On aperçoit ici la vétérinaire Olivia Naud remettant une commande à l’auto à un client et à son patient à quatre pattes.
On aperçoit ici la vétérinaire Olivia Naud remettant une commande à l’auto à un client et à son patient à quatre pattes.

Système D pour les amis à quatre pattes

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN-SUD — Les hôpitaux et cliniques vétérinaires sont eux aussi des services essentiels, mais pour continuer à desservir la population, des moyens sanitaires hors du commun y sont déployés dans le contexte de la pandémie de la COVID-19. C’est le cas à l’Hôpital vétérinaire Évolution Énergie de Shawinigan-Sud où le système D est appliqué afin de pouvoir continuer à desservir les gens et leurs amis à quatre pattes en toute sécurité.

Comme l’explique la vétérinaire et propriétaire, Olivia Naud, on utilise désormais une fenêtre à volets pour remettre aux clients les médicaments et la nourriture dont ils ont besoin pour leur animal de compagnie. L’hôpital a également reporté tous les rendez-vous non urgents afin de diminuer l’affluence. Il a également fallu diminuer le nombre d’employés, précise la Dre Naud.

Lorsqu’une consultation est nécessaire, les vétérinaires évitent le plus possible la proximité avec les clients. Les animaux sont acheminés dans une pièce à part pour l’examen explique-t-elle.

Les questions de mise comme «Arrivez-vous de voyage», «Avez-vous des symptômes» et «Avez-vous plus de 70 ans» sont évidemment posées. Si la réponse est oui, on essaie d’éviter les rendez-vous. Toutefois, la Dre Naud précise que s’il y a une urgence ou que l’animal a besoin de soins, il sera possible évidemment d’obtenir quand même une consultation tout en gardant une distance sécuritaire entre le propriétaire de l’animal et le vétérinaire. Le vétérinaire fait ensuite part du résultat de son examen au propriétaire à distance.

Les vétérinaires, explique la Dre Naud, sont habitués à côtoyer des situations où sont présentes des maladies infectieuses, comme des virus, chez les animaux. Avec la COVID-19 qui circule chez les humains, «on a mis encore plus de mesures en place», dit-elle. Donc port d’un sarrau, de gants et de masques. Ces vêtements sont soit jetés ou désinfectés après usage unique, explique-t-elle.

La vétérinaire indique que le plus gros défi, ce sont les gens qui ne collaborent pas. «Ce n’est pas tout le monde qui comprend», dit-elle.

Cet hôpital vétérinaire soigne aussi les animaux de ferme. Afin de se conformer aux directives de distance sociale, les vétérinaires qui se rendent sur les fermes, en particulier les fermes laitières, la principale clientèle de l’entreprise, demandent à ce qu’une seule personne soit présente durant la visite afin de limiter les contacts, explique-t-elle.

Les mesures prises dans cet hôpital vétérinaire sont en accord avec les directives de l’Ordre professionnel des médecins vétérinaires du Québec. «L’Ordre compte sur la compréhension des propriétaires d’animaux concernant ces mesures exceptionnelles qui ont pour but de protéger leur santé et leur sécurité ainsi que celles des membres des équipes vétérinaires», peut-on lire sur le site web de l’Ordre.