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La passion du hockey mineur

Trois-Rivières — Avant de devenir le successeur d’André Ricard à la tête de Hockey Mauricie, René Leclair a cumulé de nombreuses expériences comme bénévole. Ses premières implications datent de l’adolescence.

«C’est moi qui arrosais la patinoire du petit village de Lemieux, où mes parents travaillaient dans la production laitière», raconte notre Tête d’affiche, entrée en fonction chez Hockey Mauricie le printemps dernier.

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«Donner aux autres me rend heureuse»

Le temps est une denrée rare et précieuse que bien des gens aimeraient garder pour eux. Marie Hallé est une exception. «Je suis bien quand je donne du temps», dit-elle. «Donner aux autres me rend heureuse.»

Malgré les divers emplois qu’elle a occupés dans sa vie et même si elle a élevé trois enfants, Marie Hallé a toujours réservé quelques soirées, chaque semaine, pour aider sa communauté à s’épanouir, en particulier du côté du secteur Saint-Louis-de-France où elle habite.

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Briller de tous ses feux

À 30 ans, Mélissa Normandin-Roberge menait une vie parfaite. Quatre enfants, un conjoint, une belle maison. Elle était aussi propriétaire de deux écoles de musique, les Maëstros. «Je voulais plaire à tout le monde», raconte-t-elle. Et même si tout semblait parfait, «je me suis rendu compte que c’est ça qu’on attendait de moi. Or, ce n’est pas comme ça que je la voulais, ma vie», dit-elle.

Trois ans se sont écoulés depuis le jour où elle a décidé que les 30 prochaines années n’allaient pas se passer dans ce genre de moule.

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Un féminisme de nouvelle génération

La fameuse grève des étudiants contre la hausse des droits de scolarité, en 2012, avait fait la manchette de tous les médias du Québec. À l’Université du Québec à Trois-Rivières, c’est une jeune étudiante de 22 ans qui coordonnait toutes les actions de ce mouvement.

Ann-Julie Durocher la voulait cette responsabilité et elle avait la capacité de jouer ce rôle important, mais son implication au sein de l’exécutif de l’Association générale des étudiants de l’UQTR avait commencé sur une mauvaise note. «Au début, on m’avait dirigée plutôt vers la vice-présidence aux affaires socioculturelles», raconte-t-elle. C’était un rôle d’organisation d’événements, donc quelque chose de traditionnellement plus féminin. «Ça m’avait choquée», confie-t-elle. Ses collègues, raconte-t-elle, se sont toutefois vite rendu compte qu’ils étaient tombés dans un stéréotype et c’est à la suite de cette prise de conscience que le rôle de coordonnatrice de la grève lui a été confié.

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Un demi-siècle à améliorer le monde

Georges Young fut un des premiers diplômés en génagogie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Jamais il n’aurait cru qu’au lendemain de sa remise de diplôme, dans les années 1970, le téléphone sonnerait pour lui offrir un emploi dans son domaine et que s’ouvrirait à lui une carrière qui lui permettrait de contribuer à améliorer le monde.

L’offre venait de Développement et paix dont il deviendra dès lors le directeur régional pendant 23 ans. «Je n’ai jamais couru un emploi. Ils me sont tombés dessus», raconte-t-il.

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Être catalyseur de projets

Guy Deveault gère l’entreprise Canadel avec son frère Michel. Chef de file dans son domaine, le fabricant de meubles de Louiseville exporte 70 % de sa production aux États-Unis. Pour Canadel et pour Guy Deveault en particulier, il va de soi de partager les bénéfices de ce succès avec la communauté.

Les partenariats de type commandites sont monnaie courante pour les entreprises qui soutiennent des événements en échange de visibilité. Canadel le fait, mais a voulu aller plus loin en finançant des infrastructures comme le préau de la Place Canadel à Louiseville, construit en 2003, et celui de Saint-Alexis-des-Monts, inauguré en juin dernier.

