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Six solutions pour faciliter la rentrée
Six solutions pour faciliter la rentrée
Une mère dont la fille sera privée de transport scolaire parce qu’elle n’habite pas le secteur où se trouve son école secondaire, a eu l’idée de noliser un autobus pour offrir un service de navette aux autres élèves de sa municipalité qui se trouvent dans la même situation.
Une mère dont la fille sera privée de transport scolaire parce qu’elle n’habite pas le secteur où se trouve son école secondaire, a eu l’idée de noliser un autobus pour offrir un service de navette aux autres élèves de sa municipalité qui se trouvent dans la même situation.

Un service de transport partagé

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Déjà qu’en temps normal, la rentrée scolaire nécessite une certaine organisation, celle qui s’amène entraîne un lot de défis supplémentaires en raison de la pandémie. Une mère de famille de Farnham dont la fille sera privée de transport scolaire a eu l’idée de noliser un autobus pour offrir un service de navette aux autres élèves de sa municipalité qui se trouvent dans la même situation.

COVID-19 oblige, les autobus scolaires ne pourront accueillir qu’un seul élève par banc à la rentrée scolaire, diminuant leur capacité d’accueil de moitié. Par ailleurs, certains élèves qui fréquenteront cette année l’école secondaire Massey-Vanier de Cowansville sont susceptibles de ne pas avoir accès au transport scolaire étant donné qu’ils ne demeurent pas dans la municipalité, a appris la Farnhamienne Catherine Jean, dont la fille de 3e secondaire y est inscrite dans un programme de sports-études en volleyball.

«Le centre de services scolaire du Val-des-Cerfs (CSSVDC) accepte que ma fille ait un changement de secteur pour fréquenter l’école et faire partie du programme particulier, mais il ne peut pas m’offrir le transport scolaire...», déplore-t-elle.

À moins de reconduire eux-mêmes leur enfant à l’école ou de trouver une solution alternative pour leur transport, qui s’avère dans certains cas une véritable gymnastique logistique, les parents sont confrontés à la possibilité d’inscrire leur enfant à l’école secondaire de leur municipalité, ce qui implique un changement d’école non souhaité.

N’étant pas la seule dans cette situation, la mère de famille a communiqué avec la compagnie d’autobus pour voir ses options. «Elle est prête à mettre un miniautobus à notre disposition, qui permettrait d’amener 20 jeunes de façon sécuritaire et en respectant la distanciation sociale», relate Mme Jean.

Celle-ci n’a pas tardé à partager cette solution avec d’autres parents dont l’enfant se trouve dans une situation similaire à celle de sa fille. Moins d’une journée après avoir fait mention de sa solution sur la page Facebook Spotted Farnham, plusieurs autres parents avaient démontré de l’intérêt à se prévaloir de ce service de transport partagé, dont la facture serait répartie également entre le nombre de voyageurs, à condition d’en avoir un nombre suffisamment élevé pour justifier la dépense.

«À 20 élèves, ça reviendrait à 11$ par jour, par élève, et on ne paie pas le transport pour les jours de congé», calcule Mme Jean.

Deux lieux à déterminer serviront de débarcadère. Il sera alors possible pour les parents d’y déposer leurs enfants en matinée et de les y cueillir en fin de journée.

«Le CSSVDC nous informe qu’il va peut-être pouvoir nous offrir le transport après une certaine période d’adaptation, mais rien n’est certain pour le moment, indique Mme Jean. Alors en attendant de voir, on s’organise!» Marie-Ève Martel