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Bénévole à plein temps

La Médaille du souverain pour les bénévoles qu’elle vient de recevoir est soigneusement rangée dans un tiroir. Carole Guimond n’a même pas voulu faire partie de la cérémonie pour souligner l’honneur qui vient de lui être rendu. «J’ai beaucoup de difficulté à recevoir. Je suis une personne très simple», insiste-t-elle tout en soulignant que si elle a finalement accepté cette prestigieuse décoration, c’est plutôt au nom des équipes avec lesquelles elle donne sans compter des heures interminables de bénévolat dans sa communauté du secteur Shawinigan-Sud.

Dans son cas, il n’y a pas qu’une seule cause, mais plutôt, une multitude de causes auxquelles elle se dévoue depuis de longues années, une des principales étant le Centre Adrienne-Roy de Shawinigan, un organisme qui vient en aide aux personnes alcooliques et toxicomanes. Comme plusieurs autres bénévoles, Mme Guimond fait les impôts des usagers du centre depuis 20 ans. Elle en fait aussi pour les résidants du HLM de Shawinigan-Sud. Des centaines et des centaines de déclarations de revenus lui sont passées entre les mains sans qu’elle demande quoi que ce soit en retour.

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La comptable qui fait éclater le mythe

TROIS-RIVIÈRES — Les comptables, avouons-le, on les imagine un peu reclus, la tête enfouie dans la paperasse, en train d’analyser d’interminables colonnes de chiffres. Caroline Gauthier, cette indéfectible bénévole, fait totalement éclater ce mythe en utilisant constamment ses compétences professionnelles pour aider diverses causes et faire avancer le milieu.

Originaire de l’Abitibi, elle savait bien qu’en venant terminer ses études en comptabilité à l’Université du Québec à Trois-Rivières, elle se retrouverait bien loin de sa famille.

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D’Opitciwan à l’UNESCO

Née d’une mère québécoise et d’un père atikamekw, Karine Awashish a grandi à Opitciwan, un lieu d’où elle partira plusieurs fois, dès son adolescence, afin de mieux revenir avec des idées pour mettre en valeur sa culture autochtone.

Au cours de ses études au Cégep de Trois-Rivières, elle caresse en effet le rêve d’avoir une auberge et commence à se passionner pour le tourisme autochtone. Dans le but de réaliser ses ambitions, elle fait un baccalauréat en administration à l’UQAM et travaillera ensuite un an à Opitciwan et deux ans à Wemotaci dans le milieu de l’éducation où l’on recherchait des autochtones pour enseigner aux enfants. Cette période a permis à Karine Awashish d’approfondir ses liens avec la culture atikamekw et changera quelque peu ses ambitions et ses perspectives.

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Faire le bien un pâté à la fois

Serge Leclerc, bénévole bien connu du milieu sportif régional, pratique un sport extrême, depuis 2012, depuis qu’il a accepté la présidence de la Tablée des nôtres du secteur Grand-Mère et de la campagne de collecte de fonds annuelle des pâtés.

L’homme dirige en effet une véritable armée de bénévoles qui cuisinent des pâtés de viande, au poulet, mexicains, patates-oignons, patates, saumon, pommes et sucre. Les bonnes odeurs créent des files d’attente à la porte numéro 10 de l’église Saint-Paul de Grand-Mère où ils sont vendus au profit de la Tablée des nôtres. Les pâtés génèrent à eux seuls rien de moins que 40 000 $ de revenus nets.

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Garder vivante la flamme de Gentilly

On croirait qu’en assumant la direction d’une des plus grosses résidences pour les aînés de la région, depuis 2002, Lyne Hébert en aurait assez pour s’occuper, mais non. «Je suis une fille de projets et je les vis avec mon cœur. Je suis une passionnée», dit-elle. Même si la Villa Domaine Saint-Grégoire a fait l’objet d’un agrandissement important, il y a quelques mois, Mme Hébert n’a délaissé aucune de ses activités bénévoles, notamment la trésorerie du Carnaval de Gentilly où elle œuvre depuis 21 ans.

Rien ne lui fait plus plaisir que de concocter des événements, avec ses amis, afin de garder vivante la flamme de «son» village, Gentilly, auquel elle porte un profond attachement même s’il est devenu depuis longtemps un secteur de Bécancour.

