Tête d'affiche

Soutenir l’école par le bénévolat

Maskinongé — Chaque matin, à 7 h 15, sauf en plein hiver, Ménaïk Bleau part de chez elle et se dirige vers le centre communautaire de Maskinongé. C’est une petite marche de santé d’un peu plus d’un kilomètre. Au fil du chemin, des enfants s’agglutinent autour d’elle et la suivent. Ils sont plusieurs bénévoles comme elle à faire le même manège. Destination: la salle de classe où les attendent les enseignants.

Ce voyage à pied entre la maison et l’école, qui se fait plutôt en voiture quand il neige, assure aux tout-petits un trajet non seulement sécuritaire, mais aussi santé grâce à cette marche vigoureuse et vivifiante. C’est le programme Trottibus de la Société canadienne du cancer.

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Le sourire d’une ambassadrice

À l’âge de 13 ans, Marie-Claude Brûlé participe à un premier échange étudiant organisé par la Ville de Shawinigan. Elle a toujours aimé voyager. «J’étais la petite qui regardait Vision mondiale et qui se voyait faire des missions», se remémore-t-elle. Cet engouement pour le voyage l’amène à parcourir le monde — l’Asie surtout. Puis, sur le chemin des études. Un baccalauréat en communication sociale de l’UQTR en poche, elle part pour Montréal. Elle entame une maîtrise à l’ÉNAP en administration internationale.

Quand vient le temps de faire un travail dirigé, dans le cadre de cette même maîtrise, en 2004, elle part vers le Rwanda pour assister des congrégations religieuses. Escale à Paris. On bloque le projet, la situation est devenue trop dangereuse au Rwanda. Un peu déçue, elle décide de passer les Fêtes avec des amis à Paris — c’est Noël.

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Mettre ses connaissances au service des autres

Étienne Desfossés n’a que 21 ans et son c.v. fait déjà trois pages. Le jeune homme avoue qu’il adore s’impliquer dans diverses causes lorsqu’il sent que son engagement a de réelles retombées et qu’il fait avancer les choses. Finissant au baccalauréat en finances à l’UQTR dès l’été prochain, notre Tête d’affiche avoue que «ce n’est pas tant les chiffres qui m’attirent, mais ce qu’on peut faire avec eux».

Curieux de nature, Étienne Desfossés provient d’une famille qui œuvre dans la comptabilité et qui lui a inspiré son choix de carrière. Il est donc reconnaissant envers toutes les occasions qui lui sont offertes de siéger dans divers conseils d’administration. «C’est plaisant de travailler ensemble autour d’une cause», fait-il valoir, heureux de pouvoir mettre à contribution ses connaissances acquises en finances.

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À la défense du patrimoine

Partout où l’on protège et met en valeur le patrimoine, Josée Grandmont se fera un plaisir de donner temps et énergie. Présidente de Culture Mauricie pendant sept ans et toujours membre du conseil d’administration, présidente de Mediat-Muse pendant quatre ans, présidente du Conseil du patrimoine religieux du Québec depuis deux ans et membre du comité sur l’avenir des églises formé il y a quelques semaines par Mgr Luc Bouchard, notre Tête d’affiche avoue sa grande sensibilité face à l’histoire et tout particulièrement face au patrimoine religieux.

On peut aisément comprendre pourquoi. À l’emploi des Ursulines de Trois-Rivières depuis 32 ans, d’abord en tant qu’archiviste de collections, Josée Grandmont a rapidement gravi les échelons en accédant d’abord à la direction adjointe du Musée des Ursulines, puis à sa direction, en 1998.

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Rassembler pour faire avancer les choses

Trois-Rivières — Marili Bordeleau-Desrochers occupe ses moments libres en faisant du sport, notamment des triathlons. Rien de moins. À peine quelques minutes en sa présence et déjà, sa détermination, son énergie ainsi que son désir de dépassement transpirent de sa personne. La coprésidente d’honneur pour le volet Desjardins du dernier Gala Sport-hommage a un mantra bien à elle, rassembler pour faire avancer les choses et rares sont les occasions qu’elle refuse pour y arriver.

