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Tête d'affiche

Valoriser les couleurs de Sainte-Gertrude

Bécancour — Même s’il n’est plus qu’un simple secteur de Bécancour, depuis la fusion, le village de Sainte-Gertrude ne perdra ni son identité ni ses couleurs, du moins pas tant que Sylvie Lachance et Isabelle Mayrand continueront à valoriser son histoire et ses atours.

Les deux femmes se sont avantageusement fait connaître dans leur communauté grâce à une série d’implications qui ont su séduire la population et même les gens de l’extérieur de la région.

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Pierre Cécil: l’histoire comme fil conducteur

Trois-Rivières — Pierre Cécil a récemment reçu rien de moins que la Médaille du Souverain pour les bénévoles, un titre qui lui a été décerné par nulle autre que la Gouverneure générale du Canada, Julie Payette.

C’est que notre Tête d’affiche a toujours levé la main quand venait le temps de valoriser l’histoire, surtout celle de la ville dans laquelle il est profondément enraciné, Trois-Rivières. M. Cécil a également embrassé une longue carrière militaire au Régiment de Trois-Rivières où il s’impliquera avec une énergie remarquable qui fera rayonner toute la ville de Trois-Rivières.

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Pierre Fréchette: très loin du «comptable aux bas bruns»

Nicolet — Pierre Fréchette aime la bonne bouffe et l’agriculture et pour lui, la santé est un bien précieux à protéger à tout prix. A-t-il fait carrière comme chef cuisinier? Producteur agricole? Médecin? Pas du tout. Notre Tête d’affiche est comptable, mais il s’est servi et se sert toujours de ses compétences professionnelles pour aider les gens qui produisent nos aliments et ceux qui prennent soin de notre santé.

Pierre Fréchette a grandi sur une ferme de Saint-Wenceslas dans une famille aux moyens plus que modestes et il connaît bien les défis auxquels sont confrontés les producteurs agricoles. C’est pourquoi sa carrière de comptable l’a ramené à ses racines et lui a permis de soutenir, à sa façon, plusieurs producteurs et productrices de sa région.

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Hélène Robert: jamais sans ses livres

Saint-Édouard-de-Maskinongé — Un silence presque religieux règne habituellement dans les bibliothèques publiques. À Saint-Édouard-de-Maskinongé, la bibli est plutôt un lieu de rencontres et d’échanges animés pour les citoyens.

Un étalage de tisanes variées, de thés et même du café sont mis à la disposition des membres. On ne vient pas ici juste pour emprunter un livre, mais aussi pour refaire le monde avec ses voisins.

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Marc-André Blanchard: «J’aime que la communauté se développe»

Yamachiche — Marc-André Blanchard est un homme d’affaires très impliqué dans sa communauté, à Yamachiche. Ancien conseiller municipal, il est pompier volontaire, membre du Club Optimiste, membre du conseil d’établissement et vice-président de la Fondation de l’école Yamachiche et Saint-Léon, une cause qui lui tient particulièrement à cœur.

Créée par des gens d’affaires de la région, il y a cinq ans, cette fondation a vu le jour lorsque l’indice de défavorisation de la région est passé de 7 à 10, le chiffre 10 étant la pire situation, raconte-t-il.

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Dre Diane Robert: d’abord aider

Shawinigan — En 41 ans de pratique médicale à Grand-Mère et Shawinigan, la Dre Diane Robert, médecin de famille dévouée, a toujours cherché à en faire un peu plus, d’abord pour ses patients, mais également, à la veille d’une retraite bien méritée, pour ses jeunes collègues à qui elle enseigne.

Arrivée en 1978 à l’Hôpital Laflèche de Grand-Mère, elle fut la première femme médecin à Grand-Mère, une période où les femmes n’étaient représentées qu’à 20 % dans la profession.

