Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Stationnement payant au centre-ville de Shawinigan: le projet remis aux calendes grecques

Ne sentant plus aucune pression des commerçants du centre-ville, le maire de Shawinigan, Michel Angers, convient que le retour du stationnement payant sur la 5e Rue de la Pointe se retrouve assez loin sur sa liste des priorités. En terme clair, le projet est reporté aux calendes grecques.
Le sujet est sorti de nulle part lors de la rentrée du conseil municipal de Shawinigan, mardi soir. À la période de questions, Sylvain Giguère a demandé au maire où en était ce projet. M. Angers a simplement répondu qu'il n'avait pas encore discuté de cet enjeu avec le Regroupement des gens d'affaires du centre-ville de Shawinigan.
Le projet flotte dans l'air depuis six ans. Tout indiquait que la Ville profiterait des travaux de réfection et d'embellissement sur la 5e Rue de la Pointe, en 2014 et 2015, pour réintroduire le stationnement payant au centre-ville. À ce moment, le RGACVS s'était positionné en faveur de cette orientation pour libérer plus régulièrement des espaces aux automobilistes.
Mais voilà, les travaux sont complétés et rien n'a bougé. Pourtant, les fondations pour l'installation des horodateurs ont été aménagées, au coût de 45 000 $. Pour aller au bout du projet, il faudrait ajouter environ 300 000 $.
Lorsqu'il est interpellé sur cette question, le maire renvoie systématiquement la balle chez les commerçants. De son côté, le RGACVS semble moins convaincu de la nécessité de réintroduire le stationnement payant, abandonné en 2004. Quelques années après la fusion, le conseil municipal avait pris cette décision par souci d'équité par rapport à la pratique sur les artères commerciales des secteurs Grand-Mère et Shawinigan-Sud. Depuis ce temps, les visiteurs peuvent se stationner sans frais pendant une période maximale de deux heures.
À écouter le maire, tout indique qu'il ne se pressera pas pour retirer la poussière de cette chemise.
«On n'a pas mis beaucoup de temps là-dessus au cours des derniers mois», reconnaît-il. «Ça dépend des commerçants. Au départ, nous répondions à une demande des gens d'affaires. S'ils nous relancent là-dessus, nous évaluerons les besoins. Mais si tout le monde est satisfait...»