Pour Pierre-Luc Fortin, il ne fait aucun doute que la contribution de Fernand Bédard au baseball et au sport en général à Trois-Rivières doit être soulignée. En 2001, le comité de toponymie de l’ancienne Ville de Trois-Rivières prenait la décision de baptiser le stade au nom de Fernand Bédard, une décision que questionne aujourd’hui M. Fortin, sans pour autant remettre en question l’importance que le personnage a eue. L'entreprise Quillorama, tout comme Stéréo+ avant elle, verse une importante somme pour que le stade porte son nom.
Pour Pierre-Luc Fortin, il ne fait aucun doute que la contribution de Fernand Bédard au baseball et au sport en général à Trois-Rivières doit être soulignée. En 2001, le comité de toponymie de l’ancienne Ville de Trois-Rivières prenait la décision de baptiser le stade au nom de Fernand Bédard, une décision que questionne aujourd’hui M. Fortin, sans pour autant remettre en question l’importance que le personnage a eue. L'entreprise Quillorama, tout comme Stéréo+ avant elle, verse une importante somme pour que le stade porte son nom.

Stade Fernand-Bédard: une réflexion s’impose, croit Pierre-Luc Fortin

Trois-Rivières — «Il y a une réflexion profonde à y avoir quand il est question de donner le nom d’une personne à un équipement sportif qui a un haut potentiel de commandites. Si on rend hommage à quelqu’un en lui donnant le nom du stade, mais qu’il n’y a pas d’équipe qui y vit, sommes-nous plus avancés?»

C’est en ces mots que le président du comité de toponymie de la Ville de Trois-Rivières, le conseiller municipal Pierre-Luc Fortin, a tenu à réagir à la lettre ouverte publiée samedi dans Le Nouvelliste, et signée de la main de Carole Bédard, la fille de Fernand Bédard, celui à qui la Ville avait rendu hommage en donnant son nom au stade pour souligner sa grande contribution au baseball à Trois-Rivières.

Dans un hommage bien senti qu’elle rend à son père et à ses nombreuses implications, Carole Bédard se questionne sur la pertinence de vendre le nom du stade à un commanditaire, autrefois le Stade Stéréo +, maintenant le Stade Quillorama. «Il n’y aura jamais assez d’argent d’un commanditaire pour égaler ce que mon père a fait pour le sport et le stade à Trois-Rivières. Alors, cher comité de toponymie, vous êtes où aujourd’hui», questionne-t-elle dans le texte.

Pour Pierre-Luc Fortin, il ne fait aucun doute que la contribution de Fernand Bédard au baseball et au sport en général à Trois-Rivières doit être soulignée. En 2001, le comité de toponymie de l’ancienne Ville de Trois-Rivières prenait la décision de baptiser le stade au nom de Fernand Bédard, une décision que questionne aujourd’hui M. Fortin, sans pour autant remettre en question l’importance que le personnage a eue.

«Si c’était à refaire, je crois qu’on le ferait différemment, en lui rendant un hommage bien mérité mais d’une autre façon. La réalité est que les édifices, et spécialement ceux qui accueillent des équipes sportives, ont un haut potentiel de commandites. Les équipes, pour leur part, ont des sources de revenus minimes et doivent être créatives pour fonctionner. Jusqu’à quel point on est prêt à faire vivre un équipement sportif municipal avec les taxes des contribuables? Il y a aussi un équilibre à trouver», croit Pierre-Luc Fortin.

Les possibilités d’ententes de commandites sont donc comprises à l’intérieur des ententes de gestion des équipements municipaux conclues entre les équipes sportives et la Direction des loisirs de la Ville, rappelle Pierre-Luc Fortin.

«Mais ça n’enlève rien à l’honneur que l’homme mérite. Ça n’empêche pas qu’il faut rendre hommage à un bâtisseur tel que Fernand Bédard», assure M. Fortin, ajoutant qu’il est dans son intention d’en discuter avec le comité de toponymie et de voir de quelle façon cet hommage pourrait se transposer sans qu’il soit continuellement remis en question par les ententes de commandites permettant de faire vivre le stade de baseball et, du même coup, les Aigles de Trois-Rivières.

«Présentement, il y a une plaque dans le stade pour rendre hommage à Fernand Bédard. Pourrait-on aller plus loin? Je suis très ouvert à ça», mentionne Pierre-Luc Fortin,

Le président du comité de toponymie répète que le comité a le souci de rendre hommage, mais que la Ville et la Direction des loisirs ont aussi le souci de rendre un équipement tel que le stade viable.