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Le merveilleux cadeau du baseball

Trois-Rivières — Son père était coach de baseball. Son frère y a joué. Son conjoint, Patrick Crépin, s’implique beaucoup dans ce sport. Caroline Forest baigne dans le monde du baseball depuis sa plus tendre enfance. «J’ai appris à marcher sur un terrain de baseball», raconte-t-elle.

Lorsque Baseball Québec a commencé à parler de la création d’un programme adapté pour la Mauricie au profit des enfants ayant un handicap physique ou intellectuel, Caroline Forest a tout de suite levé la main.

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Reconstituer un passé perdu

Nicolet — L’année 1955 a été celle de tous les drames pour la ville de Nicolet. Il y a d’abord eu cet incendie monstre qui a eu raison de 35 commerces au centre-ville. Quelques mois plus tard, un important glissement de terrain marquait aussi les Nicolétains au fer rouge.

Ces événements dramatiques ont emporté avec eux d’innombrables photos commerciales et familiales, des souvenirs irremplaçables. Une partie de la mémoire collective est effacée à jamais.

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Pour l’amour des arts et des jeunes

NICOLET — Les gens qui gagnent leur vie avec leur art sont assez rares. Colombe Lemay, elle, a vécu de son expertise en art et elle s’est profondément enracinée dans sa ville natale, Nicolet, en mettant généreusement ses talents au profit de la communauté.

Une partie de sa carrière, elle l’a passée au Musée des religions de Nicolet (aujourd’hui le Musée des cultures du monde) où elle était notamment responsable des expositions. Elle occupait un rôle de liaison entre les prêteurs de pièces d’expositions de Montréal et même de Toronto et le Musée lui-même. Elle y portera plusieurs autres chapeaux, notamment sur le plan de l’animation du Musée.

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L’équilibre par le bénévolat

Trois-Rivières — François Lovinsky voit son implication comme une façon de garder son équilibre. Préposé aux bénéficiaires de profession, il admet que son travail lui demande une énergie surhumaine que le bénévolat contribue à renouveler. Pas étonnant que le sympathique monsieur consacre quelques-uns de ses congés à la Fondation RSTR, cause pour laquelle il se dévoue corps et âme. «Mon employeur me dit: «c’est correct, on aime avoir un employé qui s’implique!»», raconte-t-il avec un regard fier.

C’est par un heureux hasard qu’il a mis les pieds dans les locaux de la Fondation pour la première fois, il y a sept ans. Une conversation avec des membres de l’équipe en place l’a convaincu de s’impliquer. Depuis, son nom fait illuminer les visages du personnel de la Fondation parce que François Lovinsky est un pilier sur lequel ils peuvent toujours compter. Il ajoute sa participation aux diverses collectes de fonds de l’organisme, dont celles sur le coin des rues, le Movember ou l’activité serveur d’un soir, par exemple. Le Trifluvien concède qu’au chapitre des bénéfices qu’il retire de ce dévouement pour la cause de la santé, il y a l’opportunité de «voir plusieurs facettes du milieu».

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Briser l’isolement des aînés

Shawinigan — Huguette Béland est la présidente d’un club de la Fadoq dans le secteur Grand-Mère depuis 18 ans. Ce dernier compte 800 membres de 50 à quelque 90 ans. Son dynamisme est impressionnant. Des activités y sont présentées tous les jours de la semaine, week-ends compris. Ouvert en 1992, le club est propriétaire de sa bâtisse.

Pour Huguette Béland, assumer la coordination du Club Sérénité, fondé en 1992, est presque un emploi à plein temps. Elle y consacre en moyenne 30 heures par semaine tout à fait bénévolement, souvent à son bureau, décoré avec goût de souvenirs ramenés d’Afrique, où elle a passé, toute jeune maman, 6 ans avec son mari et sa fille sous la direction de l’ACDI.