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Faire du bien avec son chien

Vétérinaire de profession, Mélissa Blackburn transmet ses connaissances et sa passion des animaux en redonnant à la société, autant aux aînés qu’aux tout-petits. Depuis plusieurs années, la Latuquoise accumule les heures de bénévolat dans les établissements scolaires, les milieux de vie du centre hospitalier et même dans sa propre clinique vétérinaire.

«C’est certain que c’est l’amour des animaux qui m’amène à faire ça. Je me découvre aussi en tant que personne là-dedans et j’aime beaucoup m’impliquer dans la communauté», a-t-elle lancé d’entrée de jeu.

Depuis 2011, Mélissa Blackburn a rencontré des centaines de jeunes dans différentes écoles. Accompagnée de son chien, elle tente d’éduquer le mieux possible les enfants sur les comportements des chiens et les aider à prévenir les morsures. 

«J’ai envoyé l’idée aux écoles de faire ça bénévolement, de leur donner de mon temps, certaines ont accepté», explique-t-elle.

«Pour moi, c’est important de m’impliquer et j’aime beaucoup les enfants. Il y a des morsures de façon quotidienne au Québec. […] Quand on éduque les enfants, ils deviennent des adultes avertis. C’est comme ça, je crois, qu’éventuellement on peut changer les choses. C’est en faisant de petites actions qu’on peut changer le monde.»

Mélissa Blackburn se rend, en alternance avec d’autres bénévoles, aussi à la rencontre des aînés qui résident dans les milieux de vie de l’établissement de santé de La Tuque du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ). C’est elle qui coordonne les séances de zoothérapie.

«On a débuté ça à l’hiver 2015. Ce qui me touche le plus là-dedans, c’est qu’une partie des résidents n’ont pas de visiteurs de façon quotidienne. Ça fait longtemps qu’on sait que les animaux ont des effets bénéfiques au niveau de la santé. Si dans leur journée ça les fait rire un peu, c’est déjà un plus pour le mieux-être», assure-t-elle.

Elle rencontre les résidents un à un avec Dexter, son fidèle compagnon à quatre pattes. Ce dernier, toujours prêt pour un spectacle, ne manque pas d’accrocher un sourire, et même des larmes de joie, aux aînés. D’ailleurs, les anecdotes ne manquent pas au fil des ans.

«On est là à 100 %, on leur donne de notre temps et quand on revient on est vraiment content. On vit de beaux moments», lance-t-elle.

La vétérinaire s’implique également avec sa clinique dans la communauté. Une fois par année, elle participe à la journée de stérilisation pour les chats errants.

«C’est une journée qui se déroule en février. On essaie d’attraper les chats errants et on les stérilise. Souvent, on réussit même à les faire adopter. […] On fait ça gratuitement et mes employés donnent aussi une partie de leur temps», note-t-elle.

La Latuquoise était également parmi les dizaines de personnes qui se dévouaient bénévolement pour les 12 heures d’endurance de La Tuque.

«J’ai été directrice de la billetterie et de l’accréditation pendant trois ou quatre ans avant la disparition de l’événement. Mon conjoint était bénévole, j’ai commencé à m’impliquer et quand tu mets le bras dans l’engrenage, tu ne peux pas le faire à moitié», a-t-elle commenté.

Pour Mélissa Blackburn, s’impliquer dans sa communauté est arrivé de façon naturelle. En plus de faire du bien aux autres, c’est pour elle une façon de grandir personnellement. 

«On se rencontre, surtout avec les personnes âgées, que nos petits problèmes quotidiens ne sont pas si pires. On se rend compte qu’il faut profiter de la vie chaque jour, du mieux qu’on peut. […] Ça nous fait grandir et je vais continuer de donner de mon temps. On finit par oublier ces gestes-là parce qu’ils sont naturels. On le fait et on ne se demande pas pourquoi on le fait», a-t-elle conclu.

