La Ville avait imposé une interdiction d’arrosage et de lavage des véhicules plus tôt cet été.
La Ville avait imposé une interdiction d’arrosage et de lavage des véhicules plus tôt cet été.

Surconsommation d’eau à Trois-Rivières: la facture grimpe pour la Ville

TROIS-RIVIÈRES — La forte consommation d’eau potable enregistrée sur le territoire de Trois-Rivières depuis le début de l’été aura des conséquences monétaires sur les coffres de la Ville. Le conseil municipal a en effet dû revoir à la hausse le budget accordé à l’achat de certains produits utilisés dans le traitement de l’eau pour pouvoir répondre à la demande.

On se souviendra que plus tôt cet été, la Ville avait même été forcée d’imposer une interdiction d’arrosage et de lavage des véhicules pendant plusieurs jours en raison de la trop forte demande en eau potable sur tout le territoire de la Ville, et de la menace de dépasser la capacité de production de l’usine de traitement des eaux.

Cette importante consommation s’explique de plusieurs façons selon la Ville. Non seulement le Québec connaît un été très chaud et sec, mais le confinement a fait en sorte que plusieurs personnes ont porté davantage de soins à leurs terrains, autant en jardinant qu’en arrosant la pelouse, ou encore en se faisant installer une piscine.

Vendredi, le conseil municipal de Trois-Rivières a donné son aval à la majoration du contrat octroyé à Kemira Water Solutions Canada pour l’achat de sulfate d’aluminium, un produit utilisé dans le processus de traitement de l’eau potable. Le contrat initial, qui s’élevait à 88 000 $ sera majoré de près de 50 % avec de l’achat supplémentaire pour un montant de 42 425 $.

«C’est directement lié à la surconsommation d’eau potable qui a été remarquée depuis le début de l’été. Il est important de comprendre qu’il y a des conséquences à cette surconsommation, et ici ces conséquences ont un impact direct sur les finances de la Ville», note Cynthia Simard, directrice des communications pour la Ville de Trois-Rivières.

Cette dernière explique par ailleurs que plusieurs autres types de produits entrent dans le processus de traitement de l’eau potable, et qu’il ne serait pas impossible que le conseil municipal soit obligé de réviser les contrats pour la fourniture de ces produits également.

Lors de la dernière interdiction d’arrosage, la Ville a noté une baisse marquée de la consommation. «En moyenne, la baisse a été de 15 % sur l’ensemble du territoire, mais on a atteint 30 % de baisse de consommation lors des périodes de pointes. C’est donc dire que c’est directement lié à l’arrosage des pelouses ou au lavage des véhicules», considère Mme Simard, qui ajoute que chaque citoyen doit maintenir les efforts afin d’éviter une surconsommation cet été.