Les chauffeurs de la STTR ont rejeté massivement la dernière offre patronale.

STTR: l’offre globale rejetée à 82 %

TROIS-RIVIÈRES — Les chauffeurs de la Société de transport de Trois-Rivières ont rejeté à 82 % l’offre globale que leur avait présentée l’employeur.

Ce rejet massif survient alors que la convention collective est échue depuis le 31 décembre 2016. Selon le conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Mario Fontaine, les principaux points qui achoppent concernent les conditions salariales ainsi que les horaires de travail. Ce dernier n’est d’ailleurs pas tendre lorsqu’on lui demande ce qu’il pense de l’offre que l’employeur disait finale.

«Excusez-moi le mot, mais c’est un torchon. Nous voulons un rattrapage salarial. Tout au long des négociations, ils ont fait des comparaisons en ce qui concerne le nouveau plan de transport avec ce qui se fait du côté de la ville de Sherbrooke. Mais il y a un écart salarial assez élevé entre un employé qui fait le même travail à Sherbrooke [et ici]», explique le conseiller syndical. Ce dernier ajoute que les cadres de la STTR ont touché des augmentations de salaire allant jusqu’à 39 % entre 2011 et 2016.

En ce qui concerne les horaires de travail, les demandes patronales sont également inacceptables selon le syndicat.

«C’est assez ambigu cette histoire-là. C’est quasiment comme signer un chèque en blanc», poursuit-il.

Après s’être retenus de sortir publiquement afin de dénoncer l’attitude de la direction, les syndiqués devraient prochainement prendre les moyens afin de se faire entendre. Il n’est cependant pas question pour l’instant de déclencher une grève.

«Notre but n’est pas de prendre la population en otage. Mais si on n’a pas le choix à un moment donné...», laisse tomber M. Fontaine avant de rappeler que les dirigeants syndicaux
ont un mandat de grève entre les mains depuis le mois de septembre dernier.

Jusqu’à maintenant, une quarantaine de rencontres ont eu lieu dans le cadre des négociations. Il n’y en a cependant aucune autre de prévue pour l’instant.

«L’employeur nous a menacés d’aller devant un conciliateur. À mon avis, ça pourrait être une bonne chose. Peut-être
que ça sera quelqu’un qui parle le même langage [que nous] et que l’on finirait par se comprendre et s’entendre», avance le conseiller syndical.