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S’impliquer pour faire une différence

Saint-Tite — Quand on goûte une fois au Festival western de Saint-Tite, c’est difficile de ne pas y revenir. Du moins, c’est la réalité pour Hugues Carpentier. Le Shawiniganais portera fièrement cette année le chapeau de président de la 52e édition du Festival western, qui se déroule du 6 au 15 septembre. Une implication énorme, mais qui allait de soi pour celui qui a l’habitude de donner de son temps à de nombreuses organisations du Centre-de-la-Mauricie et de Mékinac.

Hugues Carpentier évolue dans l’entourage du Festival western depuis près de 10 ans. D’abord comme bénévole aux bars et à l’espace VIP, il est devenu membre du comité organisateur de l’événement en 2015, puis vice-président l’année dernière. Accepter la présidence était devenu quelque chose de naturel pour lui, étant donné l’évolution de son implication dans l’organisation.

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Valérie Therrien: à la défense du tourisme et de la culture

TROIS-RIVIÈRES — Lorsqu’elle voyage dans le monde durant ses vacances, Valérie Therrien ne manque jamais de visiter les musées et les marchés publics. La dynamique directrice du Musée POP est constamment à l’affût d’idées nouvelles qui pourraient plaire ici.

Détentrice d’un MBA, notre Tête d’affiche a aussi fait des études en tourisme et hôtellerie. La culture l’allume. «C’est le bonheur que ça procure, la joie», explique-t-elle. C’est un moyen «de faire plaisir aux gens. Les gens qui viennent nous voir, c’est parce qu’ils en ont envie», dit-elle. Le musée est un endroit «où l’on peut apprendre des choses en s’amusant.»

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«On ne laisse pas un milieu qu’on aime»

Saint-Léonard-d’Aston — Le Nouvelliste avait rendez-vous avec le Dr Richard Proulx, notre Tête d’affiche de cette semaine. Le populaire médecin de la Coop Solidarité santé de Saint-Léonard-d’Aston est retardé de plus d’une demi-heure. «Il part à l’instant de Drummondville», indique la secrétaire de la clinique. C’est qu’il était en visite chez un patient... à domicile.

Oui, ça existe encore, des médecins qui se rendent à domicile. C’est une très grande rareté, toutefois, surtout lorsque, comme lui, on prend soin de 2500 patients. Le Dr Proulx est dans ses dossiers la semaine, parfois le soir et même quelques heures les week-ends.

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L’alphabétisation au cœur d’une vie

TROIS-RIVIÈRES — Les sœurs Sylvie et Marie-Josée Tardif sont bien connues du public pour leur dévouement envers l’organisme COMSEP, fondé en 1986. Ce que les gens savent moins, c’est que COMSEP a aussi été créé par Michelle Plante, cette année-là. L’idée avait d’ailleurs germé entre elle et Sylvie Tardif alors que les deux jeunes femmes travaillaient toutes deux en alphabétisation dans Lanaudière.

Le rêve de revenir à Trois-Rivières pour y fonder un organisme d’alphabétisation conscientisante est devenu rapidement une mission de vie qui a été rendue possible grâce à beaucoup d’entraide et de détermination.

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Dédier sa vie aux personnes dans le besoin

TROIS-RIVIÈRES — Michel Prescott a soufflé, en juillet dernier, ses trente bougies de bénévolat et d’intervention au Centre Le Havre de Trois-Rivières, ce qui fait de lui le doyen de l’organisme. Portrait d’un homme pour qui l’implication sociale n’a plus de secret.

Bénévolat auprès d’enfants malades, visites de résidents à l’hôpital Cooke, organisation d’activités pastorales... M. Prescott accumule les expériences d’implication sociale depuis une quarantaine d’années. «Pour moi, c’est plus que du bénévolat, ce sont des contacts humains», lance celui qui détient une formation en travail social.

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La communauté, cette autre famille

Baie-du-febvre — La Ferme Pays-Brûlé de Baie-du-Febvre est une affaire de famille. Sylvain Lefebvre, son propriétaire depuis 1990, a pris la relève de son père, qui avait lui-même repris les rênes de la ferme laitière pour suppléer au grand-père. Et son fils Charlie est celui qui se prépare à prendre les commandes de l’entreprise agricole. La taille de l’exploitation demeure modeste. L’ambition ici se mesure à l’aune du bonheur des générations qui se succèdent.

