Tête d'affiche

Un savoir au service de la région

TROIS-RIVIÈRES — L’organisme GROUPÉ a été fondé dans la région par un groupe d’entrepreneurs visionnaires. L’idée générale avait été lancée par un professeur de l’UQTR, Frédéric Laurin, en 2013. C’était lors d’une conférence livrée à la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières. Non content de lancer cette suggestion, il s’est impliqué dans le projet, à titre de professeur, mais également à titre personnel.

M. Laurin avait initialement proposé la création d’une grande agence de développement économique régionale. Le milieu économique a rapidement pris la balle au bond. En 2013, la région vivait en effet la fermeture de Gentilly-2. Il y avait beaucoup de fermetures d’entreprises et un taux de chômage très élevé. «Il fallait qu’on pense à quelque chose», se souvient-il. «C’était vraiment très gris.» Le professeur Laurin avait alors construit un indicateur de performances économiques régionales démontrant que la Mauricie était alors au dernier rang avec la Gaspésie.

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«J’ai de l’énergie à donner»

On ne sait trop par quel bout il faut s’y prendre pour bien présenter Rachel Frigon. Malgré son jeune âge, elle croule sous les médailles, les bourses et les honneurs. Sa liste d’implications a de quoi remplir une pleine page. Mère de deux jeunes enfants, associée dans une entreprise avec son mari, notre Tête d’affiche est une véritable dynamo. «J’ai de l’énergie à donner», dit-elle.

Rachel Frigon est ce genre de personne qui possède le secret des journées qui comptent plus de 24 heures. Elle avait à peine 12 ans lorsqu’elle a cessé de passer ses vacances d’été à la maison familiale. C’est à cet âge, en effet, qu’elle s’inscrit chez les cadets, Escadron 14 de Shawinigan. Elle ne manque jamais l’occasion d’aller suivre des camps de perfectionnement, même si certains se passent dans d’autres provinces canadiennes.

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Laisser le monde un peu meilleur qu’il ne l’était

Saint-Boniface — Comme la très grande majorité de nos Têtes d’affiche, Alain Gélinas est un bénévole dans l’âme depuis sa tendre enfance. Dans son cas, ce grand désir de venir en aide à son prochain a pris de nombreux visages au cours de sa vie, notamment celui d’un chef scout. Dans sa meute, on l’appelait Kaa, le grand serpent du Livre de la jungle.

Infirmier pendant 38 ans, dont 20 ans dans un bloc opératoire, Alain Gélinas (à ne pas confondre avec son homonyme qui préside la Coalition d’aide aux victimes de la pyrrhotite), s’est impliqué dans le scoutisme lorsque l’aîné de ses quatre enfants a eu 9 ans. Voyant qu’il manquait de monde pour animer les jeunes louveteaux, il n’a pu résister à l’appel. Le foulard de Baden-Powell ne le quittera jamais plus par la suite.

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S’investir sur tous les fronts

Brasser des affaires – de grosses affaires! – est le lot quotidien de Jean Pellerin. Œuvrant pour Valeurs mobilières Desjardins depuis une vingtaine d’années, il dirige aujourd’hui quatre succursales de l’institution de gestion de placements en bourse. On devine l’effervescence de son emploi du temps. Or, c’est lorsqu’il évoque son implication à Moisson Mauricie que celui qui navigue dans la haute finance depuis plus de trois décennies s’anime et que son discours s’enflamme. Parler ici de passion n’a rien du cliché.

Si la vie professionnelle de Jean Pellerin lui fait côtoyer la frange la plus privilégiée de la société, son travail (bénévole) à Moisson Mauricie le met en contact avec les moins fortunés. Il ne s’embarrasse pas pour autant de sentiments de pitié. C’est avec ces derniers qu’il se sent le plus à l’aise, si l’on insiste pour comprendre comment il arrive à conjuguer ses «deux vies».

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Voir le monde et le recevoir

Les racines de Normand Gagnon pénètrent profondément dans le sol de Fortierville. L’homme n’en a pas moins les horizons larges. C’est que le descendant d’une lignée d’agriculteurs a beaucoup roulé sa bosse et a rencontré pas mal de monde.

