François-Philippe Champagne, député de Saint-Maurice - Champlain, a rapidement corrigé l’imbroglio qui fragilisait les services estivaux de l’ADI-TSA Centre-Mauricie - Mékinac.

Soupir de soulagement: financement rétabli pour l'ADI-TSA Centre-Mauricie - Mékinac

SHAWINIGAN — Tout le branle-bas provoqué par des coupes inattendues d’Emploi d’été Canada envers l’Association pour la déficience intellectuelle et du trouble du spectre de l’autisme Centre-Mauricie - Mékinac a connu un heureux dénouement. L’organisme vient d’apprendre qu’il récupérera bel et bien les quelque 20 000 $ qu’il lui manquait pour offrir ses traditionnels services estivaux.

«On est soulagés!», lance spontanément Annie Bordeleau, directrice générale adjointe pour l’ADI-TSA Centre-Mauricie - Mékinac.

Depuis une vingtaine d’années, l’organisme offre des activités spéciales en été pour accorder un peu de répit aux parents d’enfants vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme. Trois services sont offerts: un camp urbain, l’accompagnement estival et un camp de jour régulier.

À chaque année, l’ADI-TSA bénéficiait du soutien d’Emploi d’été Canada pour engager huit intervenants pour répondre à cette demande, qui touche une quarantaine de familles. Or, le 15 avril, l’organisme apprenait qu’il n’obtiendrait du financement que pour trois ressources en 2019. Ce scénario aurait évidemment bouleversé l’offre disponible.

Le bureau du député de Saint-Maurice - Champlain, François-Philippe Champagne, a été alerté par cette situation d’autant plus anormale qu’aucun autre organisme communautaire n’était touché par des coupes aussi importantes. Finalement, l’ADI-TSA a appris que le financement était rétabli, ce qui lui permettra d’embaucher les huit ressources habituelles.

Soupir de soulagement pour Annie Bordeleau, directrice générale adjointe et communications à l’ADI-TSA, et Caroline Boucher, directrice générale de l’ADI-TSA.

Guillaume Normandin, adjoint parlementaire de M. Champagne, mentionne qu’une malencontreuse erreur administrative avait soulevé ce vent de panique.

«Le ministère (Emploi et Développement social Canada) a fait un erreur sur le calcul du nombre d’employés dont l’organisme avait besoin», explique-t-il. «Au bout du compte, il soustrayait cinq employés et habituellement, les listes soumises à notre bureau sont exactes. Donc, nous avons révisé ça, il ne semblait pas y avoir d’erreur, de sorte que nous avons donné l’approbation. Mais l’ADI-TSA est entrée en communication avec nous pour nous demander pourquoi ils avaient droit à huit employés et que cette année, ils n’en auraient que trois. On a vu qu’il y avait un problème, de sorte que nous avons travaillé en amont. Il a fallu revenir sur une décision que nous avions sanctionnée.»

«Nous sommes en place depuis 2015, c’était la quatrième fois que nous devions approuver les sommes versées et jamais on n’avait eu l’ombre d’un problème auparavant», ajoute M. Normandin. «C’est pourquoi on s’est battu, car c’est un organisme pour qui nous avons beaucoup de respect.»

Solidarité

S’il existe un élément positif à tirer de cet imbroglio, c’est l’empathie de la communauté envers ce service peu connu. Non seulement les partenaires réguliers de l’ADI-TSA, tels que la Fondation Maurice-Tanguay et l’Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie, ont offert leur aide pour maintenir les effectifs, mais des donateurs anonymes s’étaient également avancés.

«J’avoue que les gens qui nous laissaient des messages sur notre boîte vocale, avec plein d’idées pour entreprendre une levée de fonds, ça nous a beaucoup touchés», raconte Mme Bordeleau. «Un monsieur est venu nous dire qu’il n’avait pas le 20 000 $, mais il nous a laissé un chèque de 200 $. Nous pourrons le lui retourner, avec quand même tous nos remerciements! Les gens ont été vraiment gentils. Nos familles étaient émues par cet élan de générosité.»

Ce bouillonnement d’idées permet même à l’ADI-TSA d’envisager de nouvelles campagnes pour garnir ses coffres.

«Nous verrons, avec toutes ces propositions, ce que nous pourrons faire», s’enthousiasme Mme Bordeleau. «C’est un trop bel élan de gentillesse!»