Neuf des 13 circuits de la STTR passent désormais par le campus de l’UQTR.

Stationnement à l'UQTR: vignettes non réclamées et navettes abolies

Trois-Rivières — Il n’y a désormais plus de navettes offertes entre le stationnement alternatif de l’UQTR, près du Salon de Jeux et le campus. Ceux et celles qui cherchent désespérément une vignette pour garer leur véhicule à l’UQTR peuvent toutefois encore en obtenir une, mais doivent faire vite. D’autres options sont également possibles. L’UQTR encourage en effet concrètement le covoiturage afin de régler le problème des espaces de stationnement.

L’Université a dû mettre fin au système de navettes du fait qu’en dehors des heures de pointe, les autobus étaient presque vides, signale le responsable des communications, Jean-François Hinse. Or, ce service représentait une dépense de 125 000 $ par année, dit-il.

L’Association générale des étudiants a reçu cinq plaintes au sujet des vignettes de stationnement depuis le début de la session, indique Frédérik Borel, conseiller à l’exécutif.

L’AGÉUQTR a donc immédiatement contacté le vice-recteur responsable de ce dossier afin de lui souligner un problème potentiel qui semble se pointer.

L’UQTR table désormais sur le fait que les nouveaux aménagements de la STTR ainsi que ses nouveaux circuits font en sorte que 9 des 13 circuits du service de transport en commun s’arrêtent désormais sur le campus trifluvien.

Un laissez-passer pour l’autobus, pour une session, ne coûte que 20 $ aux étudiants de l’UQTR qui peuvent également s’en servir pour se déplacer partout dans la ville tous les jours, incluant les week-ends, rappelle M. Hinse.

Le problème se pose davantage, semble-t-il, pour les étudiants en provenance de l’extérieur de Trois-Rivières. L’un d’eux, qui préfère garder l’anonymat, a indiqué au Nouvelliste qu’il se gare au centre commercial Les Rivières et doit habituellement marcher jusqu’au campus, car l’autobus n’y passe, dit-il, qu’aux 30 minutes. Le jeune homme et sa conjointe, qui sont de Shawinigan, arrivent difficilement à faire coïncider leur arrivée au centre commercial Les Rivières avec les circuits du transport en commun. «Je crains d’être en retard pour mes examens», signale l’étudiant qui anticipe des complications l’hiver prochain.

Notons qu’environ 1,5 km sépare le campus du stationnement alternatif (près du Salon de Jeux). Même chose pour le centre commercial.

Jean-François Hinse, rappelle qu’en cas d’urgence, par exemple si on a peur d’être en retard pour un examen, il est toujours possible de se garer sur le campus en utilisant l’horodateur, une dépense minime pour se dépanner pour quelques heures.

M. Hinse ajoute que l’UQTR est à l’écoute des doléances. «Nous sommes en période d’ajustement», dit-il. «On va voir comment ça va aller.»

Lors d’un premier tirage, avant le début de la session, 2100 permis donnant accès à tous les stationnements du campus avaient été accordés et 26 % des personnes inscrites à ce tirage n’en ont pas gagné. En date du 10 septembre, 118 personnes n’avaient toutefois toujours pas réclamé leur permis. La date limite pour le faire était le 11 septembre. Un deuxième tirage aura donc lieu jeudi matin et les gagnants auront jusqu’à vendredi pour réclamer leur permis. Si jamais il reste des permis non réclamés, ils seront alors distribués aux premières personnes qui en feront la demande au Centre multiservice.

Notons également que 700 autres vignettes de plus réservées aux stationnements 7, 8, 12 et 15 , les plus éloignés du campus, sont accordées. Or, «il en reste 287», signale M. Hinse. «Chaque année, ce ne sont pas 100 % de ces vignettes qui sont écoulées», précise-t-il.

Ce dernier ajoute que l’UQTR encourage d’autre part le covoiturage. Des vignettes de stationnement existent en effet pour les étudiants qui peuvent prouver qu’ils sont au moins trois dans la même voiture. En pareil cas, le nombre de places de stationnement sur le campus est illimité.