Les valeurs familiales qui dictent le rythme de vie de Sylvain Lefebvre trouvent leur prolongement naturel dans la communauté. Aussi, quand l’agriculteur quitte un moment les activités qui l’occupent dans les champs du chemin du Pays-Brûlé, c’est souvent pour aller prêter main-forte au village. Les occasions sont nombreuses. Le bénévolat fait en quelque sorte office de vie sociale dans la municipalité qui borde le sud du lac Saint-Pierre. Et M. Lefebvre est toujours de la partie, quitte à retarder un peu les récoltes, se résigne sa compagne, Marcelle Trottier.

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Laurianne Bacon: avoir le cœur sur la main

SAINT-ADELPHE — Orthophoniste de jour, bénévole de soir et de fin de semaine: Laurianne Bacon a un quotidien assez chargé. Pourtant, elle ne peut se passer des bienfaits que l’implication sociale lui procure. Depuis dix ans, elle se plaît à s’engager dans différents comités avec la conviction de dynamiser sa municipalité.

Laurianne Bacon a eu l’appel du bénévolat dès son arrivée à Saint-Adelphe. À la suite de son déménagement, elle voulait trouver un moyen pour s’intégrer rapidement dans son nouveau milieu. Déterminée plus que jamais, elle s’est donc lancée dans cette aventure avec beaucoup de conviction.

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Ghislaine Beaudry: faire briller l’histoire de l’Acadie

BÉCANCOUR — Ghislaine Beaudry a toujours été une femme de tête. Maintenant à la retraite, elle s’est donné une mission, celle de faire rayonner le patrimoine acadien de la région. Un projet n’attend pas l’autre pour cette bénévole qui souhaite partager tout son amour pour l’histoire de ces bâtisseurs.

C’est avec les yeux brillants et le sourire aux lèvres que Mme Beaudry transmet sa passion pour le peuple acadien. L’histoire de ces pionniers l’anime et la résilience de ce peuple la fascine. Mme Beaudry cultive depuis longtemps cet intérêt pour le passé de ces ancêtres. Native de Trois-Rivières, elle est arrivée à Saint-Grégoire à l’âge de six ans. Passionnée par l’histoire, elle a décidé de se renseigner sur le vécu des Acadiens et leur contribution régionale. À partir de ses recherches, elle a développé un profond attachement envers ces êtres d’exception.

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«Le bénévolat me donne de l’énergie»

Notre-Dame-du-Mont-Carmel — Juste à côté de la maison de Claudiane Gélinas, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, il y a une petite grange. Le caquetage des poules qui attendent patiemment leur ration de retailles de légumes s’entremêle au criaillement de faisans. Une chèvre se mêle, parfois avec insistance, de leur conversation.

Nous sommes accueillis par une chienne douce et sociable tandis que dans une cage située dans la cuisine, une lapine réclame elle aussi son déjeuner.

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Être partout, tout le temps

Bécancour — Qu’il soit question de protéger l’environnement, de lutter contre la discrimination, contre la pauvreté ou le cancer, Béatrice Marcotte lève toujours la main.

La jeune finissante de 5e secondaire à l’école La Découverte de Saint-Léonard-d’Aston est partout, tout le temps, quand c’est pour une bonne cause.

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L’homme derrière le Sentier

Trois-Rivières — Sa voiture est remplie de pièces de bois, de vis, sécateurs, scies, haches et autres outils. Jacques Goulet part dans le bois pour la journée avec son bagage et ne reviendra que le soir venu. C’est souvent comme ça, du printemps à l’automne. En compagnie de quelques bénévoles, il se rend en direction du Sentier national de la Mauricie. Il y a des ponts à réparer, des arbres tombés à débiter, des trous à combler sur le chemin. Il y a aussi le balisage à entretenir.