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Solange Comtois Lemire: quatre décennies d’implication

Solange Comtois Lemire a toujours eu une vie remplie. Alors qu’elle pourrait prendre du temps pour elle, la dame de Baie-du-Febvre continue de se dévouer pour autrui. On a entre autres souligné cette année ses 40 ans d’implication au sein de l’organisation du Noël du pauvre.

Originaire de Ham-Sud, Mme Comtois Lemire a grandi à Warwick. Elle travaillait comme aide-infirmière à l’hôpital Christ-Roi de Nicolet quand elle a rencontré celui qui allait devenir son mari. En 1957, elle s’installait avec son époux sur la ferme laitière qu’il exploitait à Baie-du-Febvre.

Le couple a eu quatre enfants, et Mme Comtois Lemire se décrit comme «femme collaboratrice» pour qualifier son rôle, jusqu’au décès de son mari en 1981.

«Après la mort de mon mari, j’étais responsable de la ferme avec des employés. Mes enfants étaient aux études. J’ai continué à administrer la ferme avec des employés pendant 12 ans, raconte-t-elle avant de mentionner qu’un de ses fils a pris la relève, constituant ainsi la huitième génération d’exploitants de la terre familiale.

C’est à l’invitation d’amies de Nicolet que la Centricoise a commencé à s’impliquer dans sa communauté. «J’avais des amies qui étaient dans le Noël du pauvre à Nicolet. Elles m’ont dit: «Pourquoi vous ne feriez pas partie du Noël du Pauvre, vous aussi, à Baie-du-Febvre?» J’ai organisé un comité de bénévoles», raconte-t-elle simplement.

Pendant ses quatre décennies dans l’organisation, elle a entre autres fait partie du conseil d’administration central en tant que représentante de la rive sud. Elle a notamment contribué à développer la participation de Bécancour dans le Noël du pauvre. En 2017, l’organisation locale a aidé huit familles de Baie-du-Febvre.

Depuis 2007, notre Tête d’affiche est aussi impliquée dans l’Association des auxiliaires bénévoles des établissements de santé du Québec. Elle est vice-présidente de l’association, en plus de réaliser ses heures de bénévolat dans différents établissements, dont les centres hospitaliers Christ-Roi à Nicolet et Sainte-Croix à Drummondville.

La liste des implications bénévoles de la Baievilloise comprend aussi l’offre de transport à des concitoyens qui doivent se rendre à des rendez-vous médicaux ou à l’épicerie, par exemple. Elle accompagne régulièrement des gens qui n’ont pas de voiture aux établissements de santé de Trois-Rivières et de Drummondville.

Mme Comtois Lemire est associée à l’organisme Centraide depuis des dizaines d’années, et elle est encore, à ce jour, présidente de Centraide Baie-du-Febvre. Elle siège également au sein du conseil d’administration de l’Office municipal d’habitation de sa localité.

Solange Comtois Lemire s’est impliquée dans d’autres secteurs de la vie publique. Elle a complété deux mandats de conseillère municipale, débutant au moment de la fusion de Baieville, Sainte-Antoine et Saint-Joseph-de-la-Baie-du-Febvre, les trois entités qui allaient constituer la municipalité de Baie-du-Febvre en 1983.

La dame a également assumé la responsabilité des bénévoles qui œuvraient au Centre d’interprétation de l’oie blanche dans les années 1990, et fut désignée présidente d’honneur de la Grande tablée du lac Saint-Pierre en 2015.

«L’implication, c’est ce qui nous tient en forme. Le bénévolat est dans toi et toi tu es dans le bénévolat. Tu vas donner, mais tu reçois beaucoup!», répond la dame qui refuse de dévoiler son âge, quand on s’enquiert des motivations qui l’incitent à continuer à donner autant de son temps pour aider son prochain.

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Un homme et ses précieuses racines

CIGB, CJTR, CKSM, CHLN, CHRC, Rythme FM, Cogeco ... On ne compte plus les médias où Richard Lachance a exercé ses talents depuis 40 ans, tantôt comme journaliste, tantôt comme directeur. L’actuel président de Cogeco Media a gravi tous les échelons du métier et son histoire est non seulement celle d’un fils de ses œuvres, mais aussi celle d’un homme qui a su redonner au suivant.

