Les autobus de la STTR circuleront ce samedi puisque l’avis de grève des employés a été levé.
Les autobus de la STTR circuleront ce samedi puisque l’avis de grève des employés a été levé.

STTR: la grève évitée

Nicolas Ducharme
Nicolas Ducharme
Le Nouvelliste
Trois-Rivières (ND) — La menace de grève des chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Trois-Rivières est levée. Au terme d’une longue journée de négociations mercredi, la partie syndicale a accepté de ne pas aller de l’avant avec ce moyen de pression qui devait se dérouler samedi.

Dans les deux camps, on parlait d’une journée charnière dans les négociations pour le renouvellement de la convention collective. Un changement d’atmosphère a permis un rapprochement suffisamment intéressant pour éviter une grève. Mardi, les deux parties s’étaient entendues sur les modalités à appliquer en cas de grève, puisque les transports en commun sont considérés comme un service essentiel à la population.

«Les négociations ont bien avancé et ç’a débloqué sur certains points. Nous avons donc décidé de faire preuve de bonne foi et nous avons levé la grève. Les travailleurs vont tout de même continuer leurs moyens de pression, c’est-à-dire d’être habillés en civil plutôt que de porter l’uniforme», explique Mario Fontaine, conseiller syndical au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ).

«On a crevé l’abcès et on a vu qu’il y avait plusieurs facettes où on pouvait travailler ensemble. Nous en sommes venus à la conclusion que oui. On cherche maintenant des moyens pour que les discussions soient plus efficaces. Nous sommes très optimistes, sinon nous n’aurions pas levé l’avis de grève», ajoute le conseiller.

Le président du conseil d’administration de la STTR, André Noël, estimait lui aussi que l’atmosphère permettait d’être optimiste quant à la résolution du conflit, puisque le contrat de travail des syndiqués de la STTR est échu depuis décembre 2016.

«À la STTR, nous étions toujours disponibles pour négocier, mais ça prend deux parties pour négocier. Nous avons eu une très bonne journée. Je pense que nous avions une attitude pragmatique selon laquelle le droit de grève est légal et que ça appartenait à la partie syndicale. Je suis donc très content, surtout pour notre clientèle qui a besoin des autobus. Au-delà du service essentiel, une grève aurait bousculé leurs habitudes.»

M. Noël prévient toutefois qu’une entente est encore loin d’être conclue. Les deux groupes n’ont pas voulu préciser la teneur des négociations qui se sont déroulées mercredi. Depuis le début des pourparlers, le plan de refonte des circuits d’autobus fait partie des éléments qui séparent les deux parties, tout comme le coût élevé des assurances collectives.

La dernière grève à avoir été déclenchée par le syndicat l’avait été lors du conflit de travail de 2003.