Les policiers ont pu retrouver le vélo quelques heures après l’avis de disparition.

Soulagement pour une famille de Shawinigan

SHAWINIGAN — Grand soulagement pour la famille du petit Zachary Bourgon, qui a été retrouvé sain et sauf après de longues heures d’angoisse et de recherches à Shawinigan dans le secteur Saint-Georges de Champlain.

Les proches du jeune garçon de 7 ans ont pu le serrer fort dans leurs bras, lundi en fin d’après-midi.

Rappelons que Zachary était parti à vélo pour rejoindre un ami en avant-midi, mais celui-ci était absent. Le garçon s’est alors rendu chez un autre ami où il a pris la direction de la plage du lac des Piles, en compagnie de l’ami et de ses parents, pour s’y baigner pour la journée. Le garçon n’avait pas averti ses parents avant de s’y rendre.

En voyant qu’il n’était pas revenu à la maison pour l’heure du dîner, la mère du jeune garçon a commencé à s’inquiéter. Liz Gendron raconte avoir cherché son fils pendant près de deux heures. Elle a ensuite contacté les policiers pour signaler sa disparition. Ce sont ces derniers, qui ont participé en grand nombre aux recherches, qui ont retrouvé son vélo sur l’avenue du Plateau, à environ un kilomètre de son domicile.

Liz Gendron, la maman de Zachary Bourgon, a remercié la population et les policiers pour leur bon travail.

Les avantages d’un petit village
Plusieurs citoyens circulaient dans les rues pour venir en aide à la famille. À vélo, en voiture, en VTT ou bien à pied, des parents et même des enfants de la communauté arrêtaient les voitures pour demander s’ils avaient retrouvé le petit.

«C’est un petit village, alors tout le monde se connaît. C’est plus soudé», dit Liz Gendron.

Le sentiment d’espoir est survenu lorsque le père d’un ami de Zachary, Pascal Boisvert, a contacté les policiers lorsqu’il a appris que le vélo avait été retrouvé. «Nous cherchions dans le quartier et ma femme m’a dit qu’un ami de notre garçon habitait là.»

D’ailleurs, le fils de M. Boisvert avait appelé l’ami en question le matin même pour jouer avec lui.

La grand-mère paternelle de Zachary, Martine Perron, n’a pas hésité avant de partir à la recherche de son petit-fils.

«Il lui a répondu qu’il s’en allait à la plage, mais qu’il n’y avait pas de place», soutient l’homme.

«Nous avons eu l’information que le vélo avait été retrouvé à cette maison. J’ai allumé que Zachary était probablement parti avec lui», ajoute-t-il.

Les autorités ont pu retrouver Zachary sain et sauf quelques instants plus tard dans l’automobile des parents alors qu’ils quittaient le lac.

La famille plus que soulagée
«C’est un véritable soupir de soulagement. Lorsque j’ai appris que Zachary était porté disparu, je me suis habillée et je suis partie. Il n’y avait pas de raisons de rester chez nous. J’avais vraiment besoin de le voir», dit la grand-mère paternelle du garçon, Martine Perron. «À dix-sept petits-enfants, quand il en manque un au bercail, c’est comme s’il y a un vide. La maman a dû vivre des heures d’enfer», ajoute-t-elle. Le père de Zachary a quant à lui appris la nouvelle de sa disparition, et ce, une heure après l’avoir retrouvé. Celui-ci n’arrivait pas à capter un réseau cellulaire.

Pascal Boisvert, le père d’un ami de Zachary, a avisé les policiers que le jeune se trouvait probablement à la plage du lac des Piles.

La maman a voulu remercier la communauté pour son aide ainsi que les internautes qui ont partagé l’information sur les réseaux sociaux. «Je remercie tout le monde. Saint-Georges est un petit village merveilleux. Je ne peux pas demander mieux, je suis contente qu’il soit revenu. Il y a eu quelques anicroches, mais tout est rentré dans l’ordre.»

Mme Gendron assure ne pas vouloir réprimander son fils et que ce n’est pas entièrement de sa faute. «On ne veut pas nécessairement le chicaner à propos de ça. Nous voulons juste qu’il comprenne le sens de nous avertir avant de quitter. Ça arrive que les jeunes voient leurs amis, et qu’ils les suivent», affirme-t-elle.

La porte-parole de la Sûreté du Québec, Éloïse Cossette souhaite également remercier les gens qui sont venus sur le terrain. «C’est une histoire qui se termine bien», conclut la sergente.