Marie-Louise Tardif considère que La Tuque rencontre des défis particuliers pour répondre aux besoins de sa population en raison de l’étendue de son territoire.

Tardif fait du maintien des services une priorité

LA TUQUE — Si elle est élue le 1er octobre, la candidate caquiste dans Laviolette - Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, mettra beaucoup d’énergie à s’assurer que la Ville de La Tuque bénéficiera des moyens pour maintenir une qualité de services uniforme, un défi important sur un aussi vaste territoire.

Après avoir inauguré son local électoral dans l’ancienne église Saint-Bernard à Shawinigan la semaine dernière, Mme Tardif procédait à l’ouverture officielle de son bureau de campagne à La Tuque mercredi après-midi, à la Place du parc sur la rue Commerciale. Depuis qu’elle a annoncé sa candidature au printemps, elle s’est rendue à maintes occasions dans la partie nord du nouveau comté, où elle a été sensibilisée par les élus municipaux sur les défis budgétaires qu’impose une ville aussi étendue.

«La Tuque, c’est vraiment particulier depuis les fusions», rappelle Mme Tardif. «C’est la plus grande ville, en termes de superficie, au Québec. C’est 58 fois l’île de Montréal, mais on n’y retrouve que 5,5 % de la population de la Mauricie. Pour la Ville de La Tuque, desservir et maintenir les services municipaux, avoir la même qualité à Parent, à plus de 200 kilomètres de La Tuque, ça fait partie de leur réalité. Le maire me disait qu’en plus des taxes payées par ces quelque 500 citoyens (à Parent), la Ville doit débourser 250 000 $ additionnels. Il n’y a aucune autre ville, au Québec, qui doit offrir des services municipaux sur d’aussi grandes distances.»

Mme Tardif croit que le prochain pacte fiscal entre le gouvernement du Québec et les municipalités doit prévoir des dispositions spéciales pour aider La Tuque dans sa desserte.

«Ça devra être revu, parce qu’il y a un problème», constate-t-elle. «Le pacte fiscal est uniformisé à travers la province. La Tuque n’est pas traitée comme une exception et c’est important qu’elle le soit. Il lui faut un financement stable, prévisible et à la hauteur pour offrir des services adéquats à toute la population.» Le transfert d’un point de la taxe de vente du Québec représente un outil qui pourrait venir en aide au conseil municipal, précise Mme Tardif. Pour le reste, la candidate appuie la transformation des horaires de faction à la faveur d’un horaire à l’heure pour les services ambulanciers. Elle s’attarderait aussi au transport intermunicipal entre La Tuque et Trois-Rivières, un autre défi de financement depuis l’abolition du service d’autobus d’Orléans Express, en janvier 2015. La Corporation de transport adapté et collectif du Haut Saint-Maurice a pris la relève, mais elle peine à obtenir une aide financière fiable et récurrente du ministère des Transports.

La desserte d’Internet haute vitesse et de la téléphonie cellulaire, des enjeux qui tardent à devenir des réalisations, font évidemment partie de ses priorités.

«La CAQ a annoncé un investissement de 400 millions $ pour Internet haute vitesse dans toutes les régions du Québec», rappelle Mme Tardif. «Tout est ficelé pour La Tuque. C’est surprenant, depuis le temps qu’on en parle, que ça traîne! On connaît les problèmes. Ça encouragerait les entreprises et les jeunes à s’installer là.»

Même si elle est établie à Shawinigan depuis plusieurs années, Mme Tardif fait remarquer qu’elle possède une étroite connaissance des réalités de La Tuque. Avant son arrivée au Parc de l’Île-Melville en 2006, elle travaillait comme ingénieure forestière, où elle a développé des réseaux de visite avec l’Association forestière de la Vallée du Saint-Maurice pour expliquer l’exploitation et l’aménagement forestier. Elle a également travaillé au ministère des Ressources naturelles et de la Faune, où elle devait se rendre régulièrement aux bureaux de La Tuque, Shawinigan et Trois-Rivières.