«Je suis un enfant adopté dans une crèche à Québec», raconte-t-il. «Je ne connais pas mes parents biologiques.» C’est à Sainte-Anne-de-la-Pérade, avec sa famille adoptive, que le jeune Richard fera donc ses toutes premières racines.

D’entrée de jeu, il dépeint une jeunesse difficile. «J’étais un drop out de l’école. J’ai perdu ma mère adoptive à l’âge de 9 ans. J’ai eu de bons parents, mais je me suis bâti quand même moi-même», raconte-t-il.

À 15 ans, il quitte l’école et travaille chez Molson. «Je prenais de l’alcool», dit-il. «Il n’y a pas de cachette.»

Cette période trouble de sa vie sera toutefois de courte durée. Sous l’encouragement du chanoine de la paroisse qui l’avait pris sous son aile, il décide de se prendre en main.

«J’ai quitté Molson et je n’ai jamais repris une bière de ma vie, même pas un cocktail», dit-il. Même les cigarettes qu’il consommait à grands coups de trois paquets par jour prennent à tout jamais le chemin de la poubelle. Le jeune Richard Lachance avait envie d’une bien meilleure vie.

Âgé de plus de 20 ans, il décide de compléter ses études secondaires. Cette période coïncide avec son entrée à la radio, en 1978.

Le jeune homme a eu beau avoir commencé sa vie sur un mauvais pied, il a eu le tour de se faire de très bons contacts et ce, grâce aux sports. À Sainte-Anne-de-la-Pérade, tout le monde le connaît pour son implication.

«Dans les années 1975, j’ai été président de la Ligue masculine de balle molle du comté de Champlain», se souvient-il. Il a aussi démarré une ligue de balle molle féminine et s’est impliqué dans le baseball rural et le hockey mineur.

«Je voulais mettre un peu de glamour là-dedans», se souvient-il. Le jeune bénévole décide donc d’aller cogner à la porte de nul autre que Roger D. Landry qui possédait une maison dans la municipalité. C’est que Richard Lachance voulait le président de La Presse comme président d’honneur au match d’ouverture de la ligue de balle molle, à Batiscan. S’attendant à un refus, il voit au contraire arriver au match M. Landry avec... Réjean Tremblay.

Ce culot a toujours bien servi  Richard Lachance qui ne refusera jamais de nouvelles responsabilités dans les stations où il travaille.

Ainsi, en 1995, la direction de Radiomutuel lui offre un poste à Gatineau-Hull où il passera quatre ans. Il y dirige la programmation de deux stations.

Durant tout ce temps, Richard Lachance conserve ses liens avec Sainte-Anne-de-la-Pérade où il s’achète une maison.

En 1998, on l’envoie à Québec où il devient directeur des programmes de CHRC. Par la suite, en 1999, il est envoyé pour faire le même genre de travail à Montréal au même moment que la création de Rythme FM. Depuis 18 ans, c’est avec joie qu’il œuvre chez Cogeco, une entreprise née en Mauricie.

Richard Lachance profite des positions enviables qu’il occupe pour retourner l’ascenseur à ses racines péradiennes.

En 2005, alors que la municipalité organise ses premières Grandes retrouvailles, Richard Lachance réussit à persuader Ginette Reno de venir chanter dans l’église afin d’amasser des fonds pour restaurer la statue de sainte Anne. Toujours au profit de la fabrique, il fera venir bien d’autres grands noms dans cette église, par la suite, comme Claude Dubois, Bruno Pelletier et Jean-Pierre Ferland. Pour le 350e de la municipalité, c’est Mario Pelchat et Paul Daraîche, parmi d’autres, qui ont prêté leur
talent à la cause. Tout cela grâce à un homme et ses précieuses racines.