Jeune adulte, M. Gagnon se fait marin. Il gagne sa vie sur le fleuve et les Grands Lacs. Il participe notamment au chantier du pont-tunnel Lafontaine reliant Montréal à la Rive-Sud. Il découvre que le contact de l’autre, quel qu’il soit, est une richesse. Blancs, noirs, bruns, nous sommes tous humains, philosophe-t-il.

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Le feu sacré de l’engagement

TROIS-RIVIÈRES — L’engagement bénévole fait un peu partie de l’ADN de François Lemay-Adam. Il faut dire qu’il a grandi au milieu de beaucoup de monde. Son père est Chevalier de Colomb et les occasions d’aller au-devant des autres sont autant d’activités qui se vivent en famille. Pour le jeune garçon, la communauté est un point de repère naturel.

À son entrée à l’école secondaire L’Escale, François s’implique dans l’équipe technique de l’auditorium. Le parascolaire lui offre ainsi la chance d’embrasser une cause à lui et d’apprivoiser les rouages du travail d’équipe. Son et lumière, il est de tous les événements. D’abord à rouler les fils, puis à apprivoiser chaque interrupteur de l’endroit. Bientôt, le lieu n’a plus de secrets pour lui. Il installe, démonte et s’assure que tout tourne rondement. Encore maintenant, quelques années plus tard, on l’appelle parfois en renfort. Son numéro est au mur, si un pépin surgit...

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S’engager au travail et dans la communauté

Il y a ceux qui mènent une carrière de prestige. Il y en a qui rayonnent par leur engagement dans la communauté. Johanne Hinse s’inscrit dans les deux catégories à la fois. Les heures de travail sont évidemment au rendez-vous. Mme Hinse ne s’en plaindra jamais. Il y aura toujours la fin de semaine et le chalet pour se ressourcer, fait-elle valoir. «C’est les gens les plus occupés qui sont les plus engagés», soutient-elle.

Dans sa vie professionnelle ou à travers ses nombreux engagements, Mme Hinse recherche d’abord le contact humain. On ne s’étonnera donc pas de la retrouver à la barre de tout le volet communautaire, chez Cogeco. NousTv, au Québec et YourTv, en Ontario, c’est elle qui y voit. «J’ai toujours été dans le monde... Si je n’étais pas dans le monde, je ne serais pas bien», soutient la Trifluvienne.

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S’engager auprès des enfants, sans juger personne

Restaurateur, préposé à l’entretien, dépanneur, aide de cuisine, propriétaire de brasserie, canonnier à la défense nationale, Mario Paradis a fait les 100 métiers. C’est toutefois médecin qu’il rêvait de devenir.

Si son rêve ne s’est pas concrétisé, le Nicolétain aura quand même pris soin de pas mal de monde. Quand sa deuxième fille est née, il était seul à la maison avec la maman. Le travail a été rapide et ils n’ont pas eu le temps de se rendre à l’hôpital. Seul, il assiste sa conjointe pour l’accouchement.

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L’éthique de l’engagement et du plaisir

Essais ou romans, livres d’art, albums ou cahiers, les livres occupent beaucoup d’espace chez Lise Quirion et Marc Nolin. Omniprésents, les ouvrages sont souvent marqués d’un signet. On s’abreuve ici à plusieurs sources à la fois. Le couple est curieux, ses horizons sont larges.

Au tournant des années 80, fraîchement diplômés, les deux Montréalais d’origine s’exilent en Outaouais pour voir leur carrière prendre son envol. Les aléas de la vie professionnelle les poussent ensuite vers Trois-Rivières. Pour de bon. Lui œuvre à la défunte Agence de santé et de services sociaux. Il est communicateur. Elle enseigne l’histoire, au secondaire. Jusqu’au jour de leur retraite, il n’y a pas si longtemps.

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Pour aider les autres à devenir meilleurs

Du haut de ses 33 ans, Joaquim Blanchette a déjà une feuille de route bien garnie. C’est que le jeune homme avait une longueur d’avance, ayant un peu grandi dans le parc industriel de Bécancour. L’entreprise qu’a fondée son père, Hydrexcel, c’était un peu son terrain de jeu. C’est là qu’il développe son goût pour la mécanique. Et le sentiment qu’une entreprise, c’est un peu comme une famille.

Son intérêt pour la mécanique et les machines oriente son choix de carrière. Il fait une technique en mécanique. Puis obtient un baccalauréat en ingénierie, à l’UQTR.