Mario De Tilly, directeur général d’IDE Trois-Rivières.

Stratégie de développement économique 2020-2025: le développement durable au coeur des priorités d'IDE Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Désormais, le développement économique ne pourra pas se faire sans rimer avec le développement durable à Trois-Rivières. C’est du moins la volonté première exprimée par Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières mardi, à l’occasion du dévoilement de la Stratégie de développement économique 2020-2025. Une stratégie qui mettra au coeur de ses actions l’économie verte et l’innovation.

Le déploiement de la première grande Stratégie économique d’IDE, depuis 2016, a permis à l’organisation d’atteindre 90% de ses objectifs et ce, un an avant le temps défini, rappelle le directeur général d’IDE, Mario De Tilly. Par ailleurs, un sondage mené auprès de 800 personnes dont 123 entreprises a permis de guider les grandes orientations de cette nouvelle stratégie qui se déploiera au cours des cinq prochaines années.

De ce sondage, on retient que 95% des répondants considèrent que le développement économique doit être une priorité à Trois-Rivières, mais également que plus d’un entrepreneur sur deux note que ce développement économique doit aussi passer par les priorités que sont le développement durable et les pratiques respectueuses de l’environnement.

Plus de 200 personnes ont assisté à la présentation de mardi, notamment le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche, Sonia LeBel, ministre de la Justice, ministre responsable des Institutions démocratiques, de la Réforme électorale et de l’Accès à l’information et ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie, Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, ministre responsable de la région de la Mauricie, et Yves Lacroix, directeur général chez Fab 3R et administrateur d’IDE Trois-Rivières.

Du coup, IDE Trois-Rivières souhaite autant que possible devenir une société carboneutre et orientera ses actions en ce sens. «On veut devenir une société décarbonée. C’est un défi qu’on se donne pour dix ans. On va commencer par cette première stratégie de cinq ans», explique Mario De Tilly. Pour ce faire, lorsqu’IDE fera de la prospection, elle misera sur des sociétés qui travaillent au mieux-être de l’environnement, émettent moins de gaz à effets de serre ou solutionnent les problèmes liés aux gaz à effets de serre. «Ça deviendra un élément clé dans la poursuite de notre prospection internationale. Même chose pour nos entreprises déjà en place, on va travailler beaucoup avec les sociétés qui ont des projets qui s’inscrivent dans le développement durable», ajoute-t-il.

D’ailleurs, IDE a profité de sa présentation faite mardi après-midi devant plus de 220 personnes afin de présenter trois exemples d’entreprises ayant développé différentes technologies vertes, ou mis de l’avant des innovations permettant de miser sur la récupération et la réutilisation de matériaux, soit les entreprises Somavrac, Groupe Bellemare et Carnot Réfrigération.

Le développement de sept créneaux précis sera donc au coeur de toutes les actions prises par IDE, soit l’aéronautique, l’industrie touristique, la logistique et le transport, les technologies environnementales, les technologies de l’information et de la communication, les télécommunications et l’électronique de même que la transformation métallique et la fabrication d’équipements.

Ainsi IDE prévoit de nombreux projets pour atteindre ses objectifs, dont le développement d’une zone dédiée à la valorisation des technologies vertes, l’organisation d'un événement international en technologies environnementales, la mise en place d’une incubateur en économie sociale, la création d’un centre d’innovation agroalimentaire, pour ne nommer que ceux-là.

Sites contaminés
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et député de Trois-Rivières, Jean Boulet, a profité de cette présentation pour annoncer une aide financière de 10 M$ qui permettra de décontaminer cinq sites situés au centre-ville de Trois-Rivières, des sites qui seront dédiés au déploiement des activités d’IDE Trois-Rivières et des entreprises qu’elle met de l’avant. L’un de ces sites, l’ancienne usine Germain et Frères, a récemment été acquise par IDE et pourra être décontaminée grâce à cette aide financière. Quatre autres sites ont également été identifiés, mais ne seront pour le moment pas dévoilés puisque IDE n’en a pas encore fait l’acquisition. «On a déposé une demande au niveau du gouvernement du Québec et on attend leur réponse qui, selon toute vraisemblance, sera positive. C’est un premier pas dans la bonne direction», croit Mario De Tilly.

Dans le même ordre d’idée, l’organisme mise sur un plan de 101 M$ afin de réhabiliter d’anciennes usines et des sites désaffectés qu’on qualifie de friches. «Nous sommes déjà rendus à 17 bâtiments récupérés. L’objectif est de récupérer ces friches, des bâtiments qui étaient non valorisés, mal utilisés. On les rachète, on les rafistole, on les reloue, on les remet sur le marché, et éventuellement on va les vendre pour en acheter d’autres. Notre objectif est d’éradiquer le nombre de friches industrielles à Trois-Rivières d’ici les cinq prochaines années», indique M. De Tilly, qui ajoute que ces efforts permettront aussi à la valeur foncière de grimper.