Atteinte de sclérose latérale amyotrophique, Ginette Leblanc demande la légalisation du suicide assisté.

Suicide assisté: un pas de plus dans les procédures judiciaires

Un nouveau pas a été franchi, aujourd'hui, dans le dossier de Ginette Leblanc, cette Trifluvienne atteinte de sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Lou Gherig.
L'avocat qui plaide sa cause pro bono, Me René Duval du cabinet Duval, Lauzon, Ménard de Trois-Rivières, vient de déposer aux procureurs généraux du Canada et du Québec un avis d'intention de soulever l'inconstitutionnalité de l'alinéa 241-b du code criminel. Rappelons que cet article de loi criminalise l'aide au suicide au Canada.
Le débat sur cette question a déjà été porté en Cour Suprême du Canada, en 1993, dans la célèbre cause de Sue Rodriguez. Les juges majoritaires avaient alors reposé leur décision de ne pas légaliser le suicide assisté en se basant principalement sur le fait que ça ne se faisait pas dans les pays démocratiques occidentaux. Or, les choses ont bien changé depuis 18 ans, plaide Me Duval. La mort assistée est maintenant autorisée en Suisse, en Belgique, en Hollande et au Luxembourg.
Rappelons que les juges majoritaires avaient alors décidé que l'interdiction du suicide assisté n'était ni arbitraire, ni injuste et que le suicide assisté ne reflétait pas les valeurs fondamentale de la société canadienne.
Selon Me Duval, ces arguments «ont perdu leur raison d'être», ce qu'il entend démontrer d'ailleurs devant Cour Suprême.
Plus de détails dans Le Nouvelliste de vendredi.