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«J’ai de l’énergie à donner»

On ne sait trop par quel bout il faut s’y prendre pour bien présenter Rachel Frigon. Malgré son jeune âge, elle croule sous les médailles, les bourses et les honneurs. Sa liste d’implications a de quoi remplir une pleine page. Mère de deux jeunes enfants, associée dans une entreprise avec son mari, notre Tête d’affiche est une véritable dynamo. «J’ai de l’énergie à donner», dit-elle.

Rachel Frigon est ce genre de personne qui possède le secret des journées qui comptent plus de 24 heures. Elle avait à peine 12 ans lorsqu’elle a cessé de passer ses vacances d’été à la maison familiale. C’est à cet âge, en effet, qu’elle s’inscrit chez les cadets, Escadron 14 de Shawinigan. Elle ne manque jamais l’occasion d’aller suivre des camps de perfectionnement, même si certains se passent dans d’autres provinces canadiennes.

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Laisser le monde un peu meilleur qu’il ne l’était

Saint-Boniface — Comme la très grande majorité de nos Têtes d’affiche, Alain Gélinas est un bénévole dans l’âme depuis sa tendre enfance. Dans son cas, ce grand désir de venir en aide à son prochain a pris de nombreux visages au cours de sa vie, notamment celui d’un chef scout. Dans sa meute, on l’appelait Kaa, le grand serpent du Livre de la jungle.

Infirmier pendant 38 ans, dont 20 ans dans un bloc opératoire, Alain Gélinas (à ne pas confondre avec son homonyme qui préside la Coalition d’aide aux victimes de la pyrrhotite), s’est impliqué dans le scoutisme lorsque l’aîné de ses quatre enfants a eu 9 ans. Voyant qu’il manquait de monde pour animer les jeunes louveteaux, il n’a pu résister à l’appel. Le foulard de Baden-Powell ne le quittera jamais plus par la suite.

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S’investir sur tous les fronts

Brasser des affaires – de grosses affaires! – est le lot quotidien de Jean Pellerin. Œuvrant pour Valeurs mobilières Desjardins depuis une vingtaine d’années, il dirige aujourd’hui quatre succursales de l’institution de gestion de placements en bourse. On devine l’effervescence de son emploi du temps. Or, c’est lorsqu’il évoque son implication à Moisson Mauricie que celui qui navigue dans la haute finance depuis plus de trois décennies s’anime et que son discours s’enflamme. Parler ici de passion n’a rien du cliché.

Si la vie professionnelle de Jean Pellerin lui fait côtoyer la frange la plus privilégiée de la société, son travail (bénévole) à Moisson Mauricie le met en contact avec les moins fortunés. Il ne s’embarrasse pas pour autant de sentiments de pitié. C’est avec ces derniers qu’il se sent le plus à l’aise, si l’on insiste pour comprendre comment il arrive à conjuguer ses «deux vies».

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Voir le monde et le recevoir

Les racines de Normand Gagnon pénètrent profondément dans le sol de Fortierville. L’homme n’en a pas moins les horizons larges. C’est que le descendant d’une lignée d’agriculteurs a beaucoup roulé sa bosse et a rencontré pas mal de monde.

Jeune adulte, M. Gagnon se fait marin. Il gagne sa vie sur le fleuve et les Grands Lacs. Il participe notamment au chantier du pont-tunnel Lafontaine reliant Montréal à la Rive-Sud. Il découvre que le contact de l’autre, quel qu’il soit, est une richesse. Blancs, noirs, bruns, nous sommes tous humains, philosophe-t-il.