Stéphanie Dufresne, candidate du Parti vert du Québec, a amorcé le défi de manger 100 % local durant 100 jours en Mauricie il y a cinquante jours.

Stéphanie Dufresne à mi-chemin de son défi

Sainte-Adelphe — Stéphanie Dufresne, candidate du Parti vert du Québec dans la circonscription de Champlain, en est à ce jour à mi-parcours de son défi de manger 100 % local pendant 100 jours en Mauricie. La candidate lance la balle aux candidats d’autres formations politiques et leur donne le défi d’opter pour le local pendant dix jours consécutifs durant la campagne électorale.

«Si tous les candidats et leurs proches consomment des produits locaux, ne serait-ce que pendant 10 jours, cela donnera aux artisans et aux entrepreneurs une visibilité dont ils ont grandement besoin et surtout, qu’ils méritent. Quand tu veux représenter une région, il faut que tu la connaisses de l’intérieur. C’est une excellente façon de donner de la visibilité aux petits producteurs», dit-elle.

Après plus de 50 jours à s’alimenter exclusivement d’aliments produits en Mauricie, la candidate affirme qu’il s’agit d’une façon de rendre la campagne électorale utile en appuyant les entreprises d’ici. Stéphanie Dufresne ajoute que l’exercice permettra aux candidats de prendre conscience de l’état du système alimentaire québécois, de ses forces et de ses faiblesses ainsi que de l’importance d’une consommation responsable. «J’ai la conviction que pour bien représenter la région de la Mauricie, à l’Assemblée nationale, il faut la connaître, il faut la parcourir, il faut y vivre et la savourer», explique-t-elle dans une vidéo postée sur Facebook.

Le bon et le moins bon
Le défi de manger 100 % local amène Stéphanie Dufresne à changer sa vision des choses. En entrevue pour Le Nouvelliste, la candidate affirme que jusqu’à maintenant, tout se passe bien. «C’est au-delà de mes espérances. La variété et la quantité sont là. Je suis vraiment gagnante sur le plan de l’expérience et de la santé. Au niveau relationnel, j’aime voir que les gens travaillent fort pour nous nourrir. Je trouve cela vraiment dommage qu’on ne les encourage pas davantage. Ça a changé ma vision de ce que c’est d’être entrepreneur en Mauricie.»

Ses coups de cœur sont d’ailleurs le marché public de Saint-Narcisse, le thé blanc de la Brûlerie Mékinoise à Saint-Tite, les saucisses érable et canneberges de la boutique Saveur Primitive de Sainte-Anne-de-la-Pérade ainsi que la bière Cowsûre aux framboises de la Microbrasserie À la Fût, également de Saint-Tite. «Chaque morceau de mes lunchs a une histoire», dit Mme Dufresne.

La candidate raconte toutefois qu’elle avait sous-estimé le temps que cela prendrait à s’approvisionner. Tout ne se retrouve pas au même endroit, comme une épicerie. «C’est plutôt un défi d’organisation. Au début, c’était de m’organiser pour aller chercher tout ce dont j’avais besoin. Les marchés publics ne sont pas ouverts jusqu’à 9h le soir, sept jours par semaine», explique-t-elle. «Il y a très peu de marchés publics en Mauricie. Je trouve qu’il y a une richesse qui se perd et qui mérite d’être revue», ajoute-t-elle.

Le meilleur reste à venir
Pour le reste de l’aventure, Stéphanie Dufresne espère découvrir encore plus de produits du terroir, de faire de nouvelles rencontres et d’enrichir son assiette de cultures de la région. «J’espère aussi influencer les autres candidats et démontrer que notre région n’est pas seulement qu’un carré sur une carte. Les gens qui y œuvrent quotidiennement sont importants et méritent d’être valorisés», exprime la candidate. «Nous sommes dans une vieille façon de voir les choses et il faut que ça change», conclut-elle.

Le grand défi que s’est donné Stéphanie Dufresne se terminera le 30 septembre, veille de l’élection provinciale.