Debout à 3 h ou 4 h du matin pour répondre à ses courriels, la présidente et fondatrice de la jeune entreprise TI Performance de Trois-Rivières ne ferme les livres que tard en soirée. L’ambassadrice leader du Club ambassadeur de Sport hommage raconte qu’elle a toujours «été bénévole de quelque chose» et partage volontiers son énergie débordante pour les causes qui lui tiennent à cœur, en particulier les jeunes, le sport et la lutte au cancer, une maladie qui a malheureusement emporté son premier conjoint il y a plusieurs années.

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Un bien drôle de nez rouge

Une drôle de dame se présente dans le cadre de la porte d’une chambre en CHSLD. Vêtue d’une robe fleurie un peu bizarre qui semble avoir appartenu à Mémère Bouchard, dans Le temps d’une paix, c’est toutefois son énorme nez rouge et rond qui attire le plus l’attention.

Sous le costume de Maria la maman clown, le personnage qu’elle a créé, il y a Élise Désilets, une jeune étudiante au doctorat en recherche en psychologie à l’UQTR. D’apparence réservée lorsqu’elle porte ses vêtements de tous les jours, elle coordonne depuis deux ans et demi le groupe PsychoClown UQTR à l’Université.

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À cheval... sur de bons principes

BÉCANCOUR — Bernard Giles avait à peine 12 ans lorsque, en allant donner un coup de main à un copain sur une ferme, il est tombé en amour avec les chevaux. Sa passion est devenue si forte qu’à 16 ans, tout en continuant à fréquenter l’école, il démarre sa propre entreprise dans le domaine équestre dans la région de Montréal avec une vingtaine de chevaux grâce à son frère aîné qui a pu emprunter de l’argent pour lui.

C’est à l’âge de 26 ans qu’il s’établit finalement à Bécancour, car les fermes y étaient beaucoup moins chères. Bernard Giles fonde alors la Ferme du Joual Vair, une des premières entreprises touristiques de la ville.

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«Je crois énormément à l’œuvre d’Albatros»

Yves Gabias est un de ces bénévoles qui n’aiment pas du tout se mettre à l’avant-plan malgré toutes ses implications sociales. S’il accepte d’être notre Tête d’affiche, c’est surtout pour donner un coup de pouce à l’organisme dont il occupe la présidence depuis 1997, la Fondation Albatros.

C’est que le réputé centre de soins palliatifs est à l’aube d’une campagne majeure de financement qui lui permettra de faire l’acquisition d’un nouveau lieu d’hébergement pour les personnes en fin de vie. Le nombre de lits passera alors de 6 à 10. On comprend aisément que ce bénévolat, pour lui, est actuellement presque une implication à plein temps.

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Bénévole à plein temps

La Médaille du souverain pour les bénévoles qu’elle vient de recevoir est soigneusement rangée dans un tiroir. Carole Guimond n’a même pas voulu faire partie de la cérémonie pour souligner l’honneur qui vient de lui être rendu. «J’ai beaucoup de difficulté à recevoir. Je suis une personne très simple», insiste-t-elle tout en soulignant que si elle a finalement accepté cette prestigieuse décoration, c’est plutôt au nom des équipes avec lesquelles elle donne sans compter des heures interminables de bénévolat dans sa communauté du secteur Shawinigan-Sud.

Dans son cas, il n’y a pas qu’une seule cause, mais plutôt, une multitude de causes auxquelles elle se dévoue depuis de longues années, une des principales étant le Centre Adrienne-Roy de Shawinigan, un organisme qui vient en aide aux personnes alcooliques et toxicomanes. Comme plusieurs autres bénévoles, Mme Guimond fait les impôts des usagers du centre depuis 20 ans. Elle en fait aussi pour les résidants du HLM de Shawinigan-Sud. Des centaines et des centaines de déclarations de revenus lui sont passées entre les mains sans qu’elle demande quoi que ce soit en retour.

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La comptable qui fait éclater le mythe

TROIS-RIVIÈRES — Les comptables, avouons-le, on les imagine un peu reclus, la tête enfouie dans la paperasse, en train d’analyser d’interminables colonnes de chiffres. Caroline Gauthier, cette indéfectible bénévole, fait totalement éclater ce mythe en utilisant constamment ses compétences professionnelles pour aider diverses causes et faire avancer le milieu.

Originaire de l’Abitibi, elle savait bien qu’en venant terminer ses études en comptabilité à l’Université du Québec à Trois-Rivières, elle se retrouverait bien loin de sa famille.