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Photographie et estime de soi

Pour en arriver à s’assumer comme photographe professionnelle, Geneviève Trudel a eu besoin de validation extérieure pour alimenter sa confiance. Aujourd’hui, elle utilise son talent pour aider à nourrir l’estime de soi d’autrui. Il y a deux ans, elle a mis sur pied le projet Portraits du cœur, qui offre des séances de photos à des personnes à faible revenu.

Le parcours de Geneviève Trudel n’est pas banal. À 26 ans, elle prenait la tête du bureau de huissiers de justice jusqu’alors dirigé par son père. La jeune femme devait gérer une quinzaine de personnes, en plus d’être impliquée dans plusieurs organisations. Un peu essoufflée, elle a choisi de travailler de la maison pour un moment.

C’est pendant cette période qu’elle a commencé à prendre des photos, pour le plaisir. Les compliments de son entourage lui indiquaient qu’elle tenait peut-être le filon d’un talent à exploiter. «Je photographiais une roche et le monde disait ‘‘Wow!’’... Mais moi je voulais que quelqu’un d’autre, un vrai pro me dise: ‘‘Ta roche, c’est cute, mais ça serait mieux si elle était comme ci ou comme ça...’’», image la photographe pour illustrer ses réticences à se considérer comme telle.  

Cette valorisation, elle l’a entre autres reçue par les mentions obtenues en soumettant ses photos au concours de la Corporation des maîtres photographes du Québec et en méritant son accréditation dans l’association Photographes professionnels du Canada.

Dans sa vie de huissier, Mme Trudel a entre autres fait partie des conseils d’administration du Regroupement des femmes de carrière de la Mauricie et de la Chambre des huissiers de justice du Québec.

Comme photographe, elle s’implique d’une autre façon, directement via son art. Elle est notamment bénévole pour la Fondation Portraits d’étincelles, qui propose d’immortaliser en images les bébés décédés avant ou à la naissance. «Tu ne souhaites pas en faire beaucoup dans ta vie. J’en ai fait cinq ou six jusqu’à présent. Pourquoi je le fais? Je ne le sais pas. Je le fais pour les parents. Je le fais parce que je suis une mère, peut-être, par instinct...»

La photographe a illustré trois calendriers au profit du Centre du sein Le Ruban Rose de Shawinigan, qui soutient les personnes touchées par le cancer du sein. «J’ai vu des femmes au crâne rasé ou qui avaient subi une mastectomie. Je voyais ces gens-là et je me disais que ça peut arriver à tout le monde. Le temps que tu donnes, c’est quoi par rapport à ce qu’ils vivent?», observe-t-elle.

Mme Trudel a pris les photos pour l’agenda familial de Leucan Mauricie-et-Centre-du-Québec. Leucan l’avait approchée après qu’elle eut offert à une famille les dernières photos d’une fillette de quatre ans, Rosalie. «J’étais débordée quand la mère de Rosalie m’a appelée et m’a dit que sa petite fille était malade, et qu’elle avait su la veille qu’elle était en phase terminale. Je l’ai prise entre deux rendez-vous. À chaque clic, je me disais que c’étaient ses dernières photos. Une semaine après, elle est décédée.»

C’est aussi après avoir offert une séance gratuite à une famille qui venait de vivre une succession d’épreuves, que Geneviève Trudel a eu l’idée du projet Portraits du coeur. «J’ai été surprise de leur réaction quand ils ont vu les photos. Moi, c’est mon quotidien de faire ça. Je me suis demandé ce que je pourrais faire pour donner aux autres», raconte-t-elle en évoquant sa séance de photos avec la famille éprouvée, tellement reconnaissante.

Geneviève Trudel a parlé de son idée à Caroline Chartier, du Centre Roland-Bertrand, à Shawinigan. Au début de décembre, avec une équipe de bénévoles, elle a permis à 111 personnes à faible revenu de vivre une session de photographie professionnelle, coiffure et maquillage compris, et de repartir avec la photo encadrée. C’était la deuxième édition de cette journée qui stimule l’estime de soi de ceux qui en bénéficient.