Patrice St-Amand subira une évaluation psychologique.
Patrice St-Amand subira une évaluation psychologique.

St-Amand sera évalué sur sa responsabilité criminelle

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LA TUQUE — Patrice St-Amand, cet individu accusé de tentative de meurtre sur Sylvie Lachapelle, subira une évaluation psychologique sur sa responsabilité criminelle au moment des événements survenus à Parent au début de l’année.

Patrice St-Amand était de retour devant le tribunal jeudi matin au stade de l’enquête sur remise en liberté.

Son avocat a toutefois demandé que son client subisse une telle évaluation. L’accusé n’aurait aucun souvenir des événements.

«Mon client nie les événements. Il ne se rappelle pas de ces événements. Monsieur a un historique de consommation de drogues et à ce moment-là, je trouve ça pertinent de le faire évaluer», a indiqué Me Vinh Nguyen.

La juge Guylaine Tremblay a acquiescé à la demande et a ordonné que St-Amand soit évalué sur sa responsabilité criminelle dans un délai de 60 jours. Patrice St-Amand reviendra devant le tribunal en avril.

Rappelons que Patrice St-Amand se trouvait dans la région de La Tuque pour faire de la motoneige en compagnie d’un autre individu.

Le 2 janvier, il se serait rendu chez Ti-Rouge, un lieu d’hébergement en forêt situé près du lac Dandurand, où une dizaine de personnes se trouvaient dans un chalet. Une chicane aurait alors éclaté et St-Amand aurait été expulsé de l’endroit.

Il se serait alors déplacé vers le bar de l’hôtel Central dans le village de Parent.

Une autre chicane aurait alors éclaté et Patrice St-Amand aurait mentionné vouloir régler ses comptes avec Ti-Rouge.

Sylvie Lachapelle, la copropriétaire de l’hôtel Central, aurait tenté de calmer le suspect. C’est là qu’elle se serait fait agresser à coups de poing et coups de pied. La violente scène aurait d’ailleurs été filmée par une caméra de surveillance.

Patrice St-Amand est accusé de tentative de meurtre, d’incendie criminel, de délit de fuite, d’introduction par effraction et pour plusieurs accusations de voies de fait et de menace de mort.

Il est également accusé dans un autre dossier concernant un événement qui aurait eu lieu durant le Festival western de Saint-Tite. On parle, entre autres, de voies de fait sur des agents de sécurité et une infirmière, de menace de mort et bris d’engagement.

Rappelons que l’ancienne conseillère municipale du secteur de Parent, Sylvie Lachapelle, a dû subir une importante opération à Trois-Rivières après l’agression.

Elle a subi une fracture du crâne, a eu la mâchoire déplacée et l’os situé sous son œil a été égrené.