On a profité de la tenue de la conférence de presse annonçant un colloque, pour inaugurer la salle parents-enfants du siège social de l'Association TCC Mauricie Centre-du-Québec. On retrouve donc: Bernard Michallet, Christine Lavoie et son fils Rafael Marin, Anouchka Hamelin, et Denise Pronovost.

Soutenir les parents traumatisés crânio-cérébraux

Les parents vivant avec un traumatisme crânien ont, dans une large proportion, besoin d'aide. Les pertes cognitives à la suite d'un traumatisme crânien peuvent rendre difficile la relation parent-enfant et avoir un effet sur le développement des enfants de ces parents traumatisés crânio-cérébraux.
Une première étude sur les besoins a permis de relever les difficultés importantes rencontrées par les parents ayant subi un TCC et les répercussions sur la vie familiale et le développement des enfants.
Cette étude a été pilotée par Bernard Michallet, professeur-chercheur au département d'orthophonie à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), et Anoucka Hamelin, neuropsychologue et chargée de cours à l'UQTR.
Les résultats de cette étude démontrent que les parents ayant subi un TCC rencontrent d'importantes difficultés à gérer les responsabilités familiales - tâches ménagères, éducation des enfants, paiement des comptes - et que cela affecte les relations ainsi que le développement avec ces enfants.
Ces parents TCC ont peur du jugement des autres en raison de l'invisibilité des séquelles et sont peu enclins à demander de l'aide aux ressources publiques ou communautaires.
«Si les parents consultent des personnes ressources compétentes, ça donne des effets positifs dans leur vie et sur le développement des enfants», confiait Anouchka Hamelin.
«Au fil des ans, nous avons constaté que ces victimes d'un traumatisme crânien avaient besoin d'aide afin de développer et soutenir leurs capacités parentales», a expliqué Denise Pronovost, coordonnatrice de l'Association TCC Mauricie Centre-du-Québec.
Afin de venir en aide à ces parents TCC, l'Association TCC Mauricie Centre-du-Québec a fait appel à l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec qui a permis le financement d'une première recherche réalisée par l'UQTR. «À la lumière de ces résultats, il nous est apparu évident que nous devions offrir des outils d'intervention afin de répondre aux besoins spécifiques de ces parents», a ajouté Denise Pronovost.
Afin de partager les données amassées sur ces parents TCC, un colloque aura lieu le 10 avril à la salle La Verrière du restaurant l'Oriflamme. Ce colloque «Traumatisme crânien: défis du rôle parental» permettra de rejoindre un maximum de professionnels et d'intervenants provenant de milieux variés - santé, éducation, intervention psychosociale, sécurité publique.
Présente à cette conférence de presse, Christine Lavoie, maman de Rafael Marin, est une victime d'un traumatisme crânien. Il fallait voir les deux, la maman et l'enfant, pour comprendre qu'ils vivaient une belle relation. «Christine, c'est notre super maman. Elle sait comment stimuler son garçon», expliquait Mme Hamelin.
Le siège social de l'Association TCC Mauricie Centre-du-Québec est situé au 39, rue Bellerive à Trois-Rivières (secteur Cap-de-la-Madeleine), et compte deux points de service: à Victoriaville et à Drummondville. Au 39, rue Bellerive, des TCC se donnent rendez-vous régulièrement pour participer à des cours, à des ateliers ou pour échanger entre eux. «Quotidiennement, ce sont entre 30 et 35 personnes qui défilent pour suivre ces cours ou ces ateliers», confiait Mme PRONOVOST.
On a profité de cette conférence de presse pour inaugurer la salle parents-enfants, mise en place grâce à la générosité de la Fondation Martin-Matte.