C’est d’ailleurs un des sentiers les mieux balisés au Québec, s’est fait dire le bénévole qui en prend grand soin depuis une douzaine d’années. Le Sentier national de la Mauricie est l’organisme gestionnaire du magnifique trajet de plus de 100 km qui se spécialise dans la randonnée pédestre et la pratique de la raquette, en hiver. Jacques Goulet, c’est son homme-orchestre bénévole.

Actualités

Par amour pour les enfants

Shawinigan — Lorsqu’elle se rend à Montréal avec ses quatre enfants de 11 à 16 ans, Sabrina Nimour apporte toujours avec elle quelques repas qu’elle offre aux itinérants. «Mes enfants m’ont demandé pourquoi je faisais ça. Je leur ai répondu que ces itinérants ont déjà été des petits enfants qui ont été bercés par une maman. Si ces gens dans le besoin avaient été mes enfants, j’aimerais bien que quelqu’un pose un beau geste à leur endroit.»

Si c’était possible, Sabrina Nimour serait la mère affectueuse de tous les enfants du monde. Tous les matins, du lundi au vendredi, la jeune femme aux racines algériennes se lève à 5 h et se rend au sous-sol de l’école Immaculée-Conception de Shawinigan. Cette école accueille des enfants de la maternelle 5 ans à la 6e année, mais aussi une classe d’adaptation scolaire pour ceux et celles qui ont des difficultés graves d’apprentissage.

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«Je choisis mes combats»

Trois-Rivières — Tournois-bénéfices de golf, Kiwanis, Maison Jean-Lapointe, Diablos, Fondation des amis des Estacades, football juvénile, Croix-Rouge et la liste continue. Gaston Desrochers est un semi-retraité fort occupé et même si l’éventail de ses implications bénévoles est large, «je choisis mes combats», assure-t-il.

Notre Tête d’affiche a une sensibilité toute particulière envers les jeunes et même envers son alma mater, l’Académie des Estacades. Il compte en effet parmi les 2400 élèves qui ont commencé à fréquenter cet établissement, en 1970. «J’ai toujours adoré cette école-là», confie-t-il. Ce mordu des sports faisait alors partie de l’équipe de hockey les Barons. Lors du 25e anniversaire des Estacades, il avait tenu à prendre part à l’organisation des festivités. L’an prochain, ce sera le 50e anniversaire et il entend bien contribuer une fois de plus à souligner l’événement. En plus des retrouvailles, il veut organiser une activité dont les profits iront à la Fondation des amis des Estacades. Membre du conseil d’administration de l’organisme, Gaston Desrochers signale que la Fondation soutient les élèves via le sport-études, l’achat de livres scolaires et de vêtements pour ceux qui, dans l’école, sont moins bien nantis.

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1,5 million de photos

Trois-Rivières — Si vous suivez les Aigles de Trois-Rivières et que vous voyez votre binette apparaître sur leur page Facebook, il y a de fortes chances que la photo ait été prise par Gilles Joubert.

L’enthousiasme de notre Tête d’affiche pour les sports n’est surpassé que par sa passion pour la photographie. «Je ne prends pas de photos d’action», s’empresse de préciser l’homme de 90 ans qui préfère laisser cette tâche aux photographes du Nouvelliste. «Ce que j’aime, c’est photographier la foule», dit-il.

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Un savoir au service de la région

TROIS-RIVIÈRES — L’organisme GROUPÉ a été fondé dans la région par un groupe d’entrepreneurs visionnaires. L’idée générale avait été lancée par un professeur de l’UQTR, Frédéric Laurin, en 2013. C’était lors d’une conférence livrée à la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières. Non content de lancer cette suggestion, il s’est impliqué dans le projet, à titre de professeur, mais également à titre personnel.

