L’inauguration des nouveaux locaux a été effectuée en présence de Nathalie Magnan, de Jacinthe Cloutier et de Simon Allaire.

Spectre de l'autisme et déficience intellectuelle: les services regroupés sous un même toit

LOUISEVILLE — En investissant 673 000 $ dans le regroupement au centre Comtois de Louiseville des services dédiés aux personnes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec rassemble tous les services destinés à cette clientèle sous un même toit.

La direction du CIUSS avait convié les médias, mardi, afin d’inaugurer son centre d’activités de jour. Certains services étaient auparavant offerts dans des locaux loués sur l’avenue Dalcourt à Louiseville.

Les locaux aménagés principalement au sous-sol du centre Comtois offrent de l’espace pour différentes activités comme des jeux de mémoire pour adultes. Ce centre comprend également une salle munie d’un lève-personne réservée à l’offre de différents soins aux bénéficiaires.

«Ce n’est pas juste le centre d’activités de jour, mais l’ensemble des services qui sont regroupés à même le centre Comtois, c’est-à-dire les services de proximité et les anciens services qu’on appelait centre de réadaptation. En un même lieu, quand la clientèle a un besoin, tout se passe ici», déclare Jacinthe Cloutier, directrice adjointe des services spécifiques et spécialisés pour la clientèle adulte en déficience intellectuelle et trouble du spectre de l’autisme.

Quelque 160 personnes dans Maskinongé sont bénéficiaires de ces services. Selon Mme Cloutier, le regroupement représente une opportunité concernant les lieux qui sont adaptés à la clientèle visée: un débarcadère, des portes sécurisées, des salles de toilette et de change adaptées. Outre cet aspect, le regroupement procure un autre aspect positif.

«On a l’ensemble des intervenants et des équipes qui sont au même lieu, souligne-t-elle. La demande d’accès que quelqu’un fait, tout se passe ici. C’est un avantage pour les gestionnaires, les coordonnateurs cliniques, les psychoéducateurs, l’ensemble des équipes qui travaillent. Le fait d’être dans les mêmes lieux assure un soutien en continu.»

Salle de stimulation

L’investissement consacré à la centralisation des services inclut l’ajout d’une salle de stimulation. Cette salle vient bonifier les services en déficience intellectuelle et trouble du spectre de l’autisme destinés à l’enfance, car une telle salle se trouvait d’abord à Trois-Rivières avant de faire partie des services maintenant offerts dans Maskinongé.

«Cette salle a été conçue et pensée par les intervenants. La salle contient des petites stations (pour la stimulation), mais la salle sert aussi à faire une évaluation diagnostique», raconte Nathalie Magnan, directrice des services spécifiques et spécialisés en déficience intellectuelle et trouble du spectre de l’autisme et en déficience physique pour les 0-21 ans.

Dans son allocution, Mme Magnan a insisté sur l’importance de miser sur des services de proximité afin de pouvoir intervenir le plus tôt possible dans la vie d’un enfant, un propos appuyé par le député Simon Allaire.

«C’est la volonté du gouvernement de rapprocher les services des gens. L’annonce d’aujourd’hui (mardi) en est une belle preuve», raconte le député caquiste de Maskinongé.

«C’est un bel ajout pour le territoire, mentionne Mme Cloutier. Ça veut dire que dans Maskinongé, on a tout au centre Comtois pour répondre dans notre programme de services en déficience intellectuelle et trouble du spectre de l’autisme.»