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Amina Chaffai: Amoureuse de la Mauricie

Pendant 16 ans, elle s’est surtout fait connaître en tant que bras droit de l’ex-ministre Julie Boulet. On lui connaît une apparence assez effacée et discrète, dans le public, mais Amina Chaffai est une personne fort impliquée dans son milieu. En dépit des longues heures que lui exigeait son travail le jour, le soir et les week-ends, elle a en effet trouvé moyen de consacrer du temps à diverses causes, principalement à la Classique internationale de canots de la Mauricie et au Festival international du film de Trois-Rivières. «Je suis un peu hyperactive», confie-t-elle en riant. «Si je regarde la télé, il faut que je tricote en même temps pour m’occuper.»

Amina Chaffai a de qui retenir. Son père, commerçant au Maroc, s’engageait dans sa communauté en commanditant des événements sportifs. Sa mère, elle, était pleinement engagée dans la défense des droits des femmes. C’est dans ce contexte d’altruisme qu’évoluera la jeune Amina jusqu’à son arrivée au Québec, en 1985, pour des études en biophysique. Une entente du Sommet de la francophonie la fait atterrir à l’UQTR. Elle prend alors mari et pays et fonde une famille à Saint-Étienne-des-Grès où elle habite depuis 30 ans. Elle travaillera pour son conjoint pendant quelques années puis créera sa propre boîte de consultation en communications.

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Le sport comme outil d’entraide

Rares sont ceux et celles qui ne connaissent pas Bernard Milette, à Trois-Rivières, soit via le football, le vélo, le bénévolat ou l’enseignement ou, plus probable encore, par... la bière.

Bernard Milette a été en effet représentant Molson pendant 33 ans. Il connaît les événements de la région sur le bout des doigts et encore mieux les bénévoles et les employés qui les font vivre.

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Quand les bottines suivent les babines

TROIS-RIVIÈRES — Pas moins de 75 villes au Québec ont participé à la Grande marche du Grand Défi Pierre Lavoie, au cours du week-end dernier, incluant le secteur Pointe-du-Lac de Trois-Rivières, où une médecin omnipraticienne, la Dre Karine Talbot, s’implique dans la cause pour une deuxième année.

«Ensemble, nous pouvons changer le Québec», dit-elle dans la publicité télévisuelle où elle est apparue cette année afin de promouvoir l’événement en tant que représentante, pour l’occasion, de la Fédération des omnipraticiens du Québec qui appuie l’événement.

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Un couple porteur d’espoir

TROIS-RIVIÈRES — Les symptômes ont commencé à apparaître sournoisement. Éloi Beaudry, sportif aguerri, pouvait facilement rouler de Trois-Rivières à Batiscan à vélo ou parcourir 20 km à la course à pied. C’était en plus de ses visites régulières au gymnase. Depuis quelque temps, toutefois, il n’arrivait plus à courir aussi vite quà l’habitude. Alors qu’il jouait au hockey, un bon soir, la coordination n’était simplement pas au rendez-vous. «Je tombais», dit-il. Le lendemain, il n’arrivait plus à tenir sa tasse de café.

Sa conjointe, Claudette Forest, résume bien la situation. «Sans jeu de mots, il s’enfargeait dans les fleurs du tapis. Son pied droit collait à terre», se souvient-elle. Au début, Éloi Beaudry pense que c’est de l’anémie. «Puis, on m’annonce que je suis l’heureux gagnant d’un séjour à l’hôpital», raconte-t-il. Le diagnostic tombe en 1993. C’est la sclérose en plaques. Éloi Beaudry doit alors faire le deuil de son excellente santé et de son régime de vie très sportif. Les émotions en dents de scie, ça fait aussi partie du portrait de cette maladie, explique Mme Forest.

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Le cuisinier qui aime le bénévolat

BÉCANCOUR — Les plus âgés, parmi les résidents du secteur Sainte-Angèle-de-Laval, à Bécancour, se souviendront sûrement des soirées de danse qui se tenaient dans les années 1960. On mettait quelques bons 33 tours et la salle était pleine à craquer sur deux étages.

Ce qu’il y a d’assez extraordinaire, dans cette anecdote, c’est que ces soirées très populaires étaient organisées par un groupe d’adolescents d’une quinzaine d’années, la Ligue des étudiants paroissiaux ou LÉP, dont faisait partie le jeune Jean-Guy Pépin.