M. Laurin avait initialement proposé la création d’une grande agence de développement économique régionale. Le milieu économique a rapidement pris la balle au bond. En 2013, la région vivait en effet la fermeture de Gentilly-2. Il y avait beaucoup de fermetures d’entreprises et un taux de chômage très élevé. «Il fallait qu’on pense à quelque chose», se souvient-il. «C’était vraiment très gris.» Le professeur Laurin avait alors construit un indicateur de performances économiques régionales démontrant que la Mauricie était alors au dernier rang avec la Gaspésie.

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«J’ai de l’énergie à donner»

On ne sait trop par quel bout il faut s’y prendre pour bien présenter Rachel Frigon. Malgré son jeune âge, elle croule sous les médailles, les bourses et les honneurs. Sa liste d’implications a de quoi remplir une pleine page. Mère de deux jeunes enfants, associée dans une entreprise avec son mari, notre Tête d’affiche est une véritable dynamo. «J’ai de l’énergie à donner», dit-elle.

Rachel Frigon est ce genre de personne qui possède le secret des journées qui comptent plus de 24 heures. Elle avait à peine 12 ans lorsqu’elle a cessé de passer ses vacances d’été à la maison familiale. C’est à cet âge, en effet, qu’elle s’inscrit chez les cadets, Escadron 14 de Shawinigan. Elle ne manque jamais l’occasion d’aller suivre des camps de perfectionnement, même si certains se passent dans d’autres provinces canadiennes.

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Laisser le monde un peu meilleur qu’il ne l’était

Saint-Boniface — Comme la très grande majorité de nos Têtes d’affiche, Alain Gélinas est un bénévole dans l’âme depuis sa tendre enfance. Dans son cas, ce grand désir de venir en aide à son prochain a pris de nombreux visages au cours de sa vie, notamment celui d’un chef scout. Dans sa meute, on l’appelait Kaa, le grand serpent du Livre de la jungle.

Infirmier pendant 38 ans, dont 20 ans dans un bloc opératoire, Alain Gélinas (à ne pas confondre avec son homonyme qui préside la Coalition d’aide aux victimes de la pyrrhotite), s’est impliqué dans le scoutisme lorsque l’aîné de ses quatre enfants a eu 9 ans. Voyant qu’il manquait de monde pour animer les jeunes louveteaux, il n’a pu résister à l’appel. Le foulard de Baden-Powell ne le quittera jamais plus par la suite.

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S’investir sur tous les fronts

Brasser des affaires – de grosses affaires! – est le lot quotidien de Jean Pellerin. Œuvrant pour Valeurs mobilières Desjardins depuis une vingtaine d’années, il dirige aujourd’hui quatre succursales de l’institution de gestion de placements en bourse. On devine l’effervescence de son emploi du temps. Or, c’est lorsqu’il évoque son implication à Moisson Mauricie que celui qui navigue dans la haute finance depuis plus de trois décennies s’anime et que son discours s’enflamme. Parler ici de passion n’a rien du cliché.

Si la vie professionnelle de Jean Pellerin lui fait côtoyer la frange la plus privilégiée de la société, son travail (bénévole) à Moisson Mauricie le met en contact avec les moins fortunés. Il ne s’embarrasse pas pour autant de sentiments de pitié. C’est avec ces derniers qu’il se sent le plus à l’aise, si l’on insiste pour comprendre comment il arrive à conjuguer ses «deux vies».

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Voir le monde et le recevoir

Les racines de Normand Gagnon pénètrent profondément dans le sol de Fortierville. L’homme n’en a pas moins les horizons larges. C’est que le descendant d’une lignée d’agriculteurs a beaucoup roulé sa bosse et a rencontré pas mal de monde.

Jeune adulte, M. Gagnon se fait marin. Il gagne sa vie sur le fleuve et les Grands Lacs. Il participe notamment au chantier du pont-tunnel Lafontaine reliant Montréal à la Rive-Sud. Il découvre que le contact de l’autre, quel qu’il soit, est une richesse. Blancs, noirs, bruns, nous sommes tous humains, philosophe-t-il.