Claire Bolduc

Solidarité rurale: «Le mouvement n'est pas mort»

Même si le bureau de Nicolet vient de fermer ses portes, les membres de Solidarité rurale du Québec souhaitent que la voix de la coalition puisse continuer de porter.
«Le mouvement n'est pas mort. Sa pertinence est plus grande que jamais. Il y a la nécessité d'un mouvement rural», a confié au Nouvelliste la présidente Claire Bolduc, au lendemain d'une assemblée générale extraordinaire qui, «au plus fort», a su attirer 70 personnes à Trois-Rivières, en pleine tempête hivernale.
Victime des coupes budgétaires, l'organisme a plié bagage le 9 décembre dernier, entraînant neuf mises à pied. Or, tous les membres du personnel ont tout de même participé à la rencontre de mercredi «à titre de bénévoles», précise la présidente.
Celle-ci s'est plu à rapporter les propos du président fondateur, Jacques Proulx, selon lesquels Solidarité rurale a grandi «à force d'être crédible et pertinent après avoir commencé modestement».
Une résolution en trois axes aura été adoptée lors de l'assemblée générale, qui traite de la structure, des finances et des batailles du mouvement que l'on veut manifestement garder en vie.
Rappelons que c'est le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire qui avait annoncé que le gouvernement n'avait plus besoin des services de Solidarité rurale à titre d'instance-conseil